Précédent   Bladi.net > Culture > Forum Culturel


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 18/11/2003, 14h02
Avatar de b_f
b_f b_f est déconnecté
 
Date d'inscription: octobre 2003
Âge: 28
Messages: 2 908
Par défaut En Egypte, la grande solitude de la danseuse Karima Mansour

LE MONDE | 17.11.03 | 16h32

[img align=left]http://weekly.ahram.org.eg/2002/598/prof.jpg[/img]Un musicien manipule une danseuse. Une femme en colère tambourine sur un percussionniste. Solo de batterie de l'homme, pas de danse libre de la femme. Il la projette, elle lui arrache ses cymbales. Elle se glisse sous sa djellaba pour le forcer à danser avec elle. Duo de poursuite, rage de femme qui vient enrouler l'homme sous un voile.

Avec sa pièce Temporament, présentée à la biennale de danse de Tananarive, la danseuse et chorégraphe égyptienne Karima Mansour livre un corps-à-corps pulsé, entre humour et révolte, avec son partenaire - consentant -, le batteur Ahmed Campaore. "Au départ, je voulais créer une pièce sur la relation entre musique et danse. Entre danseur et musicien, qui manipule qui, qui contrôle qui ? C'est le rapport entre homme et femme qui s'est imposé. La violence est là, exprimant toute ma frustration d'artiste", explique la danseuse.

Née au Caire, Karima Mansour a appris la danse classique et moderne occidentale dès cinq ans. Elle a passé son enfance dans des capitales étrangères, avant de revenir dans sa ville natale étudier le cinéma. Elle part ensuite étudier à la London Contemporary Dance School, où elle trouve son langage artistique. "J'ai terminé l'école en 1997. La fin des études signifiait la fin du visa. J'ai dû rentrer au Caire."

Au Caire, la danse contemporaine n'existe pas et la jeune artiste découvre la solitude. "En danse, il y a deux compagnies officielles. L'Institut du ballet, qui dépend de l'Académie des arts, pratique le ballet classique russe avec de vieux pianistes et de vieux professeurs russes qui n'ont pas dansé depuis cinquante ans. Et la Compagnie de danse théâtre de l'Opéra du Caire, qui ne connaît pas la danse contemporaine."

"UN TRUC POUR MAIGRIR"

Elle quitte ces institutions après y avoir enseigné quelques mois. "Comme il n'y avait pas de compagnie de danse contemporaine, j'ai créé la mienne, pour pouvoir danser."Grâce à des soutiens européens et à la Fondation du jeune théâtre arabe, elle a créé six chorégraphies depuis 1999. L'association Danse M l'a invitée en résidence à Marseille en 2002. Elle y a créé Temporament. Mais elle n'a pu jouer sa création en Egypte, faute de salle, de soutien et d'intérêt. "Les gens confondent la danse contemporaine avec l'aérobic. Ils croient que c'est un truc pour maigrir."

En 2003, grâce à la Fondation du jeune théâtre arabe, elle a créé Games, avec la chorégraphe ivoirienne Béatrice Kombé, révélée par la biennale de 1999. La pièce devait être programmée au Caire et à Alexandrie. "Deux jours avant la représentation au Caire, le directeur du théâtre où elle devait avoir lieu a tout annulé. L'Institut du ballet avait fait pression pour empêcher qu'une création contemporaine ait lieu." Les deux représentations prévues à Alexandrie se sont déroulées normalement, mais dans un nouvel espace artistique indépendant, le Garage.

"Pourtant, au temps des pharaons, la danse existait en Egypte, comme l'attestent les sculptures, rappelle-t-elle. Puis la danse venue des pays arabes s'est imposée, et l'on a associé l'Egypte à la danse du ventre. Géographiquement, nous, les Egyptiens, nous ne sommes pas arabes, nous sommes africains. Ce tabou actuel sur le corps des femmes, cette interdiction de s'exposer sont des inventions récentes liées à des questions politiques."

Le plus blessant, pour Karima Mansour, c'est la contamination des esprits. Même dans les milieux qui ont reçu la même éducation qu'elle, "le fait de danser, pour une femme, ne semble pas acceptable". Critiquée parfois pour son expérience cosmopolite, elle se défend : "Je suis consciente de mes racines. Je m'en nourris. Je ne suis pas une photocopie de la danse contemporaine occidentale. J'ai reçu une formation européenne, je veux mêler ces influences, sans tomber dans une mystique orientale fumeuse. J'ai plusieurs mondes en moi, et je cherche mon propre langage."

Catherine Bédarida

Réponse avec citation
  #2  
Vieux 18/11/2003, 19h19
 
Date d'inscription: octobre 2003
Messages: 404
Par défaut En Egypte, la grande solitude de la danseuse Karima Mansour

miskina
Réponse avec citation
  #3  
Vieux 18/11/2003, 19h23
Avatar de Mimideparis
 
Date d'inscription: septembre 2003
Messages: 474
Par défaut En Egypte, la grande solitude de la danseuse Karima Mansour

:cry:
Réponse avec citation
  #4  
Vieux 18/11/2003, 19h25
Avatar de hallyma
la vie... un test
 
Date d'inscription: novembre 2002
Âge: 26
Messages: 1 855
Par défaut En Egypte, la grande solitude de la danseuse Karima Mansour

elle cavrait aller voir kamel ouali de la star ac!! serieux c'est clair que c'est triste
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 04h08.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35