Timitar. Des racines et des décibels Résolument moderne, sans jamais oublier sa dimension amazighe ni tomber dans le folklore, l’édition 2007 du Festival Timitar fut aussi l’occasion de prendre des nouvelles des musiciens du Souss. Retour en images. Fatima Titrit
Originaire de Haha et formée au sein de la troupe de Mohamed Albenssir, elle fut l’une des dernières raïssate à accompagner le maître. Après le décès de ce dernier, il y a une douzaine d’années, elle a pris le devant de la scène au sein de son propre groupe. Pourtant installée à Casablanca, elle revisite et perpétue la musique des troubadours du Souss et la poésie amazighe, avec un orchestre qui intègre guitares électriques et une batterie très afro, pour une fusion détonante et très rythmée. Une artiste en devenir.
Izenzaren
Malgré la présence, le même soir sur la scène Al Amal, de Gilberto Gil et Nass el Ghiwane, un seul prénom était sur toutes les lèvres en ce samedi de clôture : Abdelhadi. Le légendaire chanteur un peu illuminé, qui habite toujours, avec ses deux chiens,une grotte de Sidi Rbat, petit village de pêcheurs de la région de Tiznit, a même menacé, au dernier moment, de ne pas jouer. La place Al Amal affichait en tout cas complet jusqu’à la fin de son concert, tard dans la nuit. “C’est autour d’un tajine de moules qu’il avait préparé lui-même que je l’ai convaincu de revenir vers son public”, se souvient Brahim El Mazned, qui tente aujourd’hui de le persuader d’enregistrer un nouveau disque, le premier depuis une quinzaine d’années. Alors, bientôt le retour de la légende ? La suite l’an prochain.
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