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| Le quotidien belge "Le Soir" consacre mercredi une page entière à la situation des prisonniers de guerre marocains détenus dans les camps de Tindouf et au détournement de l'aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans le sud-est algérien. Plus de 900 prisonniers de guerre marocains détenus dans les camps de Tindouf, dans le sud-est algérien, continuent d'être systématiquement torturés et de subir des traitements inhumains, écrit le journal. Détenus depuis plus de 20 ans et gravement malades, ces quelque 900 prisonniers essayent de "survivre" autour des camps du sud-est algérien et les "tentatives d'évasion sont réprimées avec violence", ajoute le journal dans un reportage réalisé à Tindouf. Citant le rapport publié récemment par "France Libertés", le quotidien souligne que les détenus sont soumis au travail forcé et "enfermés la nuit dans des containers ou des tranchées". Le Soir évoque aussi l'appel lancé par "France Libertés" aux bailleurs de fonds, dont l'UE via son office d'aide humanitaire "Echo", pour enquêter sur le "détournement de l'aide alimentaire vendue ou échangée dans le sud de l'Algérie" et dans des pays frontaliers. Le rapport de "France Libertés" ne fait que "confirmer ce que nous savions déjà et nous conforte dans nos exigences vis-à-vis de nos partenaires ONG", ajoute le quotidien citant l'Office européen. Le Soir fait état également des "importants détournements constatés depuis 1998" par Echo, soulignant que celui-ci a procédé à une "réduction drastique" de l'aide, qui est passée de "15 à 5 millions d'Euros" en 2003, et ce à cause du "manque de garanties quant à un contrôle indépendant sur la distribution de l'aide dans les camps". Suite aux "conclusions accablantes d'un audit réalisé cette année, l'organisation européenne pourrait d'ailleurs revoir la liste de ses partenaires ONG afin d'assurer davantage de professionnalisme" dans l'acheminement de l'aide, affirme Le Soir. Echo "réorienterait aussi son aide vers des produits mieux contrôlables", souligne le quotidien affirmant que l'office européen demanderait que la surveillance de la distribution faite par certaines ONG ne soit plus entravée et que le personnel envoyé par Echo (puisse) circuler librement, sans se voir imposer chauffeur et véhicule" dans les camps. Les enfants séquestrés qui veulent poursuivre leurs études doivent le faire en Algérie ou à Cuba. Mais, "impossible de quitter le pays sans passeport algérien, seul reconnu", explique la journaliste reporter, Béatrice Petit, expliquant que le "Polisario" entend garder les séquestrés sous sa coupe. Les "sahraouis savent qu'il n'y a pour eux de solution durable qu'à travers un accord politique, scellé de la légalité internationale", commente la journaliste. En attendant, ajoute-t-elle, les séquestrés "vivent sous perfusion de la communauté internationale". La journaliste rapporte aussi un bref entretien avec Mohamed, un jeune né dans un camp et qui y a passé toute sa vie "dans l'attente de la terre promise". "Je suis fatigué", dit-il. "Comment est ton pays ?, reprend la journaliste. "On m'a dit qu'il était beau, répond-il à son interlocutrice qui entrevoit dans ses yeux "un sourire à peine esquissé sur toile de lassitude" MAP |
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