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#1
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| Tout d’abord pas de développement de la civilisation sans support économique et politique. Ce à quoi je me réfère, c'est que le développement des pays arabes passe par le combat pour les libertés économiques et commerciales. Voici ce qui menace les élites locales qui écrasent et l’économie et la liberté de leurs concitoyens. L’étiquette politique n’a aucune importance à l’égard de ce problème : arabisme, république, monarchie, islamisme. On est loin de l’avènement d’une classe moyenne garante d’institution économiques plus stables et de l’intégration des pays arabes dans l’économie globale. Le Moyen-âge vit le Concile oecuménique de Vienne qui organisa l'enseignement de l'arabe à côté du latin dans les grandes universités européennes de l'époque. Ibn Sina, Ibn Baytar enrichissaient continuellement le savoir. Tout cela est bien joli; mais la nostalgie ne nous mènera pas très loin. Après trois quarts de siècle et d'efforts, la langue arabe a presque atteint le niveau d'une langue internationale dans les lettres, les sciences, l'économie ,etc. On est loin de l'époque où Bishr Farès, écrivant un traité sur la décoration islamique, fut obligé de rédiger en même temps un catalogue pour expliquer les difficultés culturelles et linguistiques rencontrées. Il a fallu qu'il crée, en se basant sur les langues européennes, un nouveau vocabulaire pour permettre la critique d'art en arabe. Maintenant, svp, juste un peu de liberté pour rattraper le retard et redonner le prestige qui convient à cette langue forte et belle. Avoir des universités qui attirent les étrangers, que les savants arabes participent à des colloques internationaux en s'exprimant dans leur langue ne sont pas des utopies. Tordons le cou aux mythes. L'examen le plus sommaire des faits historiques aussi infirme l'idée selon laquelle l'essentiel de la pensée arabe est contenu dans l'Islam. La participation de libre-penseurs, de juifs et de chrétiens à l'essor intellectuel médiéval le prouve. En fait, comme d'habitude, le rôle de la religion fut négatif: les oeuvres qui enrichirent les sciences n'attirèrent que le blâme et la colère de la part des théologiens. Le déclin du monde musulman n'a pas attendu le colonialisme. l'Islam, à titre de système théocratico-politique, a survécu des siècles à son âge d'or culturel. à la fin du Moyen-âge, la recherche scientifique disparut; la littérature s'affadit. Quand Bonaparte débarqua en Égypte, il ne fit que secouer un monde vidé de forces. |
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#2
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| La fierté linguistique serait-elle donc l'apanage des imazighs seulement??? :-o |
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#3
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| yeah Non mais les Imazighen en sont fiers car c'est leur langue et qu'elle est en danger. Mais surtout parce que c'est leur langue et celle de leur ancêtres. Ca se limite à ça. Le débat sur l'arabe a dépassé ce niveau : les Arabes veulent en faire une grande langue internationale de science, de culture, etc. Bon c'est raté sur toute la ligne. Nous Tamazight, on n'a pas cette ambition pour elle, c'est notre langue, on veut juste la parler et l'étudier. C'est déjà un événement rien lorsqu'on peut l'entendre à la télé de notre propre pays ! Alors vous imaginez, pour des ambitions plus grandes... Bref, on a des projets raisonnables. Un projet raisonnable pour l'arabe, ça serait par exemple que les gens le parlent chez eux. La production artistique est une émanation du vécu des gens, si ils doivent l'exprimer dans une langue qui échappe à ce vécu quotidien, il est clair que le goulet de la production est étranglé d'avance. Purée je cause moi today :-D Tout ça pour dire qu'il faut avoir lesmoyens de ses ambitions et ne pas brûler les étapes :-) yeah |
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#4
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| Tout à fait d'accord avec toi, agerzam: ça ne relève pas du tout de la même chimie. ce n'est peut-être pas la question la plus urgente au monde, mais c'est sûrement la plus désagréable. Que la dictature, assaisonné d'un soupçon de terrorisme, sévissent: ça ne porte à conséquences pour les américains, par exemple. Mais que nous en vinssions à ce que les sciences, les affaires parlent l'arabe aussi. C'est tout différent. |
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#5
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| J'ai adoré ton subjonctif du verbe venir là ! :-D :-D |
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#6
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| Au fait, même si je le lis assez bien, moi pa'lé a'ab ti nèg. ya bon couscous!!. ;-) Citation:
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