|
#1
| ||||
| ||||
| De plus en plus entourées de villas, les quelques 350 baraques du douar Laâtour, un bidonville situé au quartier Californie à Casablanca, remettent, de nouveau, au devant de la scène la problématique, apparemment métastasée, de l'habitat insalubre… Au quartier Californie, Casablanca Le cas du douar Laâtour, ce bidonville situé sur la Route Mekka dans la Préfecture Aïn Chock, est unique en son genre ! Il est unique d’abord de par son emplacement puisqu’il est situé au plein cœur d’une zone exclusivement villas. Sur une superficie de six hectares, le destin a voulu que ce douar, d'une capacité d'environ 350 baraques, se trouve au coeur du quartier le plus huppé de Casablanca, à savoir Californie. Il est également unique car tous les concernés, notamment les habitants, les promoteurs immobiliers riverains et le propriétaire du terrain sur lequel est bâti le douar, expriment, d’un côté comme de l’autre, leur volonté d’ une solution juste et rationnelle. En plus clair, il semble que dans cette affaire, tout le monde est d’accord sauf les autorités locales qui continuent d’afficher un laxisme et un laisser-aller propres, bien sûr, à notre administration et qui ne profitent à aucune partie. L’attitude passive de Mme Fouzia Imensar, gouverneur de la dite préfecture et non moins ex-gouverneur directeur général de l’Agence Urbaine de Casablanca, pose multiples interrogations! Pourquoi et comment on est en arrivé là ? Douar Laâtour où L’exclusion progressive… Depuis plus d’une année, les quelques 1000 habitants du douar Laâtour soufflent le chaud et le froid. Déterminés à dénoncer toute forme d'exclusion de leur patelin, ils entendent poursuivre leur action jusqu'au bout dans l'unique but d'empêcher la construction d'un mur qu'ils qualifient de raciste et de discriminatoire. Leur porte-parole, M. Hassan Abdelwahed, a tenu à nous préciser que ce mur de quelques cinq mètres de hauteur a rendu leur va-et-vient difficile et la vie encore plus désagréable. Pour lui, c'est une manière indirecte pour certains de les écraser en vue de leur chasser de leur douar qu'ils occupent depuis plus de 50 ans. Selon le même Abdelwahed, douar Laâtour est de plus en plus encerclé par la construction de deux grands complexes de villas et si la construction du mur arrivait à terme, il transformerait le douar en un véritable ghetto. De quoi faire dire aux habitants de douar Laâtour qu’une solution urgente à cette crise s’impose. Extrait des propos d’un habitant: "C'est un mur qui encercle notre douar rendant ses accès de plus en plus exigus. Et il suffit juste de voir l'état affreux, cruel et épouvantable qu'il a crée pour se rendre compte à quel point il n'a aucune place parmi nous". Sur les lieux, l'on a pu remarquer que le mur a moitié construit, pris bonne place. L'on a pu remarquer également que cet endroit, comme beaucoup de bidonvilles de la capitale économique, est sale, envahi par les mouches, les moustiques et les rats à cause du manque flagrant d'hygiène. Ce qui procure une odeur nauséabonde et exécrable. Normal, dit-on ici puisque depuis la mise en place de deux murs, l’un du côté est et l’autre du côté ouest du douar, les engins d’hygiène et bien d'autres services n’ont plus de voies à emprunter pour pénétrer à l’intérieur du douar. Mais avant d'en arriver là, les habitants ont adressé des réclamations auprès des autorités publiques pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’illégal et d’injuste à leur égard. Bien sûr et c'est d'ailleurs connu chez nous, toutes ces réclamations n'ont jamais eu de suite. L’Etat spectateur ! Dans tous les cas, les habitants du douar Laâtour restent catégoriques : « Nous nous opposons à toute tentative de construction d’un quelconque mur que ce soit du côté est ou ouest de notre douar», affirment-ils. Devant cette situation, les promoteurs immobiliers riverains, ne veulent pas polémiquer. Comme les habitants d’ailleurs du douar, eux aussi s’inquiètent du statu quo de la situation. « Nous avons des engagements et délais à respecter envers nos clients et les banques », disent-ils. D’après M.Samir Berrada, patron du projet Les Résidences Babylone, la réalité parle d’elle-même. Plus explicite et l’air confiant, il nous a expliqué que le mur, objet de contreverse, se trouve de facto sur sa propre propriété et dans un espace vide non occupé par aucune baraque. Ce qui lui donne la liberté d’en profiter selon ses propres intérêts. Idem, à-t-il dit, pour l’autre promoteur immobilier riverain, M.Mamoun Bennani qui assure la réalisation du projet «Villas California». D’ailleurs, les 22 propriétaires de baraques qui se trouvaient sur le terrain de M.Berrada ont été indemnisés pour quitter les lieux. Suite à des négociations marathoniennes, ces derniers ont reçu 160 000 Dhs par baraque. Seulement, l’objectif de M.Berrada, n’a pas été atteint. Très vite, d’autres familles se sont levées contre la construction du mur juste après cette opération pour les mêmes causes précitées. Pour cette raison, M.Berrada s’est engagé à délocaliser 15 autres familles pour rendre la voie et les accès plus fluides. Wait and See Il a consacré pour cela une enveloppe budgétaire d’environ 3 millions de Dhs. Cela ne s’arrête pas là ! Il a réservé un budget de 640 000 Dhs pour la construction des canaux des eaux usées du douar. Il est même prêt à ajouter 3 millions de Dhs pour contribuer à une solution proposée par M.Sebbagh Benaïssa, propriétaire du terrain sur lequel est implanté le douar. Il s’agit d’une proposition qui a obtenu apparemment l’unanimité de tous les concernés. M.Benaïssa a promis d’offrir aux habitants du douar un terrain d’une superficie de sept hectares sur la route d’El Jadida, Km 12. M.Bennani, quant à lui, souhaite apporter sa contribution avec un million de dirhams. Les propriétaires du douar Laâtour, de leur part, sont d’accord à condition que les trois promoteurs immobiliers respectent leurs engagements. Les promoteurs immobiliers, quant à eux, exigent des garanties. Est-ce à dire que la crise du douar Laâtour touche à sa fin ? Rien ne l’augure tant que les autorités locales de la capitale économique et à leur tête la préfecture de Aïn Chock n’auront pas fait signe d’intérêt à ce sujet. En attendant, les parties espèrent voir une implication solennelle des autorités locales, en mesure de mettre fin à cette situation qui, à défaut, risque de trop durer. Mme Imensar l’entendra-t-elle de cet oreille? In fine, ce qui se passe actuellement à douar Laâtour ne doit pas empêcher de voir la réalité en face. Une amère réalité qui ne cesse de décevoir une bonne partie de la population marocaine. Une réalité encore plus amère lorsqu'on est en face à des responsables faisant fi du bien-être des citoyens. Ces derniers qui ne demandent d'ailleurs que vivre dans un espace «urbainistiquement» correct. Est-ce trop demander ! La nouvelle Tribune |
|
#2
| |||
| |||
| bonjour petitbijou.................... ....... |
|
#3
| ||||
| ||||
| Citation:
|
|
#5
| ||||
| ||||
| |
|
#7
| ||||
| ||||
| mni7 ........ shu bte3meli e nahar da ? |
|
#9
| ||||
| ||||
| douar la3tour : ila kan 7al el karyane central , wa3tour wechmen 3tour houma wa l'état marocain ga3 mafhem stoune : el berrakat c'est la résidence annexe pour les employés des villas........... bonjour petitbijou : bach bla madouri fiya 3awtani |
|
#10
| ||||
| ||||
| Citation:
![]() ana ndour fik malek douar hihihihihihi |
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|
Discussions similaires | ||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| [Qu'écoutez vous en ce moment] | R.Chakib | Forum Culturel | 17085 | Hier 20h00 |
| Kery James - ''Ghetto super classe'' | Search | Forum Culturel | 8 | 17/03/2008 19h07 |