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#1
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| Nouvelle littéraire, improvisée au gré de l'inspiration du moment... Midi. Lumière forte en ce jour béni.La terre, cette terre si noble, violée maintes fois, se rengorge de soleil.Se peut-il que ce soir, les portes de la ville s'ouvrir et acceuillir ces hommes et femmes venus des hauteurs de la ville? - On attend cet après-midi, pas davantage, dit Zenagui à ses camarades de l'expédition. - Les portes divent s'ouvrir, sinon on fait le siège, renchérit Himmou. |
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#2
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| Tard dans l'après-midi, Zenagui passa en revue ses troupes sur la rive du Sabou. Sur ces terrains plats et accidentés, les hommes et femmes des hauteurs de la ville trépignent d'impatience:'' La ville, la ville doit ouvrir ses portes!!''. Les rares habitants du coin virent s'avancer une cohorte disciplinée et furent saisis de crainte. ... |
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#3
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| Il se tenaient tous debout dans cette canicuale, sur leurs fronts coulaient des gouttes, de leurs regards, des flèches de défi et de détermination...Ils étaient fatigués mais ne voulaient cèder au repos ... Ils doivent attendre et surveiller, les instants se suivent et la porte ne s'est toujours pas ouverte... |
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#4
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| Portes closes, portes infranchissables pour d'aucuns.Le maire de la ville opposa un refus net aux nouveaux visiteurs:''Non, non, non, retournez chez vous!!!''.Un marchand de tableaux d'art contemporain osa contredire le maire: - Monsieur le maire, la ville est pour tout le monde, tous les humains, vous faites de la discrimination!!'' - Baraka,toi!! je te connais, je sais tes idées subversives!!Attention à toi, tu vas reçevoir la visite de ma sécuritate!! |
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#5
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| La foule continuait à prendre de l’ampleur. Plus personne ne disait un mot, tout le monde attendait. Soudain, un bruit cassa ce silence caverneux. Lui, jusque là une personne imperturbable, impassible poussa un cri et tous les regards accrochés à la porte le fixèrent. Ils le regardaient avec stupéfaction mais lui, toujours avec son visage glacial ne faisant transaparaître aucun sentiment, regardait en destination de la grande porte. Il marchait et visait du doigt un minuscule trou presque imperceptible. Il accéléra les pas.. |
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#6
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| Le maire et ses sbires se sont pointés devant la porte comme un seul homme, et barraient l'accès à cet homme qui semblait venir de loin, le teint légèrement hâlé, cheveux en bataille, regard perçant, fatigué, certes... mais déterminé !! |
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#7
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| Sur la grande-place, cette place fofolle qui receuille les lumières descendantes du crepuscule, les badauts attendent les instructions du maire: - Wachnou, ce soir on joue pas notre halqa, s'interroge un jeune homme engossé dans son burnous ecarlate? - Non, ce soir, ça va être notre fête,oui! retorqua son compagnon Le trou découvert par le silencieux se mua brusquement en un chant contemporain prodigué par une voix caverneuse:Ya el ghafel / ma jebt chi khbar , lalalalala!!! Le silencieux ferma les yeux, les ouvrit pour regarder le maire resté sans voix. Il esquissa un sourire puis, d'un geste ample, il ordonna aux gardiens d'ouvrir les portes... - Ouvre-moi, ouvre-moi la porte Io non ne posso proprio più Se ci sei, aprimi la porta Non sai come è stato laggiù .... |
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#8
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| Je n’avais nulle envie de dormir et d’y passer la nuit dans cette ville de discrimination…….J’allai à tighrmatine pour revoir la maison de mon oncle. Une grande tristesse me gagna dès que j’en entrevis la façade jaune et les contrevents verts. Tout semblait dans le même état qu’autrefois. Seulement il fallut aller chez Difkoum pour en avoir la clef de la porte ainsi que les nouvelles de cet oiseau libre que j’ai connu jadis! Quelle fut ma joie! Quand j’ai rencontré cette brave fille Elyssa sur ma route vers Dif….Les fleurs de sa chevelure se penchaient dans ses cheveux dénoués….Son œil étincelait toujours dans un sourire plein de charme, mais l’arc prononcé de ses sourcils lui donnait par instant un air sérieux….. Elle me dit alors : Mon ami ouday! Il faut se faire une raison, les choses ne vont pas comme nous voulons dans cette ville….. |
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#9
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| S'il n'en reste qu'un, je serai celui là.. je me battrai pour que la ville soit ouverte et libre.. que nos mots emplis d'amour et de liberté volent en toute sérénité dans la ville de nos ancetres... ne jamais me taire... et ma battre encore et encore. ma seule arme, mes mots. mais tu sais, toi Elyssa, combien les mots peuvent blesser... pendant ce temps, sur la place de la ville... |
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#10
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| Pendant ce temps, sur la place de la ville...on assista muet à l'ouverture des portes, on se prosterna presque à la vue de ce qui est dérrière...On vit le maire se faufiler tel un voleur au milieu de la foule pour aller rejoindre la grande tour...Là où siège depuis des années la plus grande force de tout le pays ... |
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