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  #1  
Vieux 26/06/2007, 11h54
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Par défaut Politique marocaines: elections

On aura aussi des candidatures très particulières. Un père qui offre à son fils ou à sa fille une candidature taillée sur mesure avec un siège garanti, un mari qui offre le même cadeau à son épouse et la même générosité de la part d’un leader politique à l’égard de sa sœur.


Les élections législatives du 7 septembre prochain promettent en matière de show politique. L’animation est garantie. Il y aura de tout. Des débats d’idées, les confrontations de programmes, la lutte entre les projets sociaux antagonistes, ce qui est l’essence de toute consultation populaire dans un pays démocratique.
Mais, il y aura aussi des choses spécifiques à la campagne électorale marocaine. Des festins, des fêtes de mariages délibérément programmées en pleine campagne, des guerres entre les partis politiques pour s’arracher des notables qui, pour différentes raisons ont le siège garanti quelle que soit leur couleur politique, des démissions, des retours, des accréditations contestées…On aura aussi des candidatures très particulières. Un père qui offre à son fils ou à sa fille une candidature taillée sur mesure avec un siège garanti, un mari qui offre le même cadeau à son épouse et la même générosité de la part d’un leader politique à l’égard de sa sœur. Tout cela animera la scène politique et fournira aux médias de la matière à publier.
Mais, au-delà de ces aspects, il y aura d’autres événements qui vont marquer les prochaines élections. Des combats entre les géants qui vont s’entretuer dans les circonscriptions dites de la mort. Des leaders politiques qui ont décidé d’entrer dans des duels suicidaires pour des raisons que personne d’entre eux n’a voulu expliquer. C’est notamment le cas pour les partis de la gauche dont la plupart des grosses pointures vont se neutraliser mutuellement et finir par céder le passage à leurs adversaires idéologiques. Progressistes contre progressistes. C’est du pain béni pour les conservateurs radicaux.
Le show politique présente aussi au menu des candidatures de chanteurs, de sportifs, de fquihs et de prêcheurs…Bref, tout un spectacle.


Le 22-6-2007
Par : Omar DAHBI
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  #2  
Vieux 26/06/2007, 11h55
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Par défaut Re : Cadrage : Confrontations

Mostapha Ramid : «Ne pas utiliser les mosquées à des fins électorales»

Pour Mostapha Ramid, membre du secrétariat général du PJD, les mosquées doivent être mises à l’abri de toute surenchère partisane ou électoraliste, qualifiant de «très pertinente» la décision du ministère des Habous et des Affaires islamiques.


ALM : Le ministère des Habous et des Affaires islamiques vient de diffuser une circulaire obligeant les imams qui voudraient se présenter aux élections de s’abstenir de prêcher. Que pensez-vous de cette décision ?
Mostapha Ramid : Je trouve cette décision très pertinente, car les mosquées sont un lieu où les musulmans doivent s’acquitter de leurs devoirs envers Dieu et s’abstenir d’utiliser la mosquée à des fins politiques, à plus forte raison électorale. Les musulmans, quelles que soient leurs convictions politiques, doivent y trouver des prêcheurs qui ne font pas des discours partisans étroits. Le seul langage qui doit prévaloir dans les mosquées est celui de l’Islam, lequel unit, alors que la politique divise. Celui qui veut faire de la politique au nom d’un parti quelconque est appelé à laisser la tribune au profit d’un autre. Cela dit, je trouve insuffisante la durée d’un mois fixée par le ministère de tutelle pour que les prêcheurs désireux de se présenter au scrutin s’abstiennent de faire de la prédication. Il faut, sinon un semestre, du moins trois mois avant ce scrutin. Les prêcheurs candidats doivent dès ce mois de juin abandonner leur activité dans les mosquées.

Le Parti de la justice et développement (PJD) avait annoncé en 2002 avoir interdit à ses prêcheurs de se présenter aux élections. Cette décision est-elle toujours maintenue ?
Déjà lors des législatives de 2002, le PJD n’a présenté aucun de ses prêcheurs. Aujourd’hui, nous respectons cet engagement. On ne peut demander aux médias publics d’observer la neutralité dans les élections et ne pas faire de même en ce qui concerne les mosquées. Dieu merci, cette demande est devenue une réalité.

Le PJD compte toutefois parmi ses rangs des politiques qui sont en même temps des prêcheurs, tel que Amine Boukhobza. Que répondez-vous à ce constat ?
Amine Boukhobza a été, il est vrai, un prêcheur dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Mais, à partir de 2000, il ne l’est plus. Lors des législatives de 2002, le PJD n’a présenté aucun candidat prêcheur. Cela dit, un prêcheur peut se présenter aux élections, à condition qu’il s’abstienne de prêcher à l’approche des élections. Plus encore, il n’est pas interdit au prêcheur de traiter du sujet des élections sous réserve de ne pas le faire dans une optique partisane propagandiste. Il peut, par exemple, demander aux gens d’éviter de « vendre » leurs voix, mettre en garde contre la fraude électorale … C’est d’autant plus utile qu’il s’agit, dans le cas échéant, de moraliser l’opération électorale.

Le PJD avait été critiqué en 2002 d’avoir utilisé les mosquées à des fins électorales. Qu’en est-il exactement ?
Ce n’est pas vrai, nous avons toujours été contre l’exploitation des mosquées à des fins partisanes et électorales. Il est vrai qu’en 1997, nous n’avons pas pris cette donne en considération, mais nous nous sommes rendus conscients que les mosquées doivent se limiter à leur vocation originelle de lieux de culte et de recueillement.




Le 15-6-2007
Par : M’Hamed Hamrouch
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  #3  
Vieux 26/06/2007, 11h55
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Par défaut Re : Cadrage : Confrontations

Les prédicateurs sont astreints à une obligation de réserve politique

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a diffusé une circulaire appelant les imams à la neutralité lors des prochaines élections. Ceux qui y seront impliqués doivent démissionner sous peine de se voir congédiés.


Le ministère des Habous et des Affaires islamiques vient de rappeler aux imams l'obligation de neutralité lors des prochaines élections et pendant les mois qui précèdent le scrutin du 7 septembre 2007. Selon des sources au département de Ahmed Toufiq, une circulaire a été diffusée dans ce sens aux services extérieurs du ministère. Cette circulaire enjoint aux imams, prédicateurs et mourchidate, désireux de prendre part aux prochaines élections, de demander à être relevés, provisoirement, de leurs fonctions et un mois avant la date du scrutin. En cas de non-respect de cette circulaire, élaborée au niveau de la Direction des affaires islamiques, le contrevenant sera démis de ses fonctions.
Selon une source au ministère des Habous et des Affaires islamiques, la décision contenue dans cette circulaire fait partie des efforts déployés par les autorités pour que les lieux de culte soient à l'abri des joutes politiques et que les mosquées ne puissent servir de tribune à des fins électoralistes. Cela répond également au souci d'éviter que des élus, ou des imams engagés dans la campagne électorale, puissent influencer ou orienter les choix des électeurs lors de ce scrutin.
Les mêmes sources affirment que ce n'est pas la première fois qu'une telle circulaire est diffusée aux services extérieurs de ce département puisque l'ex-ministre Abdelkébir Alaoui M'daghri avait pris une initiative similaire juste avant les élections législatives du 27 septembre 2002. A cette époque, plusieurs candidats islamistes issus des rangs du PJD (Parti de la justice et du développement) avaient dû se plier à l'injonction du ministère des Habous et des Affaires islamiques. On peut en citer Abdellah Chbabou et Mohamed Amine Boukhoubza, deux candidats PJD de l'époque qui avaient été sommés de quitter le minbar pour plonger dans la campagne électorale.
«C'est une décision sage qui a été reconduite par l'actuel ministre Ahmed Toufiq et je pense que la majorité des imams ou des prédicateurs vont respecter cette circulaire», commente Abdelbari Zemzmi, prédicateur directement concerné par la décision du ministère des Habous et des Affaires islamiques. «Même s'il n'y avait pas eu de circulaires de ce genre, les imams consciencieux prendraient la précaution de geler leurs activités au sein des mosquées», ajoute le célèbre Alem qui a confirmé avoir l'intention de se présenter aux prochaines élections législatives dans la circonscription de Casablanca-Anfa sous la bannière du parti "Annahda Wal Fadila" (Renaissance et Vertu) de Mohamed Khalidi, l'ex-député PJD, en froid avec la formation de Saâd Eddine El Othmani. Toutefois, Abdelbari Zemzmi a précisé qu'aucune décision officielle n'a été prise dans ce sens.
Lors des précédentes élections législatives de septembre 2002, plusieurs partis, et notamment l'USFP, s'étaient plaints de l'immixtion de certains imams, dans les mosquées, dans l'orientation du choix des électeurs. Les socialistes avaient surtout protesté contre des prédicateurs accusés d'avoir ouvertement mené campagne en faveur du PJD. Ce dernier aurait d'ailleurs mobilisé, lors du même scrutin, un grand nombre de ses jeunes cadres pour investir les mosquées. Le jour du scrutin, un vendredi, les "promoteurs" des candidatures PJD s'étaient mobilisés aux portes de quelques mosquées casablancaises pour inciter les gens à voter pour le symbole de la lampe. Leur argument de vente était qu'un vote PJD équivaudrait à un vote pour la "victoire de l'Islam".
Sur plus d'une trentaine de partis politiques devant prendre part au scrutin législatif du 7 septembre 2007, au moins trois formations politiques revendiquent le "référentiel islamique" : le PJD, Annahda Wal Fadila et Al Badil Al Hadari, Hizb Al Oumma (Parti de la Oumma) n'ayant pas encore été déclaré légal. D'ailleurs, le PJD a anticipé les choses en essayant de s'attirer la sympathie des militants de Hizb Al Oumma de Mohamed Marouani et des voix qui vont avec. Récemment, Mostafa Ramid avait remué ciel et terre à propos de la non-délivrance du récépissé à Mohamed Marouani. Au Parlement, Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, a dû s'y prendre à plusieurs reprises pour expliquer qu'aucune demande dans ce sens n'a été faite aux services compétents de son département.
Reste encore une grande inconnue : les voix des membres d'Al Adl Wal Ihssane, qui dit boycotter le prochain scrutin, iraient-elle (de nouveau) au PJD?




Le 15-6-2007
Par : Mohamed Boudarham
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  #4  
Vieux 26/06/2007, 11h56
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Par défaut Re : Cadrage : Confrontations

Démenti cinglant du ministère des Affaires étrangères au PJD

Le ministère des Affaires étrangères a publié un démenti suite à la publication, par le PJD, d'un communiqué évoquant la prédisposition du Maroc d'abriter l'Africom.


L’Africom, commandement militaire américain pour l’Afrique, soulève encore des vagues. Communiqué et contre-communiqué ont ainsi marqué la journée du lundi 11 juin, alors qu’une importante délégation américaine était en visite à Rabat pour discuter de l'éventuel établissement de ce commandement au Royaume. C’est un communiqué du Parti de la justice et du développement (PJD) qui a ouvert les hostilités. Il a fait suite à une question orale d’actualité qui a été adressée au gouvernement à ce sujet. «La presse, aussi bien nationale qu’internationale, avait fait état de la disposition affichée par le Maroc pour abriter le siège de ce commandement militaire américain. C’est à partir de là que nous avons adressé notre question orale au gouvernement pour vérifier la véracité de ces informations», explique Mustapha Ramid, membre du secrétariat général du PJD et initiateur de ladite question d'actualité. Ce n’est pourtant pas aussi simple. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, qui n’a pas tardé à répondre par un autre communiqué, a démenti catégoriquement cette information «dénuée de tout fondement». Il a par ailleurs exprimé son «grand étonnement» suite à la publication par le groupe parlementaire du PJD de ce communiqué. Le département de Mohamed Benaïssa s’est même interrogé sur «les véritables intentions et les réelles motivations ayant présidé à la diffusion de ce communiqué, en particulier à l'approche de l'échéance électorale nationale de septembre prochain». Le PJD, pour sa part, nie en bloc ces allégations et tout détournement de cette question à des fins électoralistes. Dans une déclaration à ALM, M. Ramid a tenu à souligner que «ceci n’avait rien à voir avec l’approche des élections. Il s’agit là d’une question de principe». Il a par ailleurs accusé le communiqué du ministère des Affaires étrangères d’être survenu tardivement. «Le ministère aurait dû nous éviter d’aborder un tel sujet en publiant son communiqué sitôt que la question a été soulevée par les médias», insiste Mustapha Ramid. Le ministère, qui regrette pour sa part que le PJD n'ait pas jugé utile, «comme le veut la pratique en la matière et le recommande le sens des responsabilités, de s'assurer de la véracité de ces informations avant de publier ce communiqué», précise que le Maroc n’a fait aucune proposition pour abriter sur son territoire le commandement militaire américain pour l'Afrique. Le sous-secrétaire adjoint du Pentagone aux Affaires politiques, Ryan Henry, a d’ailleurs déclaré, lundi à Rabat, que le pays qui doit abriter le futur Africom «n'a pas encore été désigné» jusqu'ici par les responsables américains. Conduisant une délégation américaine au Maroc, Ryan Henry a indiqué que l'Africom a été au centre d’entretiens avec les représentants des Forces armées royales (FAR) et le ministère marocain des Affaires étrangères. La délégation américaine a cependant souligné «qu'aucune décision n'a été prise sur l'emplacement possible du personnel de l'Africom». Rappelons que l’«U.S. Africa Command», plus connu sous le nom d'Africom, prévoit de fournir aux nations africaines et aux organismes régionaux une coordination intégrée du département de la Défense pour répondre aux besoins de la sécurité et au développement. «Africom ne signifie pas qu'il y aurait des forces américaines additionnelles sur le continent», a tenu à préciser M. Henry. Il réunira ainsi une grande variété d'experts en diplomatie, en développement et en économie, mais n'inclura pas de troupes.




Le 13-6-2007
Par : Hajar DEHHANI
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  #5  
Vieux 26/06/2007, 11h57
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3 drôles de dames !
 
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Par défaut Re : Cadrage : Confrontations

Un peu comme partout en quelque sorte...
seuls le soleil et la chaleur nous rappelleront que nous sommes bien au maroc!

Juste
__________________
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est
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  #6  
Vieux 26/06/2007, 12h00
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Par défaut Re : Politique marocaines: elections

Jeunesse et démocratie : L’INJD fait son bilan

La participation des jeunes à la vie politique a été le thème de la 3ème session de l'Académie de la jeunesse et la démocratie organisée récemment à Rabat, à l’initiative du Secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse.


A la veille du prochain rendez-vous électoral, l’Institut national de la jeunesse et de la démocratie (INJD), relevant du Secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse, intensifie ses actions. Il a ainsi organisé, du 14 au 17 juin, la troisième session de formation de l’Académie de la jeunesse et de la démocratie, axée notamment sur la participation des jeunes à la vie politique. Quelque 38 jeunes ont pris part aux travaux de cette session de formation tenue à Rabat.
Cette session a en outre porté sur la formation à des questions liées aux droits de l'Homme, à l'Histoire du Maroc et aux changements politiques ainsi que sur d'autres thèmes ayant trait au genre social, précise un communiqué du Secrétariat d'Etat à la Jeunesse.
La rencontre, à laquelle ont pris part des représentants de différentes organisations de la jeunesse des partis politiques représentés au sein de l'instance nationale de l'Institut, a été marquée par l'organisation d'un débat animé par le chercheur Abdallah Saaf sur les grandes questions d'actualité.
L'Académie de la jeunesse et de la démocratie vise, à travers cette initiative, la mise à niveau de potentialités des jeunes pour une adhésion efficiente à l'action politique, ajoute le communiqué.
«Il existe un décalage entre les partis en ce qui concerne l’implication des jeunes. L’objectif de cette Académie est de créer une réconciliation politique pour le futur», explique un responsable du secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse. «Nous avons déjà gagné en établissant un contact facile entre les différentes jeunesses», a-t-il souligné.
Rappelons par ailleurs que l’Académie de jeunesse et de la démocratie forme, chaque année, plus de 500 jeunes en matière politique. «Nous avons en fait réussi à créer une dynamique chez les jeunes qui bénéficient d’une grande indépendance. Ce sont d’ailleurs eux qui s’occupent du choix et de la définition des axes à discuter lors des sessions de formation et l’institut s’occupe uniquement du volet organisationnel», explique ce même responsable.
L’Académie de la jeunesse et de la démocratie prévoit l’organisation d’autres sessions de formation au titre de l’année 2007. Notons que l’année 2006 a été marquée par l’organisation de six sessions de formation, en partenariat avec le Forum Citoyenneté.



Un institut pour former les futurs politiciens

L'Institut national de la jeunesse et de la démocratie (INJD) a pour mission de contribuer à la formation des jeunes adhérents aux partis politiques (moins de 30 ans), en les dotant des instruments de base au niveau des connaissances en matière politique. Cette structure est ouverte à tous les jeunes affiliés aux partis, toutes tendances confondues. C'est aussi un espace de rencontres, de débats et d'échanges d'idées pour s'initier davantage à la vie politique et aux principes de la démocratie et de la citoyenneté.
L’institut vise en effet à renforcer les programmes de formation des jeunes dans le domaine politique, à consolider les valeurs de la démocratie parmi les jeunes ainsi qu’à développer l'esprit de leadership.




Le 25-6-2007
Par : Hajar DEHHANI
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  #7  
Vieux 26/06/2007, 12h54
 
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Par défaut Re : Politique marocaines: elections

Fiscalité: L’Istiqlal fait les yeux doux au patronat

· IS, IR, TVA: Réforme rime désormais avec la baisse des taux

· CGEM: 35% d’IS, c’est trop élevé et ce n’est pas compétitif

UN IS à 4 planchers: 2,5%, 15%, 25% et 35%, un IR plafonné à 40% et une TVA ramenée à 18%. Voilà les principales promesses électorales de l’Istiqlal, côté fiscalité.
L’assortiment de l’impôt sur les sociétés en étages est l’illustration de la volonté de «faire de l’impôt un usage intelligent», affirme Nizar Baraka, membre du Comité exécutif du parti. Il s’agit d’orienter la dépense fiscale là où elle peut «booster» l’offre dans une logique de relance sectorielle et territoriale.
La mise en place d’un IS à 2,5%, destiné aux entreprises de l’informel, a pour objectif de les inciter à opérer dans la légalité. Une sorte de fiscalité entrée de gamme pour éduquer ces entreprises à l’acte citoyen de payer l’impôt. «Toutefois, elles n’y auront droit qu’en contrepartie d’un strict respect de la législation sociale», précise Mustapha Hanine, président de la Commission finance et développement économique au Parlement.
Ce taux initiateur aura été l’innovation du jour puisque, jusqu’au vendredi 15 juin, Baraka défendait, sur les colonnes de L’Economiste, trois taux d’IS seulement.
Les entreprises au bénéfice allant de 100.000 à 1 million de DH se verront appliquer un taux de 15%. Le taux de 25% est destiné aux sociétés dont le bénéfice est compris entre 1 et 10 millions de DH. Par le biais de ce taux, l’Istiqlal affirme vouloir donner un coup d’amorce aux PME (classe moyenne des entreprises). Le taux de 35% est réservé aux entreprises dont le bénéfice dépasse les 10 millions de DH.
La baisse de l’impôt sur le revenu va dans le même sens de favoriser la classe moyenne. Il s’agit de réhabiliter le pouvoir d’achat et de doper la consommation des ménages. La tranche intermédiaire sera, ainsi, imposée à un taux de 35% au lieu de 40% actuellement. La TVA sera de 18% au lieu de 20%. Un point au-dessus du 17% annoncé, auparavant, par Nizar Baraka sur nos colonnes.
Délai de réalisation de cette réforme: 4 ans. Mais avant de passer à la réforme proprement dite, il sera procédé à l’organisation d’un recensement économique, premier du genre. De plus, la refonte du système fiscal sera soutenue par une campagne de publicité au budget, conséquent, de 20 millions de DH. On imagine le slogan: «l’impôt n’est pas une punition».
Le Parti de l’Istiqlal ne dit pas combien va coûter la réforme aux caisses de l’Etat ni comment compte-t-il la financer. Mais Adil Douiri, ministre du Tourisme, précise que si les entrées d’impôts escomptées ne sont pas au rendez-vous, le robinet fiscal sera fermé. Les entreprises devront alors jouer le jeu.

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CGEM ré-actions



Les professionnels ont souligné que la logique de la réforme était conforme à leur vision. Le parti et les entreprises disent désormais, en chœur, oui à la baisse de l’impôt (IS, IR et TVA). Mais, les réactions de ses dernières n’allaient pas tout à fait dans le sens de l’approbation totale des promesses du parti. D’abord, «il faut faire plus simple et ne retenir que deux taux d’IS: l’un pour attirer l’informel et l’autre pour les autres entreprises», explique Saâd Bendidi, PDG de l’ONA. Le morcellement de l’impôt pourra tenter certaines sociétés d’adopter des comportements tordus pour faire en sorte de toujours se retrouver dans la tranche des moins taxées. «De plus, pour attirer les IDE il faut afficher des taux qui soient, au moins, aussi attrayants que ceux de nos concurrents immédiats», poursuit Bendidi.
Ils font du 27% comme taux d’IS, selon le benchmark réalisé par la CGEM auprès d’un échantillon de 133 pays. Pour l’organisation patronale, le taux de 35% reste, donc, trop élevé. Ensuite, il faut aussi permettre la restructuration des entreprises sans frottement fiscal, notamment dans les cas de fusions et acquisitions. Enfin, «il faut s’attaquer au sable dans le moteur que représente la réglementation des changes», martèle Moulay Hafid Elalami, patron des patrons, sans oublier «le dinosaure de l’Education nationale».
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  #8  
Vieux 26/06/2007, 12h55
 
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Par défaut Re : Politique marocaines: elections

Législatives 2007

Le package des socialistes

· Forsa, Amal talib, habitat pour tous, Plan Envol…

· Chaque mesure est chiffrée avec résultats escomptés

Un package et une batterie de mesures liées les unes aux autres. Chacune des mesures est chiffrée avec une projection sur le résultat escompté et un échéancier précis, affirme-t-on à l’USFP.
Six grands axes constituent désormais l’ossature principale du programme électoral. L’entreprise figure au cœur du programme socialiste. Elle est aussi placée au centre de la croissance, explique Ahmed Chami, ex-patron Microsoft MENA et actuel DG Assaada. Le second volet des priorités porte sur la relance du pouvoir d’achat des couches défavorisées et de la classe moyenne. Cœur de cible: «45% de la population qui sont soit pauvres, soit défavorisés», rappelle Chami en citant les chiffres du HCP.
«C’est une approche combinée. L’idée est d’allier une politique de l’offre à une politique de la demande», ajoute ce cadre socialiste.
Pour y arriver, trois objectifs majeurs ont été arrêtés: primo, doubler le PIB par habitant dans 10 ans. Secundo, créer 2 millions d’emplois en 5 ans. Tertio, diviser par deux le nombre de pauvres sur 10 ans. Ce dernier objectif s’inscrit parfaitement dans le référentiel social-démocrate du parti. Cinq leviers permettront, selon les usfpéistes, de parvenir aux objectifs tracés. Des leviers liés directement à l’entreprise, son écosystème et à son environnement macroéconomique. Il s’agit aussi d’enclencher une nouvelle dynamique au niveau de l’Etat et de la gouvernance. Vient ensuite la promotion de la R&D suivie du triptyque éducation-formation-ressources humaines. Pour traduire ces leviers dans la réalité, l’USFP compte lancer plusieurs programmes. A leur tête: le Small Business Act. Une formule et un cadre législatif qui consistent à mettre à niveau le tissu des PME-PMI pour atteindre la taille critique, moderniser la gestion et accroître la compétitivité et la formation. Un réeingineering qui a fait ses preuves dans le tissu des PME aux Etats-Unis il y a quelque 20 ans. Cette mise à niveau devra porter sur 5.000 entreprises en 5 ans selon un cahier des charges bien défini. En contrepartie, ouvrir l’accès des PME aux marchés publics. 15 à 20% des marchés publics devront être réservés à la PME.
Autre formule annoncée, le Plan Envol. C’est une mesure qui devra réorienter vers les métiers de demain et accompagner Emergence. Le parti estime que le plan Emergence est positif, mais la cadence devra aller crescendo avec la création d’emplois à très forte valeur ajoutée. D’où l’effort en faveur de la R&D. Le Plan Envol consistera à doubler le budget de la recherche pour arriver à 1,5% du PIB contre 0,7% actuellement. L’USFP compte lancer le Plan Administration Virtuelle. L’objectif est de parvenir à zéro contact et dématérialiser les procédures. Une mesure appliquée actuellement en Lettonie, fait remarquer Chami.
Sur le plan social, le parti compte lancer l’opération «Forsa». Comme son nom l’indique, c’est une opportunité. Un procédé qui a fait ses preuves au Mexique et au Brésil. Il consiste à verser directement 500 DH par mois et par ménage. «Ce n’est pas de la charité!» préviennent les usfpéistes. C’est une distribution directe d’argent conditionnée. L’idée consiste à aider plus de 800.000 foyers qui touchent moins de 16 DH par jour et par personne. En plus de la classe dite vulnérable: «45% de la population gagnent en dessous de 20 DH par jour et par personne». Une réponse à un besoin immédiat pour sortir de la vulnérabilité, dit-on. Le principe consiste à financer les 2/3 par l’Etat. Le financement est possible en puisant dans l’augmentation des recettes fiscales générée par la croissance ainsi que par une diminution de certaines dépenses fiscales. Le tiers restant sera assuré par les contributions d’ONG et autres aides internationales. Les étudiants ont aussi leur place dans le programme. Les nouveaux bacheliers et autres étudiants bénéficieront d’un programme baptisé: Amal talib. Une formule qui garantit des prêts bonifiés pour financer des études supérieures. L’Etat devra garantir ces prêts et subventionnera une partie des taux d’intérêts pour les crédits bancaires. L’étudiant pourra donc poursuivre sa formation dans la filière de son choix, au Maroc ou à l’étranger, sans soucis liés au coût. Cette mesure devra générer, selon les usfpéistes, un gain net de 500 millions de DH sur 5 ans. La dernière mesure sociale est liée au logement. L’acquisition d’un bien immobilier coûte très cher aux classes moyennes. Pour pallier cette situation, les socialistes comptent libérer le foncier en imposant des taxes sur les terrains non bâtis. Cette mesure est baptisée «Habitat pour tous: Sakane liljamaia».
A la base du programme, le parti a répondu à des équations. De là, des propositions concrètes ont été formulées. La réponse à la 1re équation porte sur les ressources naturelles (eau, énergie…) comme un moyen de croissance. Pour Taha Balafrej, «certes le concept de développement durable est galvaudé dans le monde, mais il a encore toute sa signification au Maroc». A cet effet, l’USFP compte lancer une série de chantiers et des investissements dans des stations d’épuration, de dessalement… «Nous voulons que le Maroc soit à l’avant-garde en nouvelles technologies de l’eau et de l’énergie. D’ici 2012, nous comptons assurer l’approvisionnement électrique de Marrakech exclusivement à partir de l’énergie solaire», annonce Balafrej. Séville s’est fixé le même objectif à l’horizon 2012. L’environnement et le développement durable occupent une place de choix dans le programme de l’USFP (une politique de la ville, forêts, monde rural…) La religion a aussi sa part dans le programme. «Nous avons notre mot à dire dans la gestion et la réforme du champ religieux », annonce-t-on. Le credo des socialistes est d’étendre davantage le champ des libertés, lutter contre les extrémismes, l’obscurantisme… «Il ne faut surtout pas que le champ religieux soit le monopole du champ politique», prévient-on. Allusion faite vraisemblablement au PJD. La société civile est appelée à évoluer vers un mouvement profond, de proximité qui s’appuie sur le tissu social pour affronter l’obscurantisme, l’exclusion et le «populisme» de ceux qui caressent dans le sens de la barbe.

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Communication et débat d’idées



Après validation du programme, la formation socialiste compte mettre les bouchées doubles pour communiquer «et vendre son programme». Le parti compte impliquer et multiplier les rencontres avec les médias, des supports ciblés (presse écrite, TV, radio...) dans un débat d’idées autour du programme. Un débat ciblé et adapté selon le positionnement et l’intérêt de chaque support. Parallèlement, des présentations du programme seront effectuées par des cadres du parti à travers tout le Maroc. Le Net sera aussi investi à travers des forums et témoignages interactifs, broadcasting, en plus d’un livret de 40 pages qui synthétise et vulgarise le programme. Par ailleurs, un document synthétique sera distribué avec quelque 50 mesures qui retracent la vision globale. Enfin des spots publicitaires pour toucher un large public.



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Service citoyen bénévole



La femme figure aussi en bonne place dans le programme. «L’émancipation de la femme devra représenter des opportunités de développement», estime-t-on au parti. Pour les jeunes, des idées très audacieuses ont été avancées. Elles portent essentiellement sur l’encouragement des initiatives par des prix de mérite national à décerner chaque année, des cartes Jeunes de réduction (train, transport en commun, cinéma, théâtre, estivage…). La formation socialiste compte aider à la formation de 100 groupes de musique par an pour accompagner la vague de musiciens actuelle et promouvoir l’art et les festivals. En plus de la proposition d’un «service citoyen bénévole» pour les lauréats d’universités. Ces derniers seront principalement mis à contribution dans l’alphabétisation moyennant une bourse sur 2 ans. L’USFP compte promouvoir l’amazigh avec un statut de langue nationale enseignée dans les universités. Le budget du département de la Culture est appelé à passer de 0,64% à près de 3%.
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Villepin suggère à Sarkozy de "bien réfléchir" en matière de politique étrangère Nbarch Au fil de l'actu 3 08/10/2006 22h42
les élites françaises ont-elles encore un projet politique? zawad Forum Général 2 03/12/2005 16h46



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