Les Maghrébins de la police, des flics banalisés


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Général


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 03/07/2007, 16h12
Avatar de kalaloly
Co-Webmaster
 
Date d'inscription: juillet 2002
Âge: 26
Messages: 17 888
Par défaut Les Maghrébins de la police, des flics banalisés

Le constat est unanime: ils seraient de plus en plus nombreux, les candidats issus de l’immigration maghrébine ou africaine à intégrer la Police nationale. Pourtant, à en juger par les chiffres tirés du rapport sur l’égalité des chances remis par le sociologue et ancien ministre Azouz Begag en décembre 2004 à Dominique de Villepin, cela demeure insuffisant: sur 11000 adjoints de sécurité, seuls 5 à 15 % auraient des origines maghrébines ou africaines, et ils représenteraient moins de 1 % des commissaires de police. Plus on grimpe les échelons, moins on trouve de responsables issus des “minorités visibles”, selon l’appellation désormais d’usage. Si ces chiffres sont encourageants, ils restent encore faibles, et l’initiative de Jean-Pierre Chevènement, qui avait créé en 1998, dans le cadre des emplois-jeunes, des adjoints de sécurité (ADS) censés ouvrir la police aux jeunes des quartiers, semble avoir en partie échoué.

N’est-ce pas là le signe d’une discrimination, sans doute inconsciente, mais pourtant réelle? Que ce soit lors des épreuves de sélection ou pendant les premiers mois d’activité où ils apprennent à dépasser les préjugés, les recrues d’origine maghrébine sont souvent confrontées à cette méfiance. Les personnes interrogées, même si elles se sentent aujourd’hui intégrées à leurs divisions respectives, ont connu à un moment ou un autre ce racisme latent, inavoué. Pour autant, elles n’ont pas le sentiment de devoir en faire plus que les autres – ce serait se justifier – ni d’avoir une mission particulière, comme pacifier le rapport avec les jeunes issus de l’immigration, et rehausser ainsi l’image désastreuse de la police. Au contraire, leurs témoignages abondent dans le même sens: ils se disent avant tout français, et ne se sentent pas stigmatisés. Mais d’autres sons de cloche se font aussi entendre, à l’instar de celui de Jamel Boussetta, dont le livre sur la police a provoqué beaucoup de remous. Diversité Flics et Maghrébins: il y a encore quelques années, le phénomène était marginal, il est aujourd’hui devenu courant. Comment vit-on ce métier quand on est issu des “minorités visibles” ? Eclairages sur une question qui n’est plus taboue.

Les parents des jeunes que j’arrête viennent plus naturellement vers moi

Slimane Degmani, Chef de brigade de sûreté urbaine

Entré dans la police nationale à 20 ans, en 1988, Slimane Degmani a gravi les échelons et s’apprête aujourd’hui à passer le concours pour devenir commissaire. Algérien d’origine, Slimane a accepté de nous parler des implications de ses origines sur son quotidien de flic.

“Au début, mes proches pensaient qu’avec mon nom arabe, je ne pourrais jamais être pris, d’autant plus que certains de mes cousins avaient eu des soucis avec la police. Mais finalement, tout s’est très bien passé car on a bien vu que nous n’étions pas des gens à problèmes: mon frère aîné est médecin et deux autres sont profs.

Aujourd’hui, il y a de plus en plus de flics d’origine maghrébine, mais je me souviens qu’à l’époque, dans ma promotion, nous n’étions que deux sur six cents.

Je n’ai pas l’impression que parce que je serais maghrébin, j’aurais un rôle particulier à jouer, ou que cela aurait des incidences sur mon travail. Avant, quand j’étais chef de groupe d’enquête, j’étais beaucoup plus souvent sur le terrain qu’au*jourd’hui, mais quand je procédais à des arrestations, je ne faisais aucune différence de traitement selon l’origine de la personne. Une crapule, qu’elle soit arabe, noire ou française, est une crapule. Il n’y a pas de traitement à la carte. On pourrait penser que je serais plus sévère, pour mettre fin à l’amalgame ‘arabe égal voyou’, ou au contraire, que je serais plus indulgent. Mais je ne suis pas comme ça.

Là où il y a peut-être un lien différent, c’est avec les parents. Car quand on arrête leurs enfants, je leur laisse mes coordonnées, je leur dis qui je suis, et ils ont tendance peut-être à aller plus naturellement vers moi. Ni eux ni leurs enfants ne se disent: ‘Il est arabe et flic, donc il est contre nous.’

Concernant le racisme, c’est vrai que ça peut exister dans la police, et il arrive que des enquêtes internes soient menées et aboutissent à des sanctions. Mais je n’y ai jamais été confronté ici.

Enfin, question politique, nous sommes, comme partout, très partagés! Je ne dis pas que l’on est nombreux d’extrême gauche! Surtout quand on entend les propos d’Olivier Besancenot qui voulait supprimer les brigades anticriminalité et instaurer une police non armée: c’est complètement utopiste! On a souvent l’impression que la gauche mise sur la prévention, la droite sur la répression: je pense qu’il faut les deux. C’est au cas par cas: il y a des jeunes qui vont considérer leur passage en prison comme un fait d’armes qui fera d’eux des héros, et d’autres pour qui une garde à vue servira de leçon à vie.
C’est vrai que l’on arrête beaucoup de mineurs, de plus en plus jeunes: l’échelle des sanctions existe pour ces délits, mais elle n’est pas strictement appliquée. C’est parfois frustrant pour nous, mais je me dis que le cumul des délits finit par attirer un jour l’attention d’un juge et qu’au bout du compte, la punition finit par tomber!”

Les Arabes dans la police, ça reste un sujet tabou

Abdelkader Bensmili, Chef de l’unité de sécurité de proximité

Il y a quinze ans, c’était le “traître”, le premier Arabe de sa ville à s’engager dans la police, malgré les menaces de mort et l’humour raciste des collègues. Fils de harki, il se sent français et flic, avant tout.

“Je suis entré dans la police pour ressembler à mon oncle Mohamed. En 1980, il a été le premier Arabe à devenir officier de paix en France. Aujourd’hui, il est sur un fau*teuil roulant. L’administration l’a laissé choir. Quand mes parents sont arrivés en 1962, on les a parqués. Si je suis né en Ardèche, ce n’est pas parce que mon père élevait des chèvres! Avec le FLN au pouvoir en Algérie et toutes les déviances, on se raccrochait à la France. On est là pour s’intégrer et apporter notre pierre à l’édifice, pas pour dénigrer.

Ici, à Villeneuve-Saint-Georges, c’est une circonscription difficile, avec plus de 2200 gardes à vue en 2006. Mais il n’y a pas de zones de non-droit. Il ne faut pas se leurrer, beaucoup des jeunes arrêtés ici sont d’origine afri*caine et subsaharienne, mais il s’agit surtout de petite et moyenne délinquance. On a durci l’image des flics car on est passé de la police de proximité à la sectorisation des patrouilles. Disputer des matchs de foot avec des jeunes, ce n’est pas mon boulot. Je ne me sens pas investi d’une mission, mais sur le terrain, je vais discuter facilement avec les anciens, quelques mots en arabe font baisser la température. Je ne fais pas d’angélisme, mais je considère que je ne suis pas parti avec un handicap. Je suis arabe, mais si j’ai été reçu au concours, c’est parce que j’ai travaillé. Ici, on doit être une demi-douzaine de Franco-Maghrébins! Certains vont rester dans une logique traditionnelle, d’autres comme moi vont manger du porc, boire de l’alcool. Les Arabes dans la police, ça reste un sujet tabou. Mes parents m’ont appris que l’on n’a rien sans travailler. Ce n’est pas en se levant à midi qu’on trouve du boulot. Quand j’entends parler de discrimination positive, je pense que c’est une grande aberration. Pourquoi choisir une ethnie plus qu’une autre? La fonction publique, on y entre par concours, et ça se prépare.
Réponse avec citation
  #2  
Vieux 03/07/2007, 16h13
Avatar de kalaloly
Co-Webmaster
 
Date d'inscription: juillet 2002
Âge: 26
Messages: 17 888
Par défaut Re : Les Maghrébins de la police des flics banalisés

Je peux servir d’exemple à des jeunes issus de l’immigration

Aziza Moughaoui Officier à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle (Ocret)

Quand son frère aîné lui parlait de son métier de policier, elle l’écoutait religieusement. A son tour, Aziza Moughaoui, 30 ans, a fait une école de police à Reims, avant d’arriver à Paris en 2000. Elle témoigne.

“Dans ma promo, nous n’étions que deux élèves d’origine maghrébine. J’ai fait ensuite deux ans de garde statique, quand un jour est tombée une offre pour intégrer la DST: j’ai postulé et j’ai été prise. C’était une très grande fierté, pour moi comme pour ma famille. Entrer dans une division aussi prestigieuse après seulement deux ans était pour moi une expérience inoubliable. C’était un autre monde, très différent de ce que j’avais connu auparavant. Je vivais dans le secret, j’avais un peu une double vie. Ma famille le comprenait très bien et m’a toujours soutenue.

Au bout de quatre ans, j’ai senti que c’était le moment pour moi de partir: je venais d’avoir un fils et je ne voulais pas prendre de risques pour lui. Je travaillais sur le terrorisme et c’est le seul moment où j’ai senti le poids de mes origines. J’ai donc intégré l’Ocret et j’ai demandé à être à la documentation opérationnelle: j’apporte des renseignements aux policiers qui mènent les enquêtes sur des affaires d’esclavage moderne ou de proxénétisme. Je veux prendre le temps de m’occuper de mon bout de chou avant de revenir au travail de terrain, qui me manque.

Je n’ai jamais ressenti qu’en raison de mes origines marocaines, j’avais un rôle particulier à jouer, comme pacifier les rapports avec les jeunes d’origine maghrébine. En revanche, je pense que je peux, avec d’autres femmes flics d’origine maghrébine, servir d’exemple. Je n’ai jamais été confrontée à des remarques, que ce soit de la part des jeunes ou de mes collègues. De toute façon, dès que je porte l’uniforme, je ne me sens plus ni femme ni d’origine maghrébine: je suis flic d’abord, et française. Toute ma vie est ici, ma famille, mes amis. Le Maroc, je n’y vais que pour les vacances, et je n’ai pas d’attaches particulières là-bas. J’aime la France, c’est mon pays, et je suis fortement attachée à ses valeurs. Si on me demandait un jour de partir, je serais profondément malheureuse.”

Je sais mieux prendre les Maghrébins interpellés que mes collègues

Houcine Kerdane, chef de groupe à l’Office des stupéfiants

Houcine Kerdane débute au sein de la Milad (Mission interministérielle de lutte antidrogue). Il commence à Mantes-la-Jolie, par le foot : il est entraîneur et flic, bien sûr. Son regret de Kabyle: la médiatisation des “Wesh, je vais t’brûler ta bagnole.” Si ça n’a pas toujours été facile, sa chance, il l’a trouvée en France, dans le prestigieux Office des stups.

“Je suis arrivé en France à l’âge de 4 ans. Mes parents étaient analphabètes. Ils sont kabyles et j’en suis fier. Je fais partie d’une association de défense de la langue berbère. Ce sont mes racines. Quand je vois une photo du bled, j’ai les larmes aux yeux. Je me sens français et bien en France, mais je n’oublie pas d’où je viens. J’ai quatre frères et quatre sœurs, aucun d’entre eux n’est au chômage.

Lors des concours d’entrée dans la police, tu rabats le coin de la feuille, mais quand les examinateurs décachettent, ils voient ton nom. Si quelqu’un dit: ‘on n’en veut pas, personne ne va contrôler’. N’est-ce pas ?

Je pense que la France offre sa chance à qui veut la prendre. Moi, je l’ai prise. Parmi mes collègues, il y en a qui sont racistes et il y a des gens géniaux, avec lesquels j’ai commencé dans les années quatre-vingt. Je ne sais pas pourquoi on a cette image de la police. Moi, j’ai un pied dedans et un pied dehors. Je suis dans la police et j’y reste. Mais quand j’entends: ‘Je me suis fait plaquer contre la voiture de police, m’sieur, j’étais avec ma copine, j’avais rien fait’, je sais que parfois, c’est vrai. Je ne mens pas. Je suis délégué syndical, et quand j’ai des réunions, je dénonce ces pratiques. On ne peut pas tout contrôler, mais ce sont les mecs qui font ça qui nous font du mal. Quand je fais une perquisition, je suis calme, je vais voir les parents et je leur explique. Maintenant, il n’y a pas de confrontations, il n’y a pas de discussions, pas de liens. Je sais probablement mieux prendre les Maghrébins interpellés que mes collègues. Les mots respect ou honneur font mal chez eux. ‘Tu as amené la honte chez tes parents’, voilà une formule qui leur fait mal, car le pire c’est d’amener les flics chez les parents. Alors, je leur dis : ‘si tu agis ainsi, tu prends tes responsabilités et tu prends un studio’. C’est comme ça qu’il faut leur parler. Et puis, j’ai l’âge de leur père.

“Jamel le CRS”, un livre accusateur

Dans ce pamphlet au vitriol paru aux éditions Duboiris, Jamel Boussetta, jeune “beur” de 25 ans issu d’un quartier populaire, raconte les dérapages et déviances en tous genres d’une institution censée garantir la paix civile. Edifiant.

D’abord cadet, puis adjoint de sécurité avant de devenir CRS, Jamel a un parcours similaire à celui de nombreux jeunes qui cumulent les handicaps de l’origine ethnique et de l’origine géographique. Mais il a en plus connu des déboires dès son plus jeune âge: un père alcoolique et violent, une mère battue, et six frères et sœurs, tous entassés dans un logement HLM de 30 mètres carrés à Neuilly-sur-Marne. Même s’il n’est pas mauvais élève, il tombe dans la délinquance et deale du shit.

S’il a choisi la police, ce n’est pas par vocation, et encore moins pour avoir la garantie d’un emploi. Cette décision est d’abord “le fruit d’un ras-le-bol”. Ras le bol d’être contrôlé dix fois par jour, ras le bol d’être insulté et humilié pour rien, ras le bol d’assister tous les jours aux comportements délictueux de policiers à l’encontre des jeunes des cités. Une descente de policiers dans la cité le laisse un jour à terre, frappé d’un coup de “tonfa”, le bâton à poignée latérale. C’est le déclic pour Jamel qui décide alors d’enquêter en interne sur les pratiques de cette institution. Il est vite reçu adjoint de sécurité, et c’est là qu’il découvre tous les passe-droits que donne la carte tricolore: transports gratuits, entrées en discothèques. Plus tard, il est détaché au centre de rétention des étrangers à Paris: il en tire un témoignage accablant sur les conditions d’internement des “irréguliers”. De même, son passage au commissariat de L’Hay-les-Roses lui “déchire” les yeux: il y croise des collègues racistes ou alcooliques, ou assoiffés de pouvoir.

Jamel ne s’arrête pas là: ambitieux, il intègre les CRS après une formation de trois mois dont il sort cassé, à cause des brimades et des humiliations permanentes. Il a alors recours au dopage, comme beaucoup de collègues, pour réussir les épreuves sportives. Il est ensuite affecté à la compagnie de CRS de Deuil-la-Barre (95) qui défraye la chronique pour ses abus de pouvoir (viols de prostituées et racket de chauffeurs de taxis). Révolté, Jamel raconte ce qu’il voit et ce qu’il vit à un hebdomadaire: il est aussitôt convoqué au ministère de l’Intérieur où on lui laisse entendre qu’il ne subira aucune sanction s’il se tait. Il choisit alors de quitter la police et d’écrire son livre. D’autres membres de la police, dont Erik Blondin, dirigeant syndical, corroborent point par point son expérience. Quant à Philippe Pichon, auteur du Journal d’un flic (Flammarion), il est menacé de mutation pour avoir manqué à l’obligation de discrétion.

Le Courrier de l'Atlas - Valérie Defournier, Hanane Harrath et Mouloud Mimoune
Réponse avec citation
  #3  
Vieux 03/07/2007, 20h50
 
Date d'inscription: juin 2007
Âge: 27
Messages: 10
Par défaut Re : Les Maghrébins de la police, des flics banalisés

je sais pas vous mais je pense qu'un maghrébin ds la police ça le fait pas du tout...

la plupart des jeunes qui postulent à la police ou à l'armée sont des recalés de l'enseignement, ce n'est surement pas pour leur niveau d'instruction qu'ils intègrent cette administration...

je connais des gars qui sont rentrés ds la police (d'ailleurs c'est bizarre rares sont ceux qui entrent ds la gendarmerie...), et du jour au lendemain ils perdent tout leur entourage maghrébin, ils ne fréquentent plus que des "français", mangent du porc, boient de l'alcool etc...

beaucoup de harkis dans ce cas là...

bref, je ne juge personne, chacun fait sa vie, mais j'ai du mal à sentir une complicité entre ces deux univers...surtout quand il s'agit d'une fille..
Réponse avec citation
  #4  
Vieux 23/08/2007, 09h40
Avatar de Soufetma
 
Date d'inscription: juin 2005
Messages: 9 781
Entrées dans le blog: 2
Par défaut Re : Les Maghrébins de la police, des flics banalisés

Citation:
Envoyé par rickyro Voir le message
je sais pas vous mais je pense qu'un maghrébin ds la police ça le fait pas du tout...

la plupart des jeunes qui postulent à la police ou à l'armée sont des recalés de l'enseignement, ce n'est surement pas pour leur niveau d'instruction qu'ils intègrent cette administration...

je connais des gars qui sont rentrés ds la police (d'ailleurs c'est bizarre rares sont ceux qui entrent ds la gendarmerie...), et du jour au lendemain ils perdent tout leur entourage maghrébin, ils ne fréquentent plus que des "français", mangent du porc, boient de l'alcool etc...

beaucoup de harkis dans ce cas là...

bref, je ne juge personne, chacun fait sa vie, mais j'ai du mal à sentir une complicité entre ces deux univers...surtout quand il s'agit d'une fille..

Du vrai n'importe quoi
__________________
On apprend l'utilité des fesses que lorsque vient le moment de s'assoir.
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide

Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
Des proches du président de la République aux postes-clés de la police petitbijou Actualités marocaines 13 24/05/2007 12h53
Iran: la police fait la chasse aux femmes "mannequins" turbo_chess Actualités marocaines 9 02/05/2007 13h58
la gentil police du plus beau pays au monde ((le maroc )) lemarocain12 Actualités marocaines 0 27/03/2007 03h59
Le racisme antimusulman au sein de la police britannique persiste kamomille Actualités marocaines 1 06/03/2007 11h03
Police. et GUS ! Milcham Forum Général 3 31/10/2006 12h57



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 08h29.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33