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#1
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· 12.000 appels sont traités par jour · Le centre de traitement d’alerte, pierre angulaire du dispositif Une urgence! Le réflexe, c’est le 15! Eh bien, semble-t-il, plus maintenant! La ligne 15 devient une ligne mise à disposition pour les plaisantins en tout genre. La ligne de secours devient la ligne «blague» du Maroc. Le capitaine Hassan Mrabet, commandant préfectoral de la Protection civile d’Anfa, a travaillé comme responsable du centre de traitement d’alertes, CTA, de Poggi de 1998 à 2004. D’après les statistiques de la caserne, 12.000 appels sont traités par jour. Les chiffres de 2006 parlent de 40.000 interventions dans le Grand Casablanca. Ramenés à la journée, cela fait 120 sorties quotidiennes. Soit 120 appels de secours véridiques. Un sur cent ! Une heure dans la salle du centre de traitement d’alertes fait prendre conscience de l’ampleur du phénomène. Au bout du fil, cris d’animaux, mauvaises pistes, rires, musique, propositions indécentes, tout y passe... Au centre de secours de Poggi, tout le personnel notamment le lieutenant Mohammed Ouadghiri Hassani affirme que le chiffre est encore plus choquant: «Près d’un appel sur 200, tests à l’appui!» lance-t-il. «Le phénomène a augmenté avec l’utilisation du portable. Le 15 étant gratuit, les appels sont toujours plus nombreux par jour», explique-t-il. Il est vrai que toutes les 3 secondes, le centre enregistre un appel, et ce, sur chacun des 3 postes d’alerte. Verdict? Un appel «sérieux» méritant intervention en 45 minutes. Et le comble, l’appel provient de la Police, auteur de la majorité des vrais appels de secours. Avec l’expérience, les agents ont appris à identifier, dès les premières minutes, les appels bidon. Les astuces ne manquent pas. Il faut savoir que même si les plaisantins cachent leur numéro, il s’affiche obligatoirement sur les téléphones du CTA. Quand le blagueur donne un faux numéro, la technique du caporal Aziz Essounaini, c’est de faire le naïf en répétant le vrai numéro pour confirmation. L’interlocuteur prend peur, babultie un rapide «désolé» et raccroche. Le corps de la Protection civile(1) est unanime, l’inscription de tels actes d’incivisme doit etre réprimé par code pénal. Le délit sera, certes, difficile à démontrer, car la majorité des plaisantins sont des mineurs, mais «il faut faire des exemples», exhorte Aziz Essounaini. «Nos lignes sont numérisées et tout est enregistré. Une coopération avec la PJ (police judiciaire) pourrait être bénéfique», ajoute le caporal. Le 15 est un numéro gratuit, alors que faire? La Protection civile a proposé des mesures telles que rendre l’appel payant depuis les portables. Cependant, c’est limiter les secours aux victimes, qui ne disposent plus de crédits sur leur mobile. Cela contraste avec la mission de la Protection civile. La solution reste la sensibilisation. Le lieutenant Ouadghiri est favorable à la diffusion de spots publicitaires. Il en a déjà le scénario. Un plaisantin dans la rue avec ses amis, appelant d’une cabine le 15 et décrivant un feu. Au même moment, dans la maison du farceur, un incendie qui se déclare. Son frère et sa mère bloqués par les flammes, appelant désespérémment le 15... occupé! Des images «chocs» pour un message efficient . «Les lignes sont toujours occupées, les pompiers toujours en retard, voilà ce que les gens disent», s’indigne le lieutenant. De dénoncer «l’incivisme généralisé de la population». Dans tous les cas, si les agents du CTA ont un doute, ils «décalent»(2) toujours des moyens sur place. Des véhicules disponibles, en moins, lorsqu’il s’agit de plaisanteries. Etablir une culture de prévention reste encore le seul moyen de changer cet état de fait. C’est ce à quoi s’attèle la Protection civile en allant dans les écoles le plus possible. Fonctionnement de la cellule Le centre de traitement d’alerte se trouve au centre de secours de Poggi, qui abrite également le commandement régional du Grand Casablanca. En tout, 8 agents et un responsable se chargent par roulement de traiter les appels et de déléguer les urgences au centre de secours le plus proche. Pas plus de 15 minutes pour être sur le site d’intervention. Deux lignes directes existent: une reliant tous les centres de secours et l’autre réservée aux autorités locales (préfecture, police). Au total, près de 200 lignes groupées et 2 radios sont disponibles. La cellule a aussi une mission de renseignements. Elle livre toutes informations relatives aux permanences des pharmacies ou des médecins de garde. Le centre de traitement d’alertes incarne le poste le plus sensible. Sans lui, il n’y aurait pas d’intervention. Diane DAUDIN CLAVAUD (1) Auparavant désignés comme sapeurs-pompiers, la dénomination est, selon le nouveau statut datant de 1997, agents de secours de la Protection civile. (2) Jargon de la profession. Décaler signifie partir.
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il est clair que ce genre de services devraient être gratuits mai kan on voit l abus que ça génère derrière d fois je me di il fau que c apls soient payants le temps que les bonnes habitudes s installent ds les esprits des gens... aprè on s étonne pourkoi ils mettent une eternité pour arriver
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#3
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· Plus d’interventions de secours que d’incendies · Entre crises, fausses alertes et veille, les agents ne relâchent pas leur concentration Jeudi. 8h00, l’officier de jour, le lieutenant Hamid Gtidda prend son poste pour 24 heures. Le tableau de services du jour est affiché, chacun connaît sa tâche. Tout cela sous le regard du lieutenant El Haddoury, chef du centre de secours de Poggi, la plus vieille caserne de Casablanca. 9h33. Le caporal Al Mazra, affecté au centre de traitement d’alertes, reçoit une alerte feu sirène. Un feu de féraille s’est déclaré à Marjane, quartier Hay Hassani. L’interlocuteur parle d’un feu de pneus et d’ordures. La caserne d’Anfa étant la plus proche pour intervenir, le caporal saisit la radio qui relie directement tous les centres de secours de la région et transmet le message à son collègue de la caserne d’Anfa. Le champ d’action du centre est de 20 km² dans le centre-ville. Mais en cas de nécéssité, l’équipe affrétée au 1er départ feu de Poggi reste en alerte. Midi. Un cadavre est retrouvé coincé dans un monte-charge à Moulay-Rachid. Le caporal Mazra contacte le poste de secours le plus proche. A la caserne Poggi, l’attente est productive. Les élèves reçoivent des cours, suivant un calendrier publié par le général de la Protection civile à l’attention de l’ensemble des casernes au Maroc. Les agents révisent, chaque jour, leurs notions de base et les enrichissent. L’expérience acquise sur les interventions est mise en avant, et chacun envisage d’autres cas éventuels. Des tests suivent les cours, tout ceci compte pour les évaluations. Prise de garde. A midi, c’est la relève des caporaux. Pas le temps de rester à traîner pour les agents de secours, la sirène retentit, l’ambulance doit «décaler», 3 caporaux dans le véhicule: le conducteur, à côté de lui le chef de bord et l’aide-brancardier. Hathim, Meftah et Youssef. Les informations données par le CTA qui traite tous les appels pour la région du Grand Casablanca sont primaires mais essentielles : un accident de voiture est survenu avenue Mohammed-VI, un piéton est blessé. Adrénaline. Au son de la sirène, les agents se préparent à l’imprévu. Arrivés sur les lieux, les agents sont guidés par les badauds pour trouver l’adresse exacte. La jeune femme est consciente mais se plaint de ses jambes, le chauffard a vraisemblablement pris la fuite. Les pompiers mettent la blessée sur le brancard. Direction Averros, l’hôpital le plus proche. Parfois, les agents de la Protection civile doutent de la bonne foi des blessés. Les remboursements des assurances sont parfois tentants. Cependant, c’est le droit de chaque citoyen d’être transporté par un véhicule de premiers secours. Le médecin pose le diagnostic, les agents portent assistance. Dans l’éventualité où une hémorragie interne se déclare, personne ne peut assumer le travail de l’autre profession. Sur le chemin, la radio se fait insistante. C’est le CTA qui appelle. Il veut des précisions et une évaluation d’intervention, tout est répertorié dans les livrets de la Protection civile. La circulation à Casablanca est dense. La connaissance de terrain du chauffeur d’agré1 est indispensable. Il a d’ailleurs été formé à la conduite de crise. Il n’y a pas de spécialité dans la protection civile marocaine, mais Hatim Aziz connaît les raccourcis et manie klaxon et «braquage» avec habileté. «La conduite est difficile, mais les Marocains nous laissent de plus en plus passer, c’est important de faire comprendre aux personnes que lorsque nous mettons la sirène, nous sommes véritablement sur une urgence », insiste le caporal. La patiente placée à la charge de l’hôpital, les agents appellent le CTA, pas d’appel d’alerte. Direction: la caserne. «Secours», lance le CTA. Il semble qu’un individu soit presque inconscient, rue Victor-Hugo. Vite, toujours plus vite, l’ambulance a une obligation, être sur les lieux en moins de 15 minutes depuis l’appel. Dans le vérhicule, chacun est calme et se prépare à l’intervention. Mais où est la victime? Les indications sont approximatives, c’est là que la connaissance du terrain dont fait preuve Hatim prend tout son sens. Il empoigne la radio, demande des précisions. Il semblerait que le blessé ait été signalé par un restaurant. En trois virages, le caporal balaye les artères du quartier résidentiel. Le blessé est assis devant l’Impérial. Un policier à ses côtés. La victime est consciente mais tient des propos incohérents. Youssef et Meftah lui parlent, s’informent de son état. Le jeune homme d’une vingtaine d’années se plaint d’empoisonnement. Le patient ne tient pas debout, les agents le soutiennent jusqu’à la civière du camion. Sur le chemin de l’hôpital, le conducteur fait son rapport d’intervention au CTA. A l’arrière du camion, Meftah interroge le blessé, et Youssef vérifie ses fonctions vitales. Le blessé a sali son pantalon. Une donnée à transmettre aux médecins. Pas de carte d’identité. Carnet en main, Youssef note les informations que marmonne tant bien que mal Ismaïl, 21 ans, sans domicile fixe, originaire d’Agadir. Le patient se plaint d’un mal de tête. La nourriture, selon lui. Le véhicule stoppe, l’hôpital Averroès. les caporaux sortent le blessé du camion. Ismaïl est déposé en salle d’attente sur un brancard, les médecins vont s’occuper de lui. Reste une manœuvre; à chaque dépôt, le caporal doit remplir une feuille d’admission et consigner les objets du patient. Chose faite, l’agré peut partir, la mission est remplie. L’accalmie. La fatigue se fait sentir, la pression qui retombe sûrement. Pour les caporaux, la relève c’est dans 14 heures! En route vers la caserne, ils échangent leurs meilleurs souvenirs. Ils plaisantent sur l’intervention d’une femme toute dénudée qui avait allumé un feu de grillade avec ses vêtements. La situation avait dégénéré, le feu s’emballait, et celle–ci, qui l’aurait fait exprès, sollicitait les pompiers pour des faveurs peu recommandables… «Un métier plein d’imprévu», ironisent-ils de concert. Il est 17h16. La journée semble s’apaiser. Au centre de secours, chacun profite de l’accalmie pour vaquer à ses occupations. Certains regardent la télé dans le foyer, d’autres se reposent dans les dortoirs. Un terrain de jeu a même été improvisé dans la caserne. Les trois camions avancés, les deux officiers de garde s’adonnent à une partie de raquette bien méritée. Toujours le sport. Dehors, des caporaux se préparent un thé à la menthe. Sirène. Mais le repos est de courte durée. Le CTA déclenche la sirène pour l’ambulance. En face du British Institute, un essoufflement cardiaque. La circulation est dense, car les travailleurs rentrent chez eux. Hatim est contraint d’empreinter de nombreux sens interdits. Les amis du blessé stoppent les agents à l’entrée de l’immeuble. C’est au 3e étage. D’un pas cadencé, la civière et la sacoche de premiers secours en mains, les agents de la Protection civile sont accueillis par toute la famille. Gendre, enfants et petits-enfants, tout le monde est inquiet et veut expliquer la situation. Les agents doivent faire le tri et établir un plan d’action. La victime est consciente mais a du mal à respirer. Sa femme préfère le placer à l’hôpital pour analyses. Coïncidence, il s’agit du père d’un collègue médecin de la Protection civile. La descente d’escalier est exiguë, le patient refuse la civière, alors les 2 caporaux lui font la chaise. Une fois au rez-de-chaussée, Hicham, âgé de 70 ans, et placé sur le brancard, ses amis inquiets viennent l’embrasser. Mais il faut y aller ! En route pour la clinique Massira, boulevard d’Anfa, le patient est connu pour son problème cardiaque. Les 3 caporaux montent le patient au 4e étage pour une mise sous observation. Le fils de la victime, prévenu immédiatement, débarque dans la chambre; encore tendu, il ne cesse de remercier ses collègues. C’est toujours différent quand il s’agit de soi. Vendredi. La relève des officiers et de quelques sergents s’est faite à 8h00. Le lieutenant Said Ouaddaf prend la place d’Hamid Gtidda en tant qu’officier de jour. Une journée reprend. Les caporaux se débrouillent pour le petit déjeuner, chacun possède un casier. Les élèves stagiaires préparent ensemble leur thé et café du matin. La protection civile, c’est aussi la vie en confrérie. Quelques minutes sont dédiées à la toilette. Chacun trouve le temps qu’il peut pour s’occuper de soi.
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#4
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Crise. 8h56, le CTA lance l’alerte. Agression rue d’Agadir. Ça a l’air sérieux. Le signalement vient des services de police; une bagarre, semble-t-il. La danse de l’agré recommence, tout le monde part au travail, le trafic est dense. Slaloms entre les voitures, virages à 360°, feux rouges et sens interdits à négocier, klaxon pour déplacer les voitures. Vraiment, éviter les piétons n’est pas une mince affaire. Souvent, les gens s’arrêtent nets, un peu hagards. Il faut leur faire comprendre. Casablanca, c’est le capharnaüm! Une foule à l’entrée d’une cage d’escalier. 9h03. La Protection civile est sur place. Analyses de situation pour les agents, toujours la même équipe. Seul le caporal Omari remplace Meftha, épuisé par la nuit. Etre vif et en forme est obligatoire. La situation est critique. Le tableau? Une marre de sang, une femme allongée n’importe comment, les yeux roulants, quelques gémissements puisés dans les forces qui lui restent. La patiente a du mal à respirer. La situation est tendue, les agents concentrés. La police judiciaire, alias PJ, et la police technique et scientifique se sont déplacées. Il faut faire reculer les badauds. Eviter le spectacle. Les agents mettent des gants. En quelques secondes, ils examinent les blessures de la patiente aux habits déchirés : multiples contusions, poitrine éventrée par une arme blanche, les mains et les pieds coupés. Le sang est sec, la victime a été retrouvée au petit matin, l’agression s’est vraisemblablement passée cette nuit. Il faut déplacer la victime, la placer sur la civière, rapidement. En route pour l’hôpital, calme et concentration règnent dans l’ambulance. Youssef prend soin de la patiente à l’arrière du véhicule. En quelques minutes, l’ambulance se retrouve stationnée à l’entrée des urgences d’Averroès. Les agents transportent la victime en salle de déchoquage où les médecins les attendent. 9h 29, ils sont suivis par la PJ et la police scientifique. Ce n’est qu’à 9h36 que les agents de la Protection civile ressortiront de la salle de réanimation. Toujours sous le choc, la victime visiblement en état d’ivresse a fait une crise d’hystérie, il a fallu aider les médecins à opérer les premiers soins: perfusions, diagnostic, bilan. La victime a des stigmates de défense, elle s’est débattue face à son agresseur. Youssef déclare les objets de la patiente et lui rédige une fiche d’admission. Par chance, sa carte d’identité était dans sa poche. La victime se prénome Sanaâ. 400 dirhams, 2 boucles d’oreille, 2 bagues, 1 médaillon avec chaîne et 1 montre, voilà l’attirail de la jeune femme. Youssef lave le brancard et le remet à l’arrière de l’agré, tout doit être opérationnel à nouveau. D’après les propos d’un policier sur place, l’agresseur est un homme en fuite, l’immeuble abrite son appartement. La police pense à une soirée qui aurait dégénérée pour un problème de drogue. A l’hôpital, Ismaïl déposé hier par les agents est toujours là. Bilan du médecin: mal de tête et prescription de Doliprane. Le jeune homme tient des propos incohérents, il semble que le problème soit ailleurs. La relève. A midi, la garde se termine pour les trois caporaux affrétés à l’ambulance. Juste après le rassemblement, c’est la vérification du matériel. Pompes des groupes électrogènes, matériel d’extraction. Le week-end, c’est comme pendant les vacances, les interventions seront nombreuses. La vidange, le carburant des véhicules, tout est à vérifier. Pour Hatim, Youssef et Omari, la garde s’achève. Un repos de 24 heures en perspective. Bien mérité. Fausse alerte 14h10, sirène d’alerte au feu. La combinaison de la sirène concerne le 1er départ feu. C’est donc l’équipe affrétée au premier engin d’incendies qui part. Les agents descendent des dortoirs par la fameuse perche et s’équipent dans le camion: cagoule, casque, protection feu, tenues d’intervention… «L’armement» du camion est toujours opérationnel. Les accessoires hydrauliques, les pièces de jonction et autres tuyaux, lances, échelles à coulisse ou à crochets sont vérifiés à chaque garde. L’adresse d’intervention est signalée à 500 m du Twin Center. Mais à l’arrivée, le feu est maîtrisé, il s’agissait d’un feu de boîte à colonnes dans une société du quartier. Cependant, aller sur les lieux mêmes pour vérifier l’extinction de tous les points de combustion est indispensable. Les secours savent qu’un feu d’origine électrique s’avère très dangereux. Mode «veille»Passé 18h, la journée s’achève à la caserne. Plus de corvées, de cours… Les agents dorment «en mode veille». Il n’y aura pas d’incendie. Le lieutenant Hamid Gtidda explique que l’emplacement de la caserne y est pour beaucoup. Les incendies se déclarent souvent dans les quartiers industriels ou les foyers vides. Alors que dans le centre-ville, la population vit au sein de son foyer la nuit. En revanche, pour l’ambulance, la nuit de jeudi a été riche en évènements. Le véhicule n’est rentré qu’à 5h30. Une chute du premier étage dans l’ancienne médina à 0h10. Multiples fractures internes pour le blessé. A 3h20, c’est une agression à Derb Ghallef qui est signalé. Beaucoup de sang et des agresseurs en fuite. Enfin, 4 interventions ont concerné des blessés légers : voitures contre moto, engins contre piéton. De retour à la caserne, l’équipe affrétée à l’ambulance de premier départ a eu 3 heures de repos. A midi, c’est la levée de la garde. Désincarcération De retour à la caserne, les élèves ont un cours sur la désincarcération. Dégager une victime coincée: nomenclature, manœuvre, l’élève stagiaire doit présenter le cours, et l’officier le juge sur sa présentation. D’après ses interventions, le sergent éclaire à partir de son expérience «Le français n’est pas nécessaire, l’essentiel est de savoir opérer. Les élèves stagiaires doivent se sentir à l’aise, s’il est nécessaire, utilisons le darija», explique le lieutenant Ouadghiri Hassani Mohammed. Plaisanterie 10h22, le centre de traitement d’alertes reçoit un appel, quartier Ciel. Une crise, semble-t-il. Un homme au téléphone prévient d’une crise cardiaque sur la route d’Aimor. L’agent du CTA lui demande son nom et son numéro de téléphone. Tout est confus. Quand on lui demande de rappeler, l’homme raccroche. Fausse alerte. Cela arrive très souvent. Moins d’un coup de fil sur 100 concerne une intervention de secours.
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Caporal Rachida El Hasni, 24 ans, élève stagiaire à Poggi · Sélection «Mes épreuves sportives se sont déroulées au mois de juillet : course, natation et montée à la corde. Retenue, j’ai pu passer le concours théorique dans la foulée. Admise à l’cole de la Protection civile en septembre, j’ai suivi les cours paramilitaires et professionnels avec et comme les garçons pendant 6 mois. Aujourd’hui, j’effectue la rotation obligatoire dans toutes les casernes de la région. Je suis encore stagiaire. Dans un an, je peux prétendre à la titularisation». · Place «Je ne sais pas encore quelle spécialité choisir. Je suis au service informatique du centre de secours de Poggi. Pour l’instant, nous ne sommes que 114 femmes dans la Protection civile au Maroc. La première promotion a vu le jour en 1998. Je fais partie de la promotion 2006, nous étions quatre filles à sortir de l’école. Nous travaillons davantage en bureau, aux tâches administratives. Ceci étant, je n’ai pas souffert lors des épreuves physiques aux concours. Nous pouvons faire aussi bien que les garçons ! Il faut juste s’entraîner». · Motivation «Auparavant, j’étais agent de tourisme dans un hôtel. Je voulais travailler dans la fonction publique, et ce métier de secours m’attirait. Il y a quelque de noble dans ce travail. Il me permet d’être à proximité des citoyens pour leur apporter soutien et réconfort. En outre, la formation touche à des domaines très diversifiés. Elle englobe plusieurs disciplines comme la médecine, la chimie, l’écologie...» -------------------------------------------------------------------------------- Caporal Hicham Belmabkhout, 27 ans, en poste à Anfa · Parcours «Je suis sous-lieutenant stagiaire. Cela veut dire que je suis caporal et que j’ai deux ans de formation avant de pouvoir prétendre au grade de lieutenant. J’ai déjà effectué 7 mois au centre de secours d’Anfa». · Motivation J’ai choisi ce métier parce que je suis très attaché à la fonction publique. De même, je voulais trouver une place, jouer un rôle dans la société. Puis j’ai trouvé que le secourisme tait une matière passionnante. Notre métier nous permet d’être en contact avec les 5 élèments naturels, ce qui est rare dans une profession. Nous sommes souvent dehors, nous pratiquons du sport et grce à cet esprit de corporation, nous nous faisons des solides amitiés». · Souvenir «Je me souviens d’un feu déclaré à Aïn-Sebaâ. Il avait été allumé par deux enfants en l’absence de leurs parents. Nous sommes arrivés, ils étaient coincés. L’intervention était dure, mais nous les avons sauvés. Seuls d’importants dégats matériels étaient à déplorer. Ce genre de mission vous fait comprendre l’importance de votre métier. En outre, j’ai l’impression d’évaluer et d’apprendre de chaque intervention».
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petitbijou, tu me connais! ![]() ce soir incha Allah je le lirais!!! |
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| en plu je te promets je le postai tt en pensant à toi krkrkrkrkrkrkrkr pren tn temps et tu n es ps obligée ma belle ze te kiffe soeurette
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