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| Entre le Coran et la Sunnah mardi 17 juillet 2001 Autant le Coran et la Sunnah sont tous deux des sources divines de guidance et de législation, autant il n’ont pas le même statut et il y a entre eux des différences fondamentales : Le Coran est établi de manière catégorique, car il a été transmis par un tawâtur [1] certain, d’une génération à la suivante, tandis qu’une faible partie de la sunnah a été transmise par tawâtur et la plupart est établie par voie de âhâd. [2] Le Coran est entièrement établi par voie de révélation explicite (wahyun jaliyy) par l’intermédiaire du préposé de la révélation, Jibrîl - paix sur lui, sur le coeur du Prophète - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soit sur lui, comme le Coran lui-même l’a exprimé : "et l’Esprit fidèle est descendu avec lui * sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs", tandis que la sunnah est etablie par inspiration et songes véridiques (ar-ru’yâ as-sâdiqah) ce qui n’est pas une révélation explicite. Une autre partie est établie par son jugement personnel (ijtihâd) qu’Allâh agrée - c’est ce que l’on appelle la révélation implicite - car Allâh n’agrée pas une erreur pour éviter qu’on l’y imite. Le verbe et le sens du Coran proviennent d’Allâh - Exalté soit-Il - alors que la sunnah, plus précisément la sunnah verbale, est énoncée avec les mots du Prophète - paix et bénédictions sur lui. C’est pourquoi il n’est pas admissible de citer le Coran par le sens, contrairement au hadîth ou à la sunnah. Le Coran est préservé dans sa globalité et dans son détail avec ses mots et ses sens, conformément à la promesse explicite d’Allâh - Glorifié soit-Il : "En vérité c’est Nous qui avons révélé le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien". Alors que la sunnah est préservée par voie de conséquence de la préservation du Coran par Allâh, en tant qu’illustration et explication, car la préservation de l’objet explicité exige la préservation de l’explication. Notons également que la préservation de la sunnah est une préservation globale et non dans le détail. Le Coran se distingue par son inimitabilité, il est le plus grand miracle de Muhammad - paix et bénédictions sur lui, ce qui n’est pas le cas du hadîth bien qu’il soit au sommum de l’éloquence humaine. La Sunnah authentique ne contredit pas le Coran Nous disions donc que la sunnah explicite le Coran ou le confirme d’une part, et, d’autre part, elle légifère d’autres commandements indépendamment dans le cadre des finalités définies par le Coran et ses objectifs globaux sans s’opposer à lui. Il n’y a pas une sunnah authentique et explicite qui contredise le Coran. Sinon, il y a des textes authentiques non explicites et des textes explicites non authentiques. Ce qui n’est pas authentique n’a aucune valeur et ce qui est authentique sans être explicite doit être interprété conformément au Coran car le Coran est l’origine et la branche ne contredit pas son origine. Il convient à ce stade de citer ce que le savant accompli Ibn Al-Qayyim a mentionné dans I`lâm Al-Muwaqqi`în concernant la relation qui lie la sunnah et le Coran. Il dit : "Le rapport entre la sunnah et le Coran est de trois sortes : Qu’elle concorde avec lui en tous points, les deux font figure d’un seul et même commandement tels des arguments qui se corroborent et s’appuient mutuellement. Qu’elle est une illustration et une exégèse du Coran Qu’elle institue une obligation que le Coran n’a pas instituée ou qu’elle interdise une chose non interdite dans le Coran. Elle ne sort pas de ces trois catégories et ne s’oppose en rien au Coran. Tout ce qu’elle comporte de plus par rapport au Coran est une legislation de la part du Prophète - paix et bénédiction sur lui - à laquelle nous devons nous conformer sans exception et dont la désobéissance est illicite. Il ne s’agit pas là de lui donner un rang plus élevé que le Coran mais tout simplement l’obéissance au commandement d’Allâh d’obéir à Son Messager. S’il n’était pas obligatoire d’obéir au Messager dans ce domaine, l’ordre de lui obéir n’aurait aucun sens et l’obéissance qui lui est due spécifiquement serait caduque. Or, si l’on ne devait lui obéir que dans ce qui est mentionné dans le Coran et non pas dans ce qu’il a ordonné en supplément, il ne lui serait pas attribué une obéissance spécifique qui lui serait due. Mais Allâh -Exalté soit-Il - dit : "Celui qui obéit au Messager a obéi à Allâh". La Sunnah se réfère au Coran |
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#2
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| La Sunnah se réfère au Coran Tel est le statut de la sunnah par rapport au Livre : le statut de l’illustration par rapport à l’illustré. Le Coran est l’origine et la sunnah l’explique et le clarifie. Tout ce qui se trouve dans la sunnah se rattache au Livre d’une façon ou d’une autre et c’est ce que l’Imâm Ash-Shâtibî a montré dans Al-Muwâfaqât (Les Concordances) et pour quoi il a fourni des preuves et qu’il a illustré avec des exemples. Ainsi l’interdiction d’épouser en même temps une femme et sa tante paternelle ou maternelle procède d’une analogie avec le commandement du Coran interdisant d’épouser deux soeurs en même temps pour la même raison précisée dans le hadîth : "Si vous faîtes cela, vous rompriez vos liens de parenté." De même, donner à la grand-mère (maternelle) la part d’héritage dévolue à la mère en cas de décès de cette dernière procède d’une analogie avec la mère, car elle est une mère en quelque sorte. De même, l’interdiction de manger les animaux carnivores est une application de la parole du Très Haut : "Et Il vous interdit les impuretés" comme l’a indiqué l’Imâm Ash-Shâfi`î - qu’Allâh l’agrée. L’interdiction de manger et boire dans des récipients en or ou argent et assimilés est une application de ce qui abonde dans le Coran comme critique forte contre le faste et les gens fastueux et le fait de considérer que le faste est l’une des raisons de la corruption et de la décadence d’une nation au point de la détruire. De même, l’interdiction des têtes-à-têtes avec une femme étrangère [3] est une application du commandement coranique : "N’approchez point la fornication car elle est une turpitude et une voie néfaste" car l’interdiction par la formule "N’approchez point" est une interdiction des prémices de la fornication telles que le tête-à-tête. De la même façon, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a maudi avec celui qui boit le vin, neuf autres personnes et ceci rentre dans le cadre de la parole du Très Haut au sujet du vin "une impureté et oeuvre de diable, écartez-vous en donc". Le fait de s’écarter d’une chose est plus fort que de l’abandonner et il englobe la pression du vin, son transport, sa vente et tout ce qui s’y apparente. Ibn Jarjân dit : "Tout ce que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit se retrouve dans le Coran et y trouve son origine qu’elle soit proche ou lointaine, qu’elle soit comprise par certains, ou qu’elle échappe à d’autres car le Très Haut a dit : Nous n’avons rien omis dans le Livre" En définitive, il n’y a rien dans la sunnah qui sort du cadre du Coran et encore moins qui le contredit ou s’oppose à lui. Néanmoins, elle détaille ce qu’il a globalisé, spécifie ce qu’il a généralisé et restreint la portée de ses énoncés généraux. Louanges à Allâh au début et à la fin de toute chose. P.-S. Traduit de l’arabe du site qaradawi.net Notes [1] Le tawâtur désigne la transmission concordante d’une génération aux générations suivantes grâce à un grand nombre de transmetteurs dans chaque génération. [2] La transmission dite des âhâd, par opposition au tawâtur, désigne la transmission sur la base d’un petit nombre de transmetteurs. [3] Un homme et une femme sont dits étrangers l’un par rapport à l’autre quand ils n’ont pas de lien de parenté interdisant le mariage entre eux. Seuls les entretiens dans un lieu public ou en présence d’autres gens sont licites. |
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| La sunnah prophétique mardi 17 juillet 2001 Malgré cela, notre communauté fut éprouvée - autrefois et aujourd’hui - par un groupe faible en effectif, faible en outillage et compétence, au savoir très limité et à la langue manifestement longue. Ils ont prétendu que nous n’avons nullement besoin de la Sounnah, que le Coran nous permet de nous passer d’elle et qu’il est, seul, la source de toute la religion en termes de croyances, lois, concepts et valeurs, éthique et bonnes manières. Les soupçons suscités par les ennemis de la sunnah Ils se sont basés dans ce qu’ils prétendent - à la manière de toute personne soutenant une innovation ou un égarement - sur des arguments spécieux qu’ils ont pris pour des preuves alors qu’elles sont réfutées par les preuves des savants dont la terre ne désemplit pas. Ceux qui prétendent être les gens du Coran et ses défenseurs s’appuient sur ce qui suit : La Parole d’Allâh : " Nous n’avons rien omis d’ écrire dans le Livre " et " Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose ". Le fait qu’Allâh - Exalté soit-Il - se charge de garder le Coran et pas la Sounnah : " En vérité c’est Nous qui avons révélé le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien" Le Prophète, paix et bénédictions d’Allâh sur lui, a assigné des scribes pour inscrire le Coran depuis que Jibrîl est venu le lui enseigner. Ils furent connus sous le nom de " scribes de la révélation " [kuttâb al-wahy]. Cependant, il n’en est pas de même pour le Sunnah. Il a même été établi qu’il a dit : " N’écrivez pas de ma part autre chose que le Coran ". La Sunnah a alors été infiltrée par des choses blâmables et forgées ainsi que des hadiths sans fondements, sans parler des hadiths faibles et inconsistants (wâhî) et d’autres éléments qui ne peuvent servir de preuve. Tout s’est alors mélangé si bien qu’il est impossible de distinguer ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas. Arguments des savants réfutant leurs propos Ces accusations spécieuses ne résistent guère à l’analyse scientifique et sont toutes réfutées. Le Coran montre les bases et la Sunnah détaille les lois Pour ce qui est de Sa Parole - Exalte Soit-Il : " Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose[…] " [16 :89], ce que l’on entend ici par cette " totalité " ou " exhaustivité " c’est que [le Coran] renferme tous les fondements et bases sur lesquels est bâti l’édifice de la religion en termes de Credo et de législation. Parmi ses fondements : le Messager explicite et élucide ce qui lui est révélé. En d’autres termes, la Sunnah explicite le Coran : "Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’ on a révélé pour eux et afin qu’ ils réfléchissent". Nul parmi les prédécesseurs ni les contemporains a compris que l’exposé explicite du coran est un exposé détaillé. Comment peut-il en être autrement, tandis que la première œuvre de culte, la première obligation quotidienne, le plus grand rite en Islam - la prière - n’est nullement détaillée dans le Coran : ni le nombre de prières, ni leurs horaires, ni le nombre d’unités [rak`ât], ni leurs modalités, ni leurs détails, ni leurs conditions et piliers. Tout cela est connu par la Sunnah, et fait partie de ce qui est connu par nécessité dans la religion [ma`lûmun min ad-dîni bid-darûrah]. |
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| La préservation du Coran exige celle de la Sunnah Sa Parole - Exalté Soit-Il : " En vérité c’est Nous qui avons révélé le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien" prouve la préservation du Coran en lui-même, et prouve ipso facto la préservation de la Sunnah qui explicite le Coran car la préservation de l’objet explicité inclut et exige la préservation de ce qui l’expose et explicite, et cela est une partie intégrante de la préservation comme l’a montré l’Imâm Ash-Shâtibî qu’Allâh l’agrée. La préservation a deux composantes : d’une part, une composante matérielle qui est la préservation des mots, des expressions qui ne sont ni oubliés, ni supprimés ni changés, et d’autre part, une composante sémantique, qui est la préservation du sens qui n’est ni falsifié, ni défiguré ni altéré. Allâh ne S’est pas chargé de garder tous les Livres Sacrés précédents. Il a confié cette responsabilité aux gens qui les ont reçus mais ils ont failli à ce devoir. Ces livres ont donc subi deux types de falsification : une falsification de la lettre qui n’est autre que le changement des termes ou la substitution de mots à la place d’autres ou leur suppression, et d’autre part, une falsification du sens par des interprétations qui éloignent de ce qu’Allâh - Exalté soit-Il - a voulu. Quant au Coran, Allâh l’a préservé de ces deux falsifications : l’explication et l’exposé prophétique dans la Sounnah est une partie intégrante de la présevation du Livre par Allâh - Exalté Soit-Il - et une attestation de la véridicité de Sa Promesse à ce sujet : " À Nous, ensuite incombera son explication " [75 :19] L’étude scientifique de l’Histoire prouve aux musulmans la véridicité de ce fait : Allâh - Exalté Soit-Il - a préservé la Sunnah de Son prophète de même qu’il a gardé son noble Livre. Il y eut à chaque époque des gardiens éveillés qui ont porté l’étendard de la mission prophétique et l’héritage du Message. Ils les ont transmis à la postérité comme des flambeaux lumineux, des signes de guidance, en témoignant de la véridicité de cette prophétie du Prophète Elu et cette bonne annonce qu’il fit : "Porteront cette science les justes de chaque génération. Ils en écarteront les falsifications des exagérateurs, l’usurpation des prévaricateurs et l’interprétation des ignorants". Les phases de l’inscription de la Sunnah Il est vrai que le Prophète - paix et bénédiction d’Allâh sur lui - n’a pas assigné à la Sunnah des scribes pour l’inscrire comme cela était le cas pour le Coran. Il a même interdit, au début, d’inscrire autre chose que le Coran afin que les énergies se dirigent vers l’inscription du Coran par manque de scribes, par manque de matériel d’écriture, par sa diversité et sa difficulté et également de crainte que le Coran ne se mélange avec d’autres écrits. Toutefois, il a fait écrire des choses importantes pour qu’elles soient transmises comme les manuscrits sur les aumônes, des diyât et d’autres. Il a également autorisé certains compagnons d’inscrire ses dires comme `Abdullâh Ibn `Amr et d’autres. En outre, il a incité à transmettre les hadiths avec précision et loyauté à celui qui ne les a pas entendus. Cela est indiqué dans un hadith largement connu : " Qu’Allâh honore une personne qui a entendu ma parole, l’a comprise et l’a transmise comme il l’a écoutée. Il se peut qu’une personne à qui cela est transmis soit plus douée que celui qui l’a entendue " et dans une version : "il se peut qu’une personne porte le savoir à une personne plus savante qu’elle". Les chercheurs spécialisés ont acquis la certitude que l’inscription de la Sunnah n’a pas commencé au début du 2e siècle hégirien comme le prétendent certains. L’inscription de la Sunnah a connu des phases : elle a commencé du vivant du prophète puis s’est développée du temps des compagnons, puis au cours des générations qui les ont suivis, comme le prouvent les études scientifiques objectives. |
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| Sunnah et de sa purification Il est certain que des gens ont menti volontairement sur le compte du Messager d’Allâh, paix et bénédictions d’Allâh sur lui - pour diverses raisons. Ils ont mérité par ce geste leur place au sein de l’Enfer. Nulle surprise en cela, il y a même des gens qui ont menti sur le compte d’Allâh et certains ont prétendu avoir reçu une révélation alors que rien ne leur a été révélé ! Mais il est certain que les savants de la Ummah et les experts de la Sunnah ont fait face à ces charlatans en dévoilant leur oeuvre malfaisante, et en faisant éclater au grand jour leurs propos falsifiés. On dit à l’Imâm `Abdullâh Ibn al-Mubarak : " Que faire de ces hadiths sont forgés ? " Il dit : "Vivent pour eux les grands experts !" Manifestement, les grands savants et les critiques ont voué leurs vies pour lutter contre les hadiths forgés, les poursuivant tels des experts en quête des faux billets circulant dans les marchés. Il se peut qu’ils se répandent chez quelques gens du commun, transmis d’une main à l’autre. Il se peut qu’ils se soustraient aux regards éveillés dans un moment d’inattention. Mais, très vite, ils finissent par être détectés et leur falsification et tricherie sont alors dévoilées. Les savants du Hadith ont établi des règles rigoureuses. Ils ont érigé des phares de guidance et ont fondé les sciences du Hadith et de sa terminologie. Ils ont mis des conditions pour l’acceptation un hadith que nous avons déjà évoquées. Nulle autre communauté n’a fait cela pour préserver le patrimoine de son prophète et le protéger contre la perte et la falsification. Certains ont prétendu que les hadiths authentiques se sont mélangés avec les hadiths faibles si bien que tout s’est emmêlé. Ce n’est qu’une affirmation gratuite de ceux qui n’ont pas sondé les océans de cette noble science, ceux qui n’en ont pas exploré les profondeurs, ceux qui ne se sont pas penchés sur les efforts colossaux fournis par des esprits très doués, par des talents raffinés et extraordinaires qui ont offert leurs vies pour défendre, clarifier et servir le Hadith. Ils ont ainsi fondé les Sciences des Hommes [`Ilm ar-Rijâl], des Classes [at-Tabaqât], les Biographies des gens de confiance, des gens agréés en matière de narration, les faibles, les critiqués [majrûhîn]. Ils ont composé pour cela près de quatre-vingt-dix sciences connues sous le titre global de Sciences du Hadith. Ces sciences sont pour le Hadith ce que les "Fondements" (al-usûl) sont pour la jurisprudence (al-fiqh). Ils ont donc distingué les hadiths authentiques du reste et ont accordé une grande importance aux hadiths traitant des commandements légaux et des lois. Ils ont également composé des ouvrages traitant des hadiths faibles et des hadiths controuvés (forgés). Ils en ont fait de même avec `Ilal al-hadîth (les défauts du Hadith) et leurs critiques. L’Histoire n’a jamais enregistré pour une communauté la sauvegarde et la préservation du patrimoine de son Prophète comme pour cette communauté dont le message scelle les missions prophétiques. Le fait qu’il y ait des hadiths controuvés ne légitime aucunement le fait de jeter tous les hadiths dans la corbeille. Une personne douée de sens demanderait-elle la suppression de toute vraie monnaie et son interdiction dans les transactions, ou l’annulation de sa valeur, parce que certains tricheurs ont usé de faux billets et les ont propagé chez quelques gens inattentifs ?! Faire l’économie de la Sunnah et se contenter du Coran est une entorse au Coran lui-même De plus, ceux qui prétendent délaisser la Sunnah et ne retenir que le Coran contredisent, en tout premier lieu et de façon fort explicite, le Coran lui-même. Le Coran a ordonné d’obéir au Prophète, en juxtaposant l’obéissance au Prophète à celle d’Allâh, et ce dans plusieurs nobles versets. Citons donc quelque-uns de ces versets ordonnant l’obéissance au Prophète en même temps que l’obéissance à Allâh : " Obéissez à Allah, obéissez au Messager, et prenez garde ! Si ensuite vous vous détournez… alors sachez qu’ il n’ incombe à Notre messager que de transmettre le message clairement. " [5 :92] "Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah et à Son messager et ne vous détournez pas de lui quand vous l’ entendez " [8 :20] "Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-l’objet de votre dispute à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation " [4 :59] Si l’obéissance au Prophète signifiait se conformer au Coran uniquement, le fait de juxtaposer l’ordre d’obéir au Messager à l’ordre d’obéir à Allâh n’aurait aucun sens. Or la juxtaposition nécessite la différence [entre les objets juxtaposés]. L’ordre d’obéir à Allâh ainsi qu’à son prophète apparaît dans de nombreux versets signifiant qu’il s’agit là de deux obéissances distinctes. Le savantissime Ibn Al-Quayyim a tenu des propos précieux au sujet du verset de sourate An-Nisâ’ que nous avons mentionnés [4 :59]. La majorité des jugements légaux du Fiqh se réfèrent à la Sunnah La vérité qui ne fait aucun doute est que la majeure partie des lois - autour desquelles gravitent la jurisprudence dans les diverses écoles juridiques reconnues - sont établies par la Sunnah. Quiconque consulte les livres de jurisprudence s’en rend compte de façon très manifeste ! Et si nous supprimions les traditions prophétiques, ce qui en découle et ce qui en a été déduit dans notre patrimoine juridique, il ne nous resterait plus grand chose en matière de jurisprudence !! C’est pour cela qu’une étude analytique de la Sunnah - qui est la preuve qui occupe le second rang après le Coran - se trouve dans tous les livres des Fondements du Fiqh et dans toutes les écoles juridiques reconnues. Dans cette étude analytique fouillée, sont traités l’autorité religieuse de la Sunnah, ses preuves, les conditions de son acceptation, ses implications, ses branches et d’autres thèmes que nul étudiant n’ignore. Comme je l’ai dit, ceci s’applique à toutes les écoles juridiques, de l’école d ’Abû Dâwûd et Ibn Hazm Adh-Dhâhirî jusqu’à Abû Hanîfah et ses disciples connus sous le nom de l’école de l’opinion dans l’Histoire de la jurisprudence islamique. P.-S. Traduit de l’arabe du site qaradawi.net |
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| Citation:
Tu innondes le Forum de copié/collé...Essaie de résumer ton idée ya akhi...Je ne crois pas que les bladinautes prennent le temps de tout lire! Un forum n'est pas fait pour exposer des pages et des pages... ![]() |
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| Citation:
baraka allahoufik ya akhy houraira ![]() |
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| Wa fiki baraka, je savais bien qu'il y avait des musulmans dans ce forum,ça fait plisir |
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| Les catégories de la sunnah samedi 10 décembre 2005 D’après les savants du Hadîth, la sunnah se subdivise en trois catégories selon sa nature : la sunnah verbale, la sunnah pratique, et la sunnah approbative. [1] La sunnah verbale est la catégorie la plus abondante. À titre d’exemple, on rapporte d’après Mujâhid que le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit : « Point de testament en faveur d’un héritier ». [2] Un autre exemple réside en la parole du Messager — paix et bénédictions sur lui — : « Ô gens, craignez Allâh et soignez vos invocations, prenez ce qui est licite et abstenez-vous de ce qui est illicite. » [3] La sunnah pratique correspond aux actes du Prophète — paix et bénédictions sur lui — rapportés par les Compagnons comme l’accomplissement des cinq prières avec leurs piliers, leurs rites surérogatoires, et leurs formes, ou encore l’accomplissement des œuvres cultuelles telles que le pèlerinage, le jeûne, la zakât et tout noble acte accompli par le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. On peut illustrer la sunnah pratique par les narrations rapportées de la part des Compagnons et des Mères des Croyants concernant les actes et les états du Messager — paix et bénédictions sur lui — dont la narration d’après `Atâ’ Ibn Yasâr selon laquelle : « Un homme embrassa son épouse pendant qu’il jeûnait avant de le regretter vivement. Il envoya son épouse s’en enquérir. Celle-ci se rendit auprès de la Mère des Croyants Umm Salamah et lui exposa son histoire. Umm Salamah lui répondit : “Le Messager d’Allâh embrasse pendant qu’il jeûne.” La femme s’en retourna auprès de son mari et l’en informa, ce qui augmenta son dépit. Il dit : “Nous ne sommes pas comme le Messager d’Allâh ; Allâh autorise ce qu’Il veut à Son Messager.” La femme retourna voir Umm Salamah et trouva le Messager d’Allâh chez elle. Le Messager d’Allâh s’enquit : “Que veut cette femme ?” Umm Salamah l’informa de sa requête. Il dit : “Peux-tu lui dire que moi aussi je le fais ?” Umm Salamah dit : “Je le lui ai dit. Elle s’en retourna auprès de son mari et l’en informa. Ce dernier n’en fut que plus dépité et dit : ’Nous ne sommes pas comme le Messager d’Allâh ; Allâh autorise ce qu’Il veut à Son Messager.’” Fâché, le Messager d’Allâh dit : “Par Allâh, je suis d’entre vous celui qui craint le plus Allâh et celui qui connaît le mieux les limites qu’Il a tracées.” » [4] La sunnah approbative correspond aux choses que le Messager — paix et bénédictions sur lui — approuva parmi les actes et les paroles des Compagnons. Par exemple, les choses qui eurent lieu en sa présence qu’il ne condamna point, qu’il s’abstint de commenter, ou qu’il approuva exprimant son appréciation et son adhésion. Cela est considéré comme une approbation. Dans ce chapitre, on rapporte d’après Abû Sa`îd Al-Khudrî — qu’Allâh l’agrée — que : « Deux hommes partirent en voyage sans emmener d’eau avec eux. Lorsque l’heure de la prière arriva, ils firent les ablutions sèches et accomplirent la prière. Puis, ils arrivèrent à un point d’eau avant la fin du temps imparti pour la prière ; l’un d’eux refit la prière et les petites ablutions, et l’autre ne refit rien. Puis ils se rendirent auprès du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — et lui racontèrent ce qui leur était arrivé. Il dit à celui qui n’avait pas refait (sa prière) : “Ton choix est conforme à la sunnah.” Il dit à l’autre : “Ta rétribution est double” ». [5] Traduit de l’arabe du livre de Dr Ahmad `Umar Hâshim, As-Sunnah An-Nabawiyyah wa `Ulûmuhâ, éditions Gharîb, ISBN 977-172-232-8. Notes [1] Usûl Al-Fiqh du Professeur Mohammad Abû Zahrah, page 105. [2] Rapporté par Ash-Shâfi`î dans Al-Umm, volume 4, p. 27 ; par At-Tirmidhî, volume 2, p. 16, aux éditions Bulâq, d’après le commentaire d’Al-Mubârakfûrî, volume 3, p. 189 par la voie de Ismâ`îl Ibn `Ayyâsh, At-Tirmidhî commenta : « Hadîth bon et authentique » ; dans Fath Al-Bârî volume 5, p. 278, dans Musnad Ahmad, volume 5, p. 267 ; par Abû Dâwûd, volume 3, p. 73, Ibn Mâjah, volume 2, p. 83, toutes ces références par la voie d’Ismâ`îl Ibn `Ayyâsh. L’Imâm Ahmad dit : « La narration d’Ismâ`îl Ibn `Ayyâsh d’après les Syriens (Ash-Ashâmiyyûn) est authentique. » Ibn Hajar commenta dans Fath Al-Bârî : « Ce récit appartient à ses narrations d’après Shurahbîl Ibn Muslim, qui est un Syrien fiable ; la chaîne de narration est donc authentique et sans faille. » Ce hadîth fut également rapporté par An-Nasâ’î, volume 2, p. 128 par la voie de Qatâdah avec une légère différence et par Ad-Dârimî, volume 2, p. 301 revu par M. `Abd As-Salâm Yamânî. [3] Rapporté par Ibn Mâjah d’après Jâbir, volume 3, p. 3, par Al-Hâkim dans Al-Mustadrak, volume 2, p. 4 qui le déclara authentique selon les critères de Muslim, et par Al-Mundhirî dans At-Targhîb, volume 3, p. 7 avec la mention de l’authentification d’Al-Hâkim de ce hadîth. [4] Al-Muwatta' p. 124, aux éditions du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques. Az-Zurqânî dit dans son commentaire Sharh Al-Muwatta’, volume 2, p. 92 : `Abd Ar-Razzâq a assuré la continuité de sa transmission avec une chaîne de garants authentique d’après `Atâ’ d’après un homme Ansârite. Il fut également rapporté par les deux Sheikhs (Al-Bukhârî et Muslim) : Fath Al-Bârî, volume 4, p. 131, par Muslim dans son Sahîh, volume 1, p. 305 selon `Umar Ibn Abî Salamah. Une variante similaire fut rapportée par l’Imâm Ahmad, dans son Musnad, volume 5, p. 43 et dans Majma` Az-Zawâ’id, volume 3, p. 166, Al-Haythamî commenta : Ses narrateurs sont ceux du Sahîh, et par Ad-Dârimî, volume 1, p. 345, avec un énoncé similaire, version revue par M. `Abd Allâh Yamânî. [5] Rapporté par Abû Dâwûd d’après Abû Sa`îd Al-Khudrî, volume 1, p. 93, édition revue par le Professeur Mohammad Muhyî Ad-Dîn, et dans Subul As-Salâm, volume 1, p. 97, par An-Nasâ’î. |
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| Le devoir d’obéir au Messager de son vivant Du vivant du Messager d’Allâh - que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui, les compagnons apprenaient les lois islamiques à partir du Noble Coran que leur transmettait le Messager d’Allâh - que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui. Souvent, les versets coraniques révélés étaient globaux et non détaillés, absolus sans restriction. Par exemple, l’ordre d’accomplir la prière est général (mujmal) et le Coran ne précise pas le nombre d’unités dans la prière [rak`ât], ni ses modalités, ni ses horaires. De même, l’ordre de donner l’aumône légale [zakât] est absolu [mutlaq] sans restriction précisant le seuil minimum de richesse à partir duquel l’aumône légale est une obligation. Aussi, le montant de la zakât et ses conditions ne sont pas mentionnés. C’est également le cas pour de nombreuses autres lois islamiques qui ne peuvent être appliquées sans prendre connaissance d’une explication précisant leurs conditions, leurs piliers et les choses qui les annulent. Il était indispensable pour eux de retourner au Messager d’Allâh, que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui, pour connaître les lois de façon détaillée et claire. Par ailleurs, de nombreux incidents non traités par le Coran survenaient aux compagnons. Il était indispensable d’expliciter le jugement islamique dans ces situations par la voie du Messager d’Allâh, que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui, sachant qu’il transmet de la part de Son Seigneur, et qu’il est le meilleur connaisseur des finalités de la législation d’Allâh, sa voie et ses objectifs. Allâh, Exalté soit-Il, a défini dans Son Noble Livre la mission du Messager, que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui, vis-à-vis du Coran à savoir qu’il est chargé de l’expliciter, et d’expliquer ses finalités et ses versets. C’est pourquoi Allâh, Exalté soit-Il, dit dans Son Livre : "Et à toi, Nous avons révélé le Coran, afin que tu explicites aux gens ce qui a été révélé pour eux et afin qu’ ils réfléchissent" [16:44]. Allâh a également indiqué que la mission du Prophète est de montrer la vérité lorsque les gens divergent : "Et Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre qu’afin que tu leur montres clairement le motif de leur dissension, de même qu’ un guide et une miséricorde pour des gens croyants" [16:64] Dieu a rendu obligatoire le fait de se conformer au jugement du Prophète devant toute divergence : "Non !… Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle gêne de ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettront complètement" [4:65]. Il nous informe aussi que le Coran et la Sagesse furent donnés au Messager afin qu’il enseigne aux gens leur religion : "Allâh a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ ils fussent auparavant dans un égarement évident" [3:164] Le jumhûr (l’ensemble) des savants et des experts ont affirmé que "La Sagesse" est autre chose que le Coran, à savoir ce qu’Allâh a dévoilé à Son Messager comme secrets de la religion et jugements de sa législation, chose que les savants désignent par "la Sunnah". Ash-Shâfi`i, qu’Allâh lui fasse miséricorde, dit : "Il [i.e. Allâh] a mentionné "le Livre", il s’agit du Coran. Il a aussi cité "la Sagesse". J’ai entendu des savants du Coran parmi ceux que j’agrée dire : la Sagesse c’est la Sunnah du Messager d’Allâh, et ceci ressemble à ce qu’Allâh a dit, et Allâh sait mieux. En effet, le Coran fut mentionné, puis la Sagesse et Allâh a mentionné Son bienfait sur ses créatures qui est de leurs enseigner le Livre et la Sagesse, il n’est pas possible - et Allâh sait mieux- que la Sagesse ici soit autre que la Sunnah du Messager d’Allâh car elle va de paire avec le Livre et parce qu’Allâh a rendu obligatoire l’obéissance à Son Messager et a imposé aux gens de suivre ses ordres. Il n’est donc pas possible de dire que quelque chose est obligatoire sauf si c’est le Livre d’Allâh et la Sunnah de Son Messager car comme nous l’avons évoqué, Allâh a fait que la foi en Son Messager aille de paire avec la foi en Lui". |
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