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| 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2003 [img align=right]http://www.yabiladi.com/images/benbarka.jpg[/img] 38 ans après son enlèvement et son assassinat L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka Pour la vérité et la justice ... Les raisons d'états doivent cesser, le secret de défense doit-être levé sur le dossier Ben Barka Le Mercredi 29 Octobre 2003 à 18H30 Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP Métro : Saint-Germain-des-Prés Avec le soutien de : (premiers signataires) Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Convergence des Démocrates Marocains à l’Etranger (CDME), Forum Marocain Vérité et Justice – France ( FVJ-France), Association Mémoire Vérité Justice sur les assassinats politiques en France (MVJ), La Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), … |
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#2
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| Les raisons d'états doivent cesser, le secret de défense doit-être levé sur le dossier Ben Barka |
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#3
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| [img align=left]http://www.yabiladi.com/images/bachir_saad_lipp.jpg[/img] Hier Mercredi 29 Octobre 2003 s'est tenue à Paris la 38ème commémoration de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka. A partir de 18h30, devant la Brasserie Lipp sise au Boulevard Saint Germain, se sont rassemblés une cinquantaine de personnes, dont la famille Ben Barka, des amis, des militants des droits de l'homme, des associations marocaines d'extrême gauche, ... Un discours des fils de Mehdi Ben Barka a été prononcé. Bachir a rappelé les conditions de l'enlèvement de son père et a demandé que toute la vérité soit faite sur cette affaire. Une plaque en l'honneur du célèbre homme politique marocain sera probablement apposée à proximité de la brasserie Lipp. La demande a été transmise auprès de la Mairie de Paris. Les élus Verts de Paris et M. Delanoë (Parti socialiste, Maire de Paris) semblent favorables à la requête. Il reste cependant au conseil de la Mairie de Paris d'approuver la demande pour qu'elle soit valide au niveau juridique. On peut regretter cependant la faible mobilisation des marocains pour cet évènement qui est censé honorer la mémoire d'un homme politique important dans l'édification du Maroc indépendant et de la lutte pour le développement du pays. Au fil des années le rassemblement est de plus en plus "dilué", l'amnésie s'installe. Cette année même les caméras de télévision ont oublié cette journée du 29 Octobre. Intervention de la famille de Mehdi Ben barka Mesdames, Messieurs, chers amis, [img align=left]http://www.yabiladi.com/images/bachirbb.jpg[/img]Depuis 38 ans, le 29 octobre, « Journée du disparu » et marquant la date anniversaire de l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka, le disparu le plus symbolique, est devenue le rendez-vous de tous les démocrates et de tous les défenseurs des droits humains : - Pour dénoncer l'élimination physique des opposants par un régime ayant érigé la répression, les disparitions forcées, les séquestrations arbitraires en système de gouvernement. - Pour dénoncer les complicités entre différents services de différents états pour organiser et exécuter les complots visant à assassiner les militants porteurs des espérances de leurs peuples à la démocratie et au développement. - Pour dénoncer l'usage de la raison d'état et son cortège de secrets pour couvrir les auteurs du crime et faire obstacle à l'action de la justice pour connaître toute la vérité, établir les responsabilités et désigner les coupables. - Pour réaffirmer de plus en plus fortement la résolution des familles des victimes, des acteurs de la société civile et de tous les démocrates à tout faire pour empêcher le complot de silence de recouvrir le crime et faire toute la lumière sur le sort des disparus, qu’ils soient encore en vie ou décédés. [img align=right]http://www.yabiladi.com/images/29octobre2003.jpg[/img] Cette année, comme l’an dernier, la commémoration de ce triste anniversaire se tient en même temps à Paris, devant la brasserie Lipp, à l’endroit où a disparu Mehdi Ben Barka, et à Rabat, devant le siège du Parlement marocain. Il y a un an, l'émotion du rendez-vous parisien avait été amplifiée par la présence de cent cinquante amis et camarades, rescapés ou famille des victimes des années de plomb au Maroc, militants et responsables associatifs des droits humains, militants syndicaux et politiques, ou simples citoyens venus en caravane depuis le Maroc pour s'associer à la commémoration. Cette année, nos rassemblements ont été précédés par une autre « caravane de la vérité » qui est allée se recueillir devant le bagne d’Agdz, qui restera avec Tazmamart, Qalâat M’gouna, Derb Moulay Cherif, Dar El Mokri, etc.. un symbole des années de plomb, un synonyme de torture, de séquestration arbitraire et extra-judiciare, de mauvais traitements et de disparition forcée. Notre souhait le plus profond est que ces caravanes, que ces rassemblements deviennent uniquement des rassemblements ou des caravanes pour la mémoire, pour honorer nos proches, nos amis, nos compagnons en souvenir de leur combat et de leur martyr pour un Maroc démocratique, pour dire à chaque fois notre refus du retour des pratiques indignes d’un état de droit. Mais, aujourd'hui encore, nous devons constater que l'exigence de vérité fait toujours partie de nos revendications et que des familles sont toujours sans nouvelles de leurs proches. La famille de Houcine El Manouzi, enlevé il y a 32 ans à Tunis, avec la complicité de la police tunisienne est de celles-là. L’état marocain ne reconnaît toujours pas sa responsabilité et celle de ses services dans ces violations des droits humains ; des tortionnaires notoires se vantent de leurs exploits ; les tentations sécuritaires se font de plus en plus pressantes ; les pratiques que l’on pensait révolues réapparaissent portant atteinte aux libertés, notamment à celle de la presse. L’injuste condamnation et les conditions de détention de Ali Lmrabet en sont l’exemple le plus frappant. Mesdames, messieurs, chers amis, Depuis l’année dernière, très peu de progrès ont été réalisés dans la recherche de la vérité sur l’assassinat de Mehdi Ben Barka. Les contacts pris avec les collaborateurs des présidents de l’assemblée nationale et du sénat, des ministres de la défense et des affaires étrangères, s’ils furent intéressants, n’ont toujours pas abouti à une totale et inconditionnelle levée du secret-défense sur les dossiers des services secrets français relatifs à « l’Affaire Ben Barka ». La commission rogatoire internationale en direction du Maroc, destinée à interroger l’ancien agent Ahmed Boukhari – qui ne peut toujours pas bénéficier d’un passeport pour venir témoigner directement à Paris – a bien été exécutée, mais d’une manière très formelle, sans aucune initiative permettant d’approfondir les réponses superficielles apportées par le témoin. Ainsi, trente huit ans après, une frilosité politique certaine et la raison des états dont les services sont impliqués dans le crime restent les obstacles majeurs à l’action de la justice. Trente huit après, on est en droit de s’interroger pourquoi la vérité est-elle toujours à craindre. Trente huit ans après, qui a peur de répondre à ces questions : Toutes les responsabilités ont-elles été déterminées dans l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka? Qui sont ses assassins ? Où est sa dépouille? Mesdames, messieurs, chers amis, Le combat pour la mémoire et la vérité est mené depuis de longues années par les familles des victimes ; pour certaines depuis des décennies. Ce combat pour la justice et la dignité a vu ainsi s’éteindre des pères et des mères qui n’ont pas eu le droit de savoir le sort de leurs enfants, ni à ce que justice leur soit rendue par les autorités. Nous pensons plus particulièrement avec émotion à la regrettée mère de Abdelhaq Rouissi et à celle de Abdelilah Ben Abdeslam qui nous ont quittés cette année. Sur un autre plan, ma famille déplore le décès dernièrement du regretté El Fqih El Basri. Proche compagnon de lutte de Mehdi Ben Barka, tant dans la lutte pour l’indépendance du Maroc que dans celle pour l’instauration d’une véritable démocratie, il était resté très proche de notre famille durant toutes les années qui ont suivi l’enlèvement et l’assassinat de mon père, restant fidèle à une amitié jamais démentie. Chers amis, Nous avions aujourd’hui rendez-vous avec la mémoire et avec la vérité. Nous repartons tous avec la conviction de l’aboutissement de ce combat, plus déterminés que jamais. Paris, le 29 octobre 2003 Source |
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#4
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| up ;-) pour que certaines voix qu'on a fait taire ne meurent pas dans l'oubli et l'indifférence. |