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| La crèche de Marrakech est devenue la destination privilégiée de couples en quête d’un enfant à adopter. Parmi eux, de plus en plus d’étrangers, et quelques célébrités. Visite guidée. Àquoi pourrait ressembler la vie d’une crèche d’enfants abandonnés au Maroc ? À une succession d’histoires qui se suivent et qui ne se ressemblent pas. Des récits souvent tristes, parfois heureux, mais qui trouvent leur place sur la rubrique des faits divers. Il en est ainsi du cas de ces deux jumeaux de trois mois, retrouvés dans un panier au coin d’une rue, ou de cette petite fille de trois ans, sauvée in extremis des mains d’une mère toxicomane qui a failli l’assassiner en public. Bienvenue à la crèche des enfants abandonnés de Marrakech. Gérée par la Ligue marocaine de protection de l’enfance (LMPE), association présidée par la princesse Lalla Amina, sœur de feu Hassan II, la crèche n’a curieusement pas de nom. Ici, on se contente de l’appeler “Khayria dial Issil”. Capacité d’accueil officielle : 46 lits. Pourtant, ils sont actuellement plus d’une soixantaine d’enfants à y vivre, chiffre qui dépasse parfois les 80. Il faut dire que les cas d’abandons d’enfants sont de plus en plus nombreux à Marrakech. “Chaque semaine, deux à trois bébés sont abandonnés dans les hôpitaux de la ville, affirme un pédiatre. Ils viennent gonfler une population déjà importante de pensionnaires des crèches”. Surtout depuis que le procureur de la ville a rendu caduque toute possibilité de poursuite pour adultère des mères accouchant sous X. De son côté, Lamia Lazrak Chraïbi, présidente du bureau local de l’association, est catégorique : “Nous sommes dans l’incapacité d’accueillir de nouveaux arrivants. C’est le seul moyen d’assurer de bonnes conditions de vie pour les pensionnaires actuels”, martèle-t-elle, avant d’ajouter : “Nous allons poser le problème au niveau de la région de Marrakech. S’ils pensent que la ville a besoin d’une nouvelle crèche, ils n’ont qu’à faire appel aux instances concernées”. En attendant, la présidente a quand même demandé au procureur du roi du tribunal de Marrakech, chargé des dossiers de “Kafala” (l’adoption stricto sensu n’existe pas dans la loi marocaine), de répartir les nouveaux enfants abandonnés entre la crèche de la LMPE et celle de l’association Enfances Espoir. Les filles d’abord Ceux qui atterrissent ici sont pris en charge par un bataillon de nurses, sous la supervision du médecin de la crèche. “Il s’agit surtout de garantir une alimentation adaptée pour les nourrissons, mais également d’assurer le suivi des soins et de vaccination pour les enfants”, explique le D. Mouhsine Tazi, médecin bénévole au sein de la crèche. Quant à leur scolarité, elle se déroule dans une école privée du quartier, qui accueille gratuitement les enfants de la crèche, dans l’attente d’une hypothétique adoption. La durée de leur séjour varie selon les demandes d’adoption, les procédures administratives et judiciaires, et d’autres facteurs qui tiennent surtout du hasard. Mais généralement, l’attente n’est pas bien longue. En plus de la demande locale, le Maroc est devenu une destination pour beaucoup de couples étrangers souhaitant une adoption rapide et dans les règles de l’art. En cause, le trafic d’enfants qui sévit dans de nombreux pays d’Amérique Latine et d’Europe de l’Est. Le cadre légal marocain, souple et verrouillé à la fois (dans les faits, quiconque peut adopter un enfant, même s’il est insolvable), semble minimiser le risque de corruption. Et la crèche marrakchie semble avoir les faveurs de quelques célebrités. C’est là que Ali Bongo, le fils du président gabonais, est venu chercher son fils adoptif (lire encadré). Idem pour Malika Oufkir, qui a choisi son petit Adam parmi les enfants de la maison d’Issil. Des parents d’ici et d’ailleurs Ce samedi matin, c’est justement le jour privilégié des visites. Une bonne dizaine de parents adoptifs “potentiels” se pressent dans la cour et dans la salle d’attente exiguë de la crèche. “Les candidats à l’adoption peuvent visiter la crèche et voir les enfants, même avant d’entamer une procédure de Kafala, explique Lamia Lazrak Chraïbi. Les gens viennent et nous expliquent ce qu’ils cherchent. Ils spécifient l’âge de l’enfant, son sexe... En fonction de quoi, nous les orientons soit vers le pavillon des nourrissons soit vers celui des plus âgés”. Et d’ajouter : “La prise de contact se fait généralement dans un cadre bon enfant. Parfois, c’est le coup de foudre ou une attirance inexpliquée qui les guident dans leurs choix”. Pour autant, les facteurs de choix obéissent le plus souvent à des réflexes sociaux. Ainsi, les responsables de la crèche notent une large préférence pour les filles, au détriment des garçons… ce qui a poussé le procureur de la ville à instaurer une procédure de “liste d’attente” pour chaque demandeur d’adoption d’une petite fille, histoire de donner leur chance aux pensionnaires de sexe masculin de l’établissement. Les enfants de couleur ont également moins de chance de trouver une famille d’accueil. “La majorité des familles marocaines n’en veulent pas. Du coup, 99% des enfants de couleur adoptés le sont par des étrangers”, précise Lamia Lazrak Chraïbi. Mais les cas les plus problématiques restent ceux des handicapés mentaux, actuellement au nombre de sept au sein de la crèche marrakchie. Le plus âgé va sur ses 14 ans, sans qu’aucune perspective d’adoption ne se profile à l’horizon. Budget serré Côté finances, la crèche reste largement tributaire des donations fluctuantes des bienfaiteurs pour boucler son budget de fonctionnement mensuel. Estimé à 55 000 DH, il permet à peine de couvrir les charges courantes : eau, électricité, entretien, provisions alimentaires et salaires. “En fait, si la crèche fonctionne, c’est surtout grâce à l’abnégation des responsables et du personnel”, lance le Dr Tazi. En tout, elles sont une quarantaine de nurses, qui se relaient 24 heures sur 24 pour un salaire mensuel de 800 DH ! D’après le bureau central de l’association, un passage au SMIG serait toutefois à l’étude. La section locale de l’association dispose quand même de quelques biens, dont un terrain de 1200 m2, cédé gracieusement par la municipalité de la ville, et un second offert par le consulat de France à Marrakech. Ce dernier, situé dans une zone résidentielle, attend toujours le décret de la primature pour son exploitation. “Nous comptons y construire un immeuble d’habitation. Ses revenus locatifs, évalués à 140 000 DH par mois, permettront d’assurer à la crèche des ressources stables et régulières”, précise Mme Lazrak Chraïbi. Coût de l’investissement : quelque 15 MDH, auquel participeront des promoteurs immobiliers locaux. L’association enchaînera ensuite avec la construction d’une nouvelle crèche sur le terrain alloué par la municipalité. Le budget de ce chantier sera puisé dans une réserve de fonds propres, avoisinant les 3 MDH. D’ici là, ce sont les locaux actuels qui connaîtront bientôt des travaux de rénovation, grâce au déblocage attendu par la Wilaya de Marrakech d’une enveloppe de 500 000 DH. Il fallait bien cela pour accueillir les enfants abandonnés de la cité ocre, toujours plus nombreux. Source : Telquel |
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| En complémnt ![]() Adoptions. Le fabuleux destin de Bilal “De véritables contes de fée se sont produits ici”, raconte un bienfaiteur qui connaît bien la crèche marrakchie de la Ligue marocaine de protection de l’enfance. C’est le cas du petit Bilal. Un jour, les responsables de la crèche reçoivent un appel téléphonique du Palais. Objet : faciliter les démarches de l’émissaire marocain de Ali Bongo, fils du président gabonais, pour l’adoption d’une petite fille. Quand l’émissaire est arrivé sur les lieux, il est aussitôt interpellé par un petit garçon, qui accourt pour se jeter dans ses bras. Interloqué, l’émissaire demande à en savoir plus sur l’enfant. Il aura droit à une histoire pour le moins insolite : Bilal, enfant pas comme les autres, est un prince né : il refuse de manger avec ses camarades et réclame toujours un chauffeur pour aller à l’école… qui se trouve de l’autre côté de la rue. Surtout, son teint lui a valu le sobriquet sympathique de… “Ould lhaj Omar Bongo”. Médusé, l’émissaire ne manque pas de rapporter l’histoire au président gabonais, qui ordonne illico à son fils d’adopter le petit Bilal. Au bout de quelques jours, l’enfant quitte la crèche pour le palais présidentiel gabonais, avec… un passeport français. Aux dernières nouvelles, le désormais fils de son excellence Ali Bongo arrive souvent en retard à l’école : fidèle à son tempérament princier, il oblige le chauffeur de son papa à essayer toutes les voitures du garage avant de l’y accompagner. |
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| Tu as raison, il vaut mieux laisser des enfants grandir sans famille aimante et pourrir dans une crèche plutot que de les faire adopter par des non-musulmans. |
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· Toute couple marié, de confession musulmane, résidant au Maroc. · Toute femme, de confession musulmane, résidant au Maroc. · Il faut justifié d'une bonne réputation "enquête sociale", d'une bonne santé "examen médical"et d'un bon équilibre psychologique "examen auprès du psychologue du centre". · Toute couple mixte, à condition que le mari se soit converti à l'islam depuis plus de 5 ans, résidant au Maroc. Quel enfant peut-on adopter ? · Tout enfant placé à l'orphelinat n'ayant aucune attache familiale. · Agé de moins de15ans. · Ayant un bon équilibre psychologique |
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#6
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tu es sur que la famille sera aimante.qui te dit que ce enafant ne sera pas livre a un pedophile europpeen ???????? c est triste que des enfants sois comme une marchandise etalee dans une boutique. mon dieu ou va t on ?????,, un jour la colere de allah va s abbatre sur nous |
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parce que tu crois que la pédophilie est une caractéristique uniquement européenne? faut arreter de fumer la moquette ![]() |
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pas mal de post ont été balancé sur le bledet c pervers sexuels cela di les parents adoptifs doivent être de confession musulmane ou du moins le père |
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#9
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| Dans un pays aussi pauvre et corrompu que le maroc, a quel type d adoption on va avoir droit? |
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| c est bien d avoir un esprit large mais bon en ce qui concerne la religion ça ne se discute pas!en tant que musulmane je prefere que les enfants sois pris en charge par des familles musulmane afin de ne pas perdre leur religion. |
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