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| Un dîner-débat a été organisé le 17 mai par «La Vie éco». Ministère de la modernisation du secteur public et acteurs associatifs y ont pris part. Mohamed Boussaid défend l’action du gouvernement et annonce la mise en oeuvre dans les prochaines semaines de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). La société civile reproche au gouvernement la lenteur de la mise en application des lois anti-corruption et souligne l'absence de résultats concrets. S'il est un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre ces dix dernières années, c'est bien celui de la corruption. Pouvoirs publics et société civile s'accordent à reconnaître, enquêtes et chiffres à l'appui, que corrompre pour obtenir un passe-droit, ou pire, un simple droit devient un geste banal, voire un réflexe socialement admis. Le phénomène est plus qu'endémique. Le secteur privé, bien que dans unemoindremesure, n'échappe pas à la gangrène. La différence entre ce qui se passe aujourd’hui et ce qui se passait durant les années de répression, c’est que, désormais, tous les citoyens en parlent sans être inquiétés, ce qui est un atout majeur, voire indispensable, pour lancer un débat serein sur la place publique et se concerter pour trouver des solutions. Faitmajeur dans notre pays : l’ouverture, non sans douleur, en 1998, d’une antenne de l’association internationale de lutte contre la corruption, TransparencyMaroc (TM). Des enquêtes de terrain sont menées, des études sont réalisées, des débats dans lesmédias officiels sont organisés. Et des chiffres sont avancés, que les pouvoirs publics ont dumal à réfuter,même si quelques voix discordantes contestent leur ampleur : 60% des chefs de familles ont payé des pots-devin entre juillet 2005 et juillet 2006. 62 % des enquêtés considèrent que le gouvernement ne lutte pas assez ou pas du tout contre la corruption. Pire : 15%considèrent que le gouvernement l'encourage. Au niveau international, le Maroc est montré du doigt parTransparency International comme étant l'un des pays les plus corrompus du monde, comme en atteste l'évolution de son score dans l'IPC (indice de perception de la corruption). De 2002 (IPC 3,7) à 2006 (3,2), l'indice du Maroc n'a pas beaucoup bougé, sauf qu'en 2002 le pays occupait le 102e rang dans le monde, alors qu'il a été classé 163e en 2006.Quatre secteurs sont sévèrement incriminés : la police, le système judiciaire, les servicesmédicaux et le service de l'enregistrement et du permis (état civil,mariage, autorisations, permis..). Pour enrichir encore le débat et, surtout, pour faire le point sur les différentes stratégies envisagées tant par les pouvoirs publics que par la société civile pour arrêter la propagation de cette gangrène, LaVie éco a convié, le 17 mai courant, à un dîner-débat Mohamed Boussaïd,ministre de la modernisation du secteur public, et trois acteurs de la société civile : Azeddine Akesbi, Noureddine Ayouch et Bachir Rachdi. L’Instance centrale de prévention de la corruption sera-t-elle efficace ? Si les intervenants et l’assistance se sont accordés à souligner, lors de ce dîner-débat, le caractère endémique et handicapant de la corruption sur l'économie et la société marocaines, ils ont divergé sur les solutions à apporter pour la combattre.Un phénomène endémique, le ministre de la modernisation du secteur public en convient, mais attention, prévient-il, «le plus grand danger n'est pas la corruption en elle-même ou la reconnaissance de son existence, mais de l'admettre en tant que fatalité, de baisser les bras et de dire qu'elle fait partie de l'ordre social». Petite corruption (celle qui accélère un processus administratifmoyennant une somme d'argent) ou grande (celle qui pervertit le processus du développement), active ou passive, la corruption n'est pas l'apanage, selon le ministre, de l'administration publique, et le privé n'en est pas exempt. Le phénomène est donc complexe parce qu'il est «opaque et difficile à mesurer. On peut mesurer la perception de la corruption,mais on ne peut pas le faire scientifiquement car souvent il y a manque de preuves». Une chose est sûre, souligne-t-il, «toute action de lutte contre la corruption doit être menée en concertation avec l'ensemble des acteurs, associations de la société civile,partis et syndicats... ». L'on connaît les grands axes de la stratégie de lutte anticorruption du gouvernement, résumée dans son plan d'action, sur lesquels est revenu M. Boussaïd dans son exposé. Le contexte de cette stratégie, d'abord : il s'agit pour le gouvernement de se conformer aux dispositions de la convention desNationsUnies contre la corruption, approuvée par leMaroc le 31 janvier 2007, mais aussi de sortir le Maroc du rang peu enviable qu’il occupe en matière d'indice de perception de la corruption (IPC). Le plan d'action du gouvernement comporte six leviers : enraciner les valeurs et les normes d'éthique et de moralisation ; renforcer la transparence dans la gestion desmarchés publics ; améliorer le système de suivi, de contrôle et d'audit ; simplifier les procédures administratives, éduquer, sensibiliser et communiquer ; et enfin, piècemaîtresse de ce vaste plan d'action: institutionnaliser la stratégie préventive de lutte contre la corruption par la mise en place de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), versionmarocaine de l'Agence desNationsUnies de lutte contre la corruption. L'une des grandes missions assignées à cette instance est d'informer l'autorité judiciaire compétente de tous les actes de corruption punis par la loi. «C'est-à-dire que cette instance, dans le cas où elle reçoit une réclamation dûment argumentée, précise leministre,va être chargée de la transmettre au parquet. Pour la petite corruption, le gros problème qui se pose est celui du recours.Pour une petite somme, cette instance compte créer des numéros verts pour recevoir les doléances du public. Mais attention, la doléance ne peut se transformer en délation ou en règlement de comptes». Leministre a tenu à préciser deux autres faits : le texte sur l'instance a été élaboré en concertation avec les membres de Transparency Maroc, et sa mise en oeuvre n'est plus qu'une affaire de semaines. AzeddineAkesbi, le deuxième intervenant dans ce dînerdébat, a saisi à la volée ces endeux derniers points pour souligner le retard pris par le gouvernement dans lamise en place de son plan d'action, vieux déjà de deux ans (mai 2005), et pour reprocher au ministère deM.Boussaïd une carence de concertation avec TM. Le bilan présenté par M.Akesbi est sévère : lesMarocains, dit-il, ont perdu confiance en leurs institutions représentatives (risques mafieux), en leur justice (ineffectivité de la loi, sanction des témoins), en leur santé (l'accessibilité «gratuite» est payante). Le non-respect du Code de la route à cause d'une corruption banalisée en est aussi la parfaite illustration. Un autre fait gravissime, souligne M.Akesbi : les poursuites judiciaires, àTétouan, contre cinq avocats qui ont osé dénoncer, via la presse, la corruption qui sévit dans cette ville du nord (voir encadré cidessous). «Au lieu d'entreprendre une enquête objective et indépendante, le ministère de la justice n'a rien fait.Trois avocats ont été radiés de l'ordre.C'est un signal malheureux à ceux qui souhaiteraient un jour dénoncer la corruption», martèle M. Akesbi. http://www.lavieeco.com/Societe/comm...r-concretement |
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| Merci petit bijou: t'as des post percutants ces jours ci- En effet le phénomméne de la corruption a atteint un niveau trés dangereux pour l'évolutions des états surtout (petits et intermédiaires) et les pays qui prennent conscience de ce fléau, ont beaucoup de chances de progresser dans tous les domaines, car la corruption est un cancer dans les corps de l'état, comme il est dans un corps humain. La méthode n'est pas trop compliquée pour le contrer.Pour l'instant je cite un critére : Quand on créee des lois pour le contrer : il faut les appliquer à la lettre c'est une premiére garantie de réussite. merci encore. |
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#3
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| Citation:
![]() Pour revenir au sujet on a encore d énormes efforts à faire à commencer par chacun de nous car rares sont les personnes qui un jour ou l autre n ont pas glissé un billet ds une administration , un agent de circulation ou autre mais vraiment ils sont rares...mais au moins depuis un an une bonne initiative de l état à l égard du GUS par ex qui limite aggressait les gens et les citoyens, suite au différentes plaintes qui ont été déposées le GUS a été supprimé..comme koi le peuple aussi à sa part de réussite ds cette action car c'est la forte mobilisation de la population et la 'volonté' de l état qui a fait que les choses à ce niveau là ont changé...encore du chemin et du fil à retordre mais on garde espoir ds les efforts fournis et entretenus au quotidien par certains ![]() Dernière modification par petitbijou ; 03/06/2007 à 19h15. |
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| Juste :la persévérance est de mise dans ce cas. Je suis d'accord que le citoyen doit jouer son rôle aussi, c'est trés important. |
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| Citation:
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| je suis nouvelle et quand j'ai lu ton post je l'ai trouvé très intéressant Bravo!! personnellement je pense que si on résoud le problème de la corruption au Maroc on aura fait le plus dur car c'est un cercle vicieux car c'est ZE probléme dansnotre pays mai pour le résoudre il faut soit faire appliquer les lois à ce sujet et procéder à un contrôle sérieux!! soit procéder à un lavage de cerveau ( priorité aux policiers : et après on se demande pourquoi y a t il autant d'accidents au maroc et pourquoi n y a t il pas de securité routière?pffffff c'estun engrenage dont l'origine est la corruption fallait juste que les policiers fassent leur boulot car punir un excès de vitesse la 1ere fois aurait pu éviter un drame de se passer mais quan il suffit de "ndouwrou" avec le policier et se casser c'est tellement facile et on ne pense même plus aux infractions qu'on va commettre) Bref, il reste encore du boulot à faire |
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#7
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| la corruption au maroc est un vrai problème mais le roi mohamed VI est entrain de travailler sur ce problème afin d'éviter ca , mais je pense k le meilleur moyen serait d'augmenter les salaires des fonctionnaires et de faire passer des inspecteur afin de vérifier de tps en tps k cela soit bien respecté et le plus important formé les jeunes ecoliers pour ce phénomène ne perdure pas ![]() |
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#8
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| j'ai l'impression que la corruption au bled est devenue plus que monnaie courante (sans faire de jeux de mots ), c'est un phénomène presque entré dans les moeurs.C'est devenue quasi systématique qu'il sera très très dur de combattre cela: comme tu as dit wildflower un lavage de cerveaux déjà serait le bienvenue ![]() Salem!!! |
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#9
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| Trés interessant ton post petitbijou ![]() Pour déminer la corruption il faut commencer par le plus influent qui detourne des masses d'argent. A ce moment la on pourra espérer faire respecter la loi mais ca va étre dure |
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#10
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