la chine le futur de l'afrique


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Actualités marocaines


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 31/05/2007, 01h08
Avatar de ahmed10
 
Date d'inscription: septembre 2006
Messages: 715
Par défaut la chine le futur de l'afrique

la chine commence à réveiller l'afrique surtout avec l'embrouille actuel de la bank mondial

S'inspirer de l'exemple chinois
Publié le : 30.05.2007 | 11h31


ImprimerAgrandir la taille du texteDiminuer la taille du texteEnvoyer à un ami





Un article récemment publié en première page du China Daily racontait comment Paul Wolfowitz avait eu recours aux menaces et aux grossièretés pour intimider les cadres de la Banque mondiale. Le quotidien assimilait Wolfowitz à un personnage de The Sopranos, un feuilleton télévisé américain sur le monde mafieux. Parallèlement à l'évolution du scandale né des agissements de Wolfowitz, la Chine accueillait la Banque africaine de développement (BAD), dont les assises se tenaient cette année à Shanghai. Ces deux événements sont une métaphore frappante de la situation actuelle : alors que la Banque mondiale est enlisée dans la corruption et la polémique, la Chine améliore habilement sa position géopolitique dans les pays en développement.

L'émergence de la Chine repose bien sûr en grande partie sur sa remarquable progression économique. La réunion de la BAD se déroulait à Pudong, la zone de développement la plus étonnante de Shanghai. Composé pour l'essentiel de terrains marécageux il y a une génération, le nouveau district de Pudong est aujourd'hui un immense ensemble de gratte-ciels, d'hôtels de luxe, de parcs, de zones industrielles et de complexes immobiliers. L'économie de Shanghai croît actuellement de 13 % par an, et double tous les cinq ou six ans. Les nouvelles entreprises, les « start-up » et les jeunes entrepreneurs assoiffés de réussite sont légion.

J'ai eu l'occasion de participer à quelques réunions de haut niveau entre des responsables chinois et africains dans le cadre des assemblées annuelles de la BAD. Les conseils donnés par les Chinois à leurs homologues africains étaient sensés, et bien plus concrets que ceux avancés en général par la Banque mondiale.

Les dirigeants chinois ont mis l'accent sur le rôle fondamental que jouent les investissements du secteur public, en particulier dans l'agriculture et les infrastructures, pour poser les fondations du développement du secteur privé. Dans une économie rurale pauvre et affamée, comme l'était la Chine dans les années 70 et comme l'est une grande partie de l'Afrique aujourd'hui, l'un des points clé est l'accroissement de la productivité agricole. Les paysans doivent avoir accès aux engrais, à l'irrigation, et aux semences à haut rendement, facteurs essentiels du décollage de l'économie chinoise.

Des investissements sont également nécessaires dans deux domaines importants, les infrastructures routières et le réseau électrique, sans lesquels il n'y aura pas d'économie moderne. Même si les paysans démultiplient leur production, ils ne pourront pas l'acheminer vers les villes, et inversement, les villes ne pourront pas leur fournir les intrants. Les responsables chinois ont souligné à maintes reprises le souci qu'avait eu le gouvernement de s'assurer que l'électricité et les transports parviennent à chaque village du pays.

Les responsables africains ont naturellement été sensibles à la proposition suivante : la Chine était prête à aider l'Afrique de manière importante dans les domaines de l'agriculture, des infrastructures routières, de l'énergie, de la santé et de l'éducation. Les Africains savent que ce ne sont pas des promesses en l'air.

Dans toute l'Afrique, les Chinois financent et construisent les infrastructures de base. Au cours des différentes rencontres, les responsables chinois n'ont pas manqué de faire part de leur volonté de contribuer également à la recherche agricole, en décrivant notamment de nouvelles variétés de riz à haut rendement qu'ils se proposaient de fournir aux Africains.

La teneur de ces réunions souligne d'autant plus le dysfonctionnement de la Banque mondiale, qui ne date d'ailleurs pas de la présidence catastrophique de Wolfowitz. Contrairement aux Chinois, la Banque mondiale a trop souvent perdu de vue les objectifs premiers du développement, et a préféré faire la leçon aux plus démunis et les obliger à privatiser les infrastructures de base, au lieu d'aider les pauvres à investir dans ces infrastructures et d'autres secteurs clés.

Les errances de la Banque mondiale datent du début des années 80, lorsque, sous l'emprise idéologique du président américain Ronald Reagan et du Premier ministre britannique Margaret Thatcher, elle a cherché à obliger l'Afrique et d'autres régions en développement à réduire ou faire cesser les investissements et services publics.

Pendant 25 ans, la Banque a voulu obtenir le désengagement des gouvernements du secteur de l'agriculture, laissant les paysans appauvris se débrouiller comme ils pouvaient. En Afrique, où la productivité agricole stagne depuis des décennies, cette politique a été un désastre. La Banque mondiale a également insisté sur la privatisation des systèmes de santé nationaux, de distribution d'eau, des réseaux routiers et électriques et a gravement sous-financé ces secteurs essentiels.

Cette version extrême de l'économie libérale, aussi connue sous les termes d'ajustements structurels, va à l'encontre des leçons concrètes tirées des réussites en développement, en Chine et ailleurs en Asie. Une stratégie de développement réaliste reconnaît que les investissements du secteur public – dans l'agriculture, la santé, l'éducation et les infrastructures – sont un complément nécessaire aux investissements du secteur privé. La Banque mondiale s'est lourdement trompée en considérant que ces investissements publics fondamentaux étaient un obstacle au développement du secteur privé.

Chaque fois que l'idéologie libérale à l'extrême de la Banque mondiale a connu un échec, elle a accusé les pauvres de corruption, de mauvaise gestion ou de manque d'initiative. Cette attitude était aussi celle de Wolfowitz. Au lieu de faire en sorte que la Banque se conforme à son mandat et aide les pays les plus pauvres à améliorer leurs infrastructures, il a lancé une croisade contre la corruption. Évidemment, son initiative ne manque pas de piquant, à la lumière de ses propres agissements.

La Banque mondiale ne retrouvera sa crédibilité qu'en renouant avec le sens pratique, et en mettant à nouveau l'accent sur le financement des investissements publics dans les secteurs prioritaires, comme les dirigeants chinois s'apprêtent à le faire.

La bonne nouvelle est que les gouvernements africains comprennent aujourd'hui comment encourager la croissance économique et qu'ils bénéficient d'une aide importante de la part de la Chine et d'autres partenaires, moins ancrés dans l'idéologie de l'économie libérale que ne l'est la Banque mondiale.

Lors des assises de Shanghai, plusieurs dirigeants africains ont fait part de leur intention d'agir sans tarder, en investissant dans les infrastructures, la modernisation de l'agriculture, la santé et l'éducation.

La débâcle de Wolfowitz doit amener la Banque mondiale à réagir : il est temps qu'elle n'obéisse plus à une idéologie.
Elle pourra alors encore incarner la vision audacieuse d'un monde de prospérité partagée qui avait donné lieu à sa création après la Seconde Guerre mondiale.

Copyright : Project Syndicate, 2007.
www.project-syndicate.org

* Professeur d'économie et dirige l'Earth Institute à l'université de Columbia à New York.


Jeffrey Sachs * | LE MATIN

Dernière modification par ahmed10 ; 31/05/2007 à 01h12.
Réponse avec citation
  #2  
Vieux 31/05/2007, 01h09
Avatar de petitbijou
Dieu est Grand
 
Date d'inscription: août 2005
Messages: 46 719
Entrées dans le blog: 24
Par défaut Re : la chine le futur de l'afrique

ça serai bien que tu effaces cette partie

Lire aussi
LUTTE ANTI-TABAC
S.A.R. la Princesse Lalla Salma préside le lancement du programme pilote
DIPLOMATIE
Message de S.M. le Roi au Président sénégalais
Gestion d'actifs
Et de deux pour Maghreb Titrisation en Tunisie
ECHEANCES
Les clés des élections de 2007
Message Royal
S.M. le Roi appelle à amener Israël à renoncer à toute mesure qui ne servirait pas la paix
Réseau des libéraux arabes
Défis et opportunités
Société civile
Rencontre sur la qualification des associations
Plaidoyer pro domo d'un illustre Tangérois
EDITORIAL
Al Qods : l'interpellation Royale
Enseignement
L'éducation à la citoyenneté
Une Ecosse nouvelle se lève
Face à la menace terroriste, le Maroc doit rester vigilant
EXPRESS
Diplomatie : La Guinée soutient pleinement l'initiative d'autonomie au Sahara
“PARFOIS LE MATIN”
Monsieur le ministre (suite et fin)
Réponse avec citation
  #3  
Vieux 31/05/2007, 01h13
Avatar de ahmed10
 
Date d'inscription: septembre 2006
Messages: 715
Par défaut Re : la chine le futur de l'afrique

[
ok c fait a ton tour darbeda
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage


Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
La Chine renforce sa coopération économique avec le continent africain Skikdi Actualités marocaines 1 12/08/2007 10h17
Une nouvelle souche du H5N1 en Chine anamur Forum Bien-être et Santé 3 29/01/2007 18h04
Réunion de Shanghaï: les résultats sprinteuse Football Marocain 1 24/09/2006 23h01
[ Sujet unique :Palestine - Israel - Liban ] GoodLife Forum Général 4047 31/08/2006 15h21
Attirés par la croissance, les jeunes Français tentent leur chance en Chine spearfisher Actualités marocaines 1 27/05/2006 14h01



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 02h49.



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38