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| ALGER (Reuters) - La rivalité entre le Maroc et l'Algérie est l'occasion d'un test pour la diplomatie du président Nicolas Sarkozy, qui entreprend cette semaine une visite en Afrique du Nord afin de resserrer les liens de la France avec une région clé pour la sécurité énergétique européenne. Le dirigeant français, qui accomplit son premier voyage hors d'Europe depuis son élection en mai, a pu mesurer à quel point sa tâche est délicate lorsque Rabat a brusquement annulé l'étape marocaine de sa visite en faisant valoir que son passage de quarante-huit heures était trop bref. Selon des diplomates, le Maroc, considéré comme l'allié le plus sûr de Paris en Afrique du Nord, s'est irrité de ce que Sarkozy entame son périple en Algérie, rival régional de Rabat et puissance montante dans le domaine énergétique. La réaction marocaine a surpris dans une région où s'exerce depuis longtemps l'influence commerciale de la France et qui est la première destination non européenne où se rendent les présidents français après leur élection. Certains ont parlé de bourde de la part du Maroc, dont les dirigeants entretenaient des liens personnels étroits avec le prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac, qui leur apportait son soutien dans le conflit du Sahara occidental - principale pomme de discorde entre Alger et Rabat. "Annuler la visite d'un président élu depuis peu, très puissant et populaire (...), cela aura des retombées diplomatiques", selon Kader Abderrahim, expert du Maghreb à l'Institut des relations internationales et stratégiques de Paris. "Les Marocains pensaient qu'ils pourraient entretenir les mêmes relations avec Sarkozy qu'avec Chirac. Ce n'est pas le cas. C'est une autre génération qui prend la relève (à Paris)." "Sarkozy ne doit rien aux Marocains ni aux Algériens. Pour ce qui est des intérêts français, Sarkozy voit que ce qui compte à moyen terme, c'est l'Algérie, un pays grand, fort, important." Le nouveau chef de l'Elysée souhaite infléchir la politique africaine de la France, dont il estime qu'elle s'assimilait du temps de Chirac à un confortable réseau de liens personnels. ECUEIL SAHARIEN Sarkozy se rend mardi à Alger pour un déjeuner de travail avec le président Abdelaziz Bouteflika, avant de gagner Tunis pour un entretien et un dîner de travail avec le président Zine al Abidine ben Ali. L'étape la plus longue de son voyage - au moins deux jours - était censée se dérouler au Maroc. Tunisie et Maroc, anciens protectorats de la France, attirent d'importants investissements français. L'Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique. Selon l'entourage de Sarkozy, ce dernier compte exposer à ses interlocuteurs son idée embryonnaire d'"Union méditerranéenne", projet de partenariat formel entre les pays d'Europe du Sud et leurs voisins d'Afrique du Nord. En Algérie, où il compte retourner l'automne prochain pour des entretiens économiques approfondis, on s'attend à ce que le président français aborde aussi un éventuel rapprochement entre Gaz de France et la société nationale algérienne Sonatrach. Mais selon des commentateurs, il est peu probable que ses efforts en ce sens aboutissent en Algérie s'il ne change pas la politique française sur le Sahara occidental. Sous la présidence de Chirac, Paris apportait un franc soutien au projet de Rabat d'octroyer une autonomie sous souveraineté marocaine aux 260.000 habitants du territoire. Les indépendantistes du Front Polisario, appuyés par l'Algérie, veulent un référendum avec l'option de l'indépendance. Le conflit saharien fait obstacle aux échanges commerciaux inter-maghrébins: les frontières terrestres du Maroc et de l'Algérie, fermées en 1994 dans un contexte de tensions militaires, le restent aujourd'hui. L'ex-Premier ministre algérien Redha Malek, dont les propos reflètent les positions officielles sur le Sahara, a déclaré à Reuters que Sarkozy serait jugé sur cette question à Alger. S'agissant du report de la visite de Sarkozy au Maroc, elle s'explique par le fait que les Marocains étaient mécontents que le président français "commence à Alger", ce qui "ne pouvait pas leur plaire", a dit Malek. Le Maroc n'a pas fait de commentaire officiel à ce sujet. Selon le quotidien Al Massa, Rabat souhaite recevoir Sarkozy quand il disposera d'un temps suffisant pour étudier toutes les questions d'intérêt commun. |
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| Nicolas Sarkozy trop pressé pour le Maghreb Par Zineb Dryef (Rue89) 08H58 10/07/2007 Avec quelques heures seulement par capitale pour présenter son projet d'Union Méditerranéenne, il joue le service minimum. Couac diplomatique au Maroc La rupture vantée par Nicolas Sarkozy a un goût amer au Maroc. Présentée comme "exceptionnelle" de part et d’autre de la Méditerranée pendant douze ans, la relation franco-marocaine souffre des méthodes "cavalières" du leader français. Prévue et actée par les deux Etats, la visite du président de la République au royaume chérifien a finalement été annulée par les autorités marocaines. Officiellement pour des "raisons d’agenda". En réalité, le Maroc goûte peu cette visite pressée du successeur de Jacques Chirac. Artisan des liens privilégiés entre la France et le Maroc, Chirac avait, en 1995, réservé sa première visite d’Etat au Maroc. Habituellement privilégiées, les autorités marocaines n’ont pas estimé très heureux d’être cette fois la dernière étape de cette simple "visite de travail" au Maghreb. En outre, les 72 heures de tournée initialement annoncées s'étant finalement réduites à 48 heures pour cause de saut à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a achevé de heurter les susceptibilités marocaines. Malgré des négociations entamées la semaine dernière entre chancelleries pour maintenir le voyage présidentiel, la décision a finalement été prise, par le Maroc, de ne pas le maintenir. Reporté à fin octobre, le déplacement aura, cette fois, la forme toute diplomatique d’une visite d’Etat. Ce couac, que la presse algérienne s'est empressée de qualifier de “crise”, marque un tournant dans les relations franco-marocaines. Tournant souhaité par Nicolas Sarkozy qui a affirmé, dans un entretien accordé au quotidien algérien El Watan, ne pas prétendre à “des rapports exclusifs”. Un projet d'Union Méditerannéenne qui suscite un enthousiasme mitigé Reste au programme la visite chargée de symboles de Nicolas Sarkozy en Algérie et en Tunisie. Le chef de l'Etat, accompagné du ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, et de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme Rama Yade, doit d’abord rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika avant de rejoindre Zine el Abidine Ben Ali à Tunis. Le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, a rappelé, lundi soir, les objectifs du Président: "Réaffirmer l'amitié profonde [avec ces pays] et présenter son projet d'Union Méditerranée." Déjà présenté par le candidat Sarkozy à Toulon, durant la campagne présidentielle, cet "espace de solidarité et de coopération”, tant politique qu’économique, est l’un des grands chantiers internationaux de son mandat. Les questions de l’immigration, de l’islamisme, de la coopération énergétique et du co-développement seront au coeur des discussions. Mais quid des limites de cet espace? Si le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Lybie et l'Egypte s’y retrouvent assez logiquement, Israël et la Turquie sont également appellés à en faire partie. Les ministres des Affaires étrangères israëlien et marocain se sont ainsi rencontré la semaine dernière à Paris, en dépit d’un refroidissement certain des relations entre les deux pays depuis près de sept ans. Avec une telle union, il s’agirait à la fois de réchauffer les relations plus que tendues entre Israël et les pays arabes ainsi que d’éloigner un peu plus la Turquie de l’Union européenne. A ces obstacles s'ajoute la traditionnelle pomme de discorde entre l'Algérie et le Maroc: le Sahara. La relation franco-algérienne Dans un grand entretien accordé aux journeaux ElWatan et El Khabar, Nicolas Sarkozy a esquissé sa vision de la relation franco-algérienne. Sur le “traité d’amitié”, cher à Jacques Chirac, sa réponse a été claire: “On peut faire l’amitié sans un traité d’amitié.” Les partenariats économiques sont jugés plus “concrets”: au coeur des échanges, ce lundi, la question du nucléaire civil et celle du rapprochement entre les compagnies gazières française GDF et algérienne Sonatrach: “Nous avons autant besoin de sécuriser nos approvisionnements en gaz pour le futur que l’Algérie de pouvoir compter sur un accès sûr et garanti au marché français et, au-delà, européen”, a expliqué Nicolas Sarkozy. Sur la vente d’armes à l’Algérie, le Président se déclare “ouvert aux demandes algériennes, de la même façon qu’à celles des deux pays voisins, dès lors qu’elles contribuent à l’objectif de renforcer la sécurité régionale et la stabilité de ces pays, qui est pour moi une priorité.” Inquiet du leadership algérien dans ce domaine (Moscou est l’un des principaux fournisseurs d’Alger), le Maroc souhaite, en effet, s’équiper en avions de combat Rafale. Le contrat avec Dassault aviation n’a toujours pas été concretisé. A vif, le passé colonial français en Algérie. Les déclarations de Nicolas Sarkozy en matière de repentance ont beaucoup irrité les Algériens. Exigeant des excuses françaises, l'Algérie s'est vue signifier clairement, pendant la campagne présidentielle, qu'il n'en serait rien. Par ailleurs, en souhaitant rendre hommage aux morts français de la guerre d'indépendance avec la qualité de “morts pour la France", le président de la République avait provoqué la fureur d'Abdelaziz Belkadem, le Premier ministre algérien, qui y avait vu une manière détournée de “réhabiliter l'Organisation de l'armée secrète (OAS)". L'immigration, enfin, dossier sur lequel l'Union Méditérannéenne ne devrait rien changer. La réponse du porte-parole de l’Elysée est ferme: “Favoriser la circulation des hommes d'affaires, des intellectuels, des journalistes, des familles lorsqu'elles souhaitent se retrouver pour des célébrations, et à l'inverse [...] lutter toujours plus contre les filières de l'immigration illégale.” C’est sans doute la question la plus sensible, notamment au regard de la rue maghrébine. |
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| vous en pensez quoi ??? sarkozy va t'il favoriser l'algerie, grande puissance energétique ??? ou il va trouver un concensus entre les deux pays... |
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![]() Sarko n'a pas a trouve de concensus entre les deux pays, car les deux pays sont souverains et n'ont pas besoin de lui pour faire la paix (.......ou la guerre qu'a Dieu ne plaise). Si le Maroc ne veut pas de sa visite pour une quelconque raison, tant mieux, on ne perdra rien a ne pas l'accueillir. |
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Mais il me semble que il serait plus dans l intérêt de la France de maintenir un certain équilibre entre les deux pays, mais bon le maroc a très peu de carte en main Par contre je trouve ridicule la crise de jalousie que fais le royaume avec l annulation de la visite On dirait un enfant qui boude car son frère a eu un bonbons de plus Les liens de la France avec le maroc ont justement été trop étroit alors que économiquement ça se justifie pas tant que ça , il est normal que y ai un re ajustage |
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ce pays pourait etre le koweit du maghreb, et on en profiterais tous. |
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c pas ici que les sarkozystes nous disait pendant l'election française, que nous marocains devrions votés pour sarko, car il aime le maroc, contrairement a segolene, qui a la dent dure........ mais ils sont ouuuuuuuuuuuuuuuuuu mais ils sont ouuuuuuuuuuuuu |
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#9
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| Citation:
En tout cas sur le maroc Y a un cycle qui se termine ou un paternalisme politique étais de mise et même réclamé par le maroc Le Maroc doit grandir et affronter son avenir seul |
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#10
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| Citation:
Le Maroc n'a pas besoin de la France pour vivre, ni economiquement ni politiquement, et il l'a deja bien compris apres l'episode de l'illot layla. La naissance de nouvelles alliances avec d'autres puissances, ou des partenariats sud-sud ont deja commence, faut juste leur laisser le temps d'etre assez matures pour donner effet. |
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