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#81
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| La prière " Puis une prêtresse dit, parle-nous de la Prière. Et il répondit, disant : Vous priez quand vous êtes dans la détresse et le besoin ; puissiez-vous également prier dans la plénitude de votre joie et en vos jours d'abondance. Car qu'est-ce que la prière sinon la dilatation de votre être dans l'éther de la vie ? Et si c'est pour votre réconfort que vous déversez votre trouble dans l'espace, c'est aussi pour votre plaisir que vous répandez l'aurore de votre cœur. Et si vous ne pouvez que pleurer quand votre âme vous appelle à la prière, elle devrait vous aiguillonner encore et encore, en dépit de vos pleurs, jusqu'à ce que vienne en vous le rire. Quand vous priez, vous vous élevez dans les airs à la rencontre de ceux qui sont en train de prier en ce même instant, et que vous n'auriez jamais rencontré en dehors de la prière. Aussi, que votre visite en ce temple invisible ne soit qu'extase et tendre communion. Car si vous entrez dans le temple sans autre but que de demander, vous n'obtiendrez rien : Et si vous y entrez pour vous mortifier, vous ne serez pas élevé : Ou même si vous y entrez pour solliciter le bonheur pour les autres, vous ne serez pas entendu. Il suffit d'entrer dans le temple invisible. Je ne puis vous apprendre comment prier avec des mots. Dieu n'écoute point vos mots, sauf lorsque Lui-même les prononce à travers vos lèvres. Et je ne puis vous apprendre la prière des mers et des forêts et des montagnes. Mais vous qui êtes nés dans les montagnes et les forêts et les mers, vous pouvez trouver leur prière en votre cœur, Et si seulement vous écoutiez dans la tranquillité de la nuit, vous les entendrez dire en silence : "Notre Dieu, qui êtes notre moi-ailé, ta volonté en nous est notre volonté. Ton désir en nous est notre désir. C'est ton élan en nous qui voudrait transformer nos nuits, qui t'appartiennent, en jours, qui t'appartiennent aussi. Nous ne pouvons rien te demander, car tu connais nos besoins avant même qu'ils ne soient nés en nous : Tu es notre besoin, et dans le don de plus de toi même, tu nous donnes tout."
__________________ "Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais." Rachel |
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#83
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| VETEMENTS Un jour la Beauté et le Laid se rencontrèrent sur le rivage. Et ils se dirent : " Allons nous baigner dans la mer. " Alors ils se dévêtirent et nagèrent. Au bout d'un moment le Laid revint sur le rivage ; il s'habilla avec les vêtements de la Beauté et poursuivit son chemin. Et la beauté sortit aussi de la mer, mais ne trouva pas ses habits ; parce qu'elle était trop timide pour rester nue, elle s'habilla avec les vêtements du Laid. Et la Beauté poursuivit son chemin. Et à compter de ce jour les hommes et les femmes prennent l'un pour l'autre. Cependant il en est qui ont aperçu le visage de la Beauté, et ils la reconnaissent malgré ses habits. Et il en est qui connaissent le visage du Laid, et ses vêtements ne le dissimulent pas à leurs yeux.
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#84
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| L'ECHANGE Un jour à un carrefour, un pauvre Poète rencontra un riche Imbécile, et ils discutèrent. Et tout ce qu'ils disaient ne révélait que leur mécontentement. Alors l'Ange de la Route passa, et il posa sa main sur l'épaule des deux hommes. Et un miracle se produisit : désormais, les deux hommes avaient échangé leurs possessions. Et ils se séparèrent. mais ce qui est étrange à raconter, c'est que le Poète regarda et ne trouva rien dans sa main que du sable sec mouvant ; et que l'Imbécile ferma les yeux, et il ne sentit rien qu'un nuage mouvant dans son coeur.
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#85
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| La religion " Et un vieux prêtre dit, Parle-nous de la Religion. Et il dit : Ai-je parlé d'autre-chose aujourd'hui ? La religion n'est-elle pas tout acte et toute réflexion, Et ce qui est ni acte ni réflexion, mais un émerveillement et une surprise jaillissant sans trêve de l'âme, même quand les mains taillent la pierre ou tendent le métier à tisser ? Qui peut disjoindre sa foi de ses actions, ou sa conviction de ses occupations ? Qui peut répandre ses heures devant lui, disant, "Celles-ci pour Dieu et celles-là pour moi-même ; celles-ci pour mon âme et ces autres pour mon corps" ? Toutes vos heures sont des ailes qui battent à travers l'espace qui sépare votre moi de votre moi. Celui qui porte sa moralité comme ses plus beaux habits, serait mieux dénudé. Le vent et le soleil ne marqueront pas de rides dans sa peau. Et celui qui règle sa conduite selon la morale emprisonne l'oiseau chanteur de son être dans une cage. Le chant le plus libre ne peut passer à travers les barreaux et les grilles. Et celui pour qui le culte est une fenêtre, que l'on peut aussi bien ouvrir que fermer, n'a pas encore visité la maison de son âme dont les fenêtres sont ouvertes de l'aurore à l'aurore. Votre vie de tous les jours est votre temple et votre religion. Chaque fois que vous y pénétrez, emportez avec vous votre être tout entier. Prenez la charrue et la forge et le maillet et le luth, Les choses que vous avez façonnées pour votre besoin ou pour votre délice. Car dans le rêve, vous ne pouvez vous élever au-delà de vos réussites ni sombrer plus bas que vos échecs. Et prenez tous les hommes avec vous : Car dans l'adoration vous ne pouvez voler plus haut que leurs espoirs ni vous abaisser plus bas que leur désespoir. Et si vous voulez connaître Dieu, ne soyez donc pas celui qui résout les énigmes. Regardez plutôt auprès de vous, et vous Le verrez jouant avec vos enfants, Et regardez dans l'espace ; vous Le verrez marchant dans les nuages, étendant Ses bras dans l'éclair et retombant en pluie. Vous Le verrez sourire dans les fleurs, puis s'élevant et agitant Ses mains dans les arbres. "
__________________ "Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais." Rachel |
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#86
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| SUR LE SABLE Un homme dit à un autre : " A la marée haute, il y a longtemps, avec un bout de mon bâton j'écrivis un vers sur le sable ; et les gens s'arrêtent encore pour le lire et font attention à ce que rien ne l'efface. " Et l'autre homme dit : " Et moi aussi j'écrivis un vers sur le sable, mais c'était à marée basse, et les vagues de l'immense mer l'ont effacée. Mais dis-moi qu'avais-tu écrit ? " Et le premier homme répondit : " J'avais écrit ceci : " Je suis celui qui est "." Mais toi, qu'avais-tu écrit ? " Et l'autre homme répondit : " J'avais écrit ceci : "Je ne suis qu'une goutte de ce grand océan." "
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#87
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| Citation:
"Nous sommes comme les noix, Nous devons être brisés pour être découverts."
__________________ "Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais." Rachel |
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#88
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| Citation:
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#89
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" Vous êtes bon lorsque que vous marchez fermement vers votre but d'un pas intrépide. Pourtant, vous n'êtes pas mauvais lorsque vous y allez en boitant. Même ceux qui boitent ne vont pas en arrière. "
__________________ "Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais." Rachel |
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#90
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| Citation:
Après avoir été broyée, dur est de se "reconstruire".
__________________ "Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais." Rachel |
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