Précédent   Bladi.net > Culture > Forum Culturel


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 24/11/2003, 11h59
Avatar de bladi
Webmaster
 
Date d'inscription: mars 2002
Âge: 31
Messages: 1 001 191
Entrées dans le blog: 1
Par défaut Spectacle à Madrid : de Madrid à Marrakech

Mardi 18 novembre. Il est 11h00. Dans un petit bureau au centre de Madrid, on affiche la mine des grands jours. Au lendemain d'une magnifique soirée de Flamenco, l'équipe de la Royal Air Maroc de la capitale ibérique a en effet de quoi se réjouir. Le staff composé de Marocains et d'Espagnols est en droit de se montrer particulièrement fier du succès remporté la veille par «De Madrid à Marrakech», un spectacle de Flamenco qu'ils ont monté pour promouvoir la destination Maroc. Epoustouflant.


Il y avait près de mille personnes dont environ 80 journalistes, ce lundi 17 novembre au théâtre «La Latina», lieu prestigieux situé en plein cœur de Madrid. L'occasion ? Un spectacle de Flamenco avec les plus grandes figures de cet art ancestral.

Mais aussi un appel au partage. Sur les cartons d'invitation, il y avait marqué, cette phrase qui annonçait déjà l'esprit de la soirée : «Madrid-Marrakech, les liens qui nous unissent, nous rapprochent encore plus chaque jour».

M. Jalal Imani, directeur de RAM Madrid l'a confirmé en introduisant le spectacle. «Nous avons tant de choses en commun», a-t-il déclaré sur scène en compagnie de Tito Losada un grand nom du Flamenco. Il ne lui en fallait pas plus pour emballer la salle.

Le public était acquis. Ensuite, place au spectacle qui se proposait d'entraîner le public dans un voyage chorégraphié de Madrid à Marrakech en passant par l'Andalousie. Les premiers chanteurs, musiciens et danseurs annoncent le ton.
Chant grave, musique profonde et danse théâtrale. Les spectateurs retenaient leur souffle. On aurait dit qu'ils craignaient de perturber les artistes, ou encore de bousculer des notes. Ce premier acte a été largement apprécié si l'on en juge le tonnerre d'applaudissements qui s'en suivit. Rien à voir, pourtant avec l'entrée sur scène de Lole Montoya. Ceux qui ne la connaissent pas, devinent qu'il s'agit d'un emblème. En effet Lole est l'une des références principales du Flamenco moderne. Née à Séville, elle a la musique dans la peau.

Elle forme avec son époux Manuel Molina, un duo qui entreprend de rapprocher le Flamenco d'un public plus large. Tous deux, ils créent le “ nouveau flamenco ” et se mettent à explorer de nouvelles formes musicales. Elle découvre le chant et la musique arabes et en tombe amoureuse. Aujourd'hui Lole est célèbre pour son interprétation des chansons d'Oum Kelthoum.

Un exercice dont elle gratifia le public présent à «La Latina», complètement sous le charme. Accompagné par un excellent orchestre marocain, elle chanta de sa voix profonde «Inta Omri», presque sans accent. La fusion des genres est possible ; elle est même surprenante, Lole Montoya l'a si joliment montré.

Le spectacle a duré près de deux heures. Deux heures pleines, chargées d'émotions, envoûtantes, pendant lesquelles le public a gardé son regard rivé sur la scène de peur de laisser échapper un détail, le moindre petit détail.

La fin de la soirée allait témoigner de toute l'étendue de ce spectacle. Une standing ovation pour Lole, la célèbre chanteuse de Flamenco qui chante en arabe, pour Tito à qui l'on doit l'idée géniale du spectacle inédit, monté exclusivement pour la RAM Madrid, pour les chanteurs, musiciens et danseurs qui ont fait étalage de leur talent, mais aussi pour le projet et l'ambition qui y préside.

En définitive, il s'agit d'un bel hommage rendu aussi bien à l'universalité de la musique qu'à la volonté de rapprocher les peuples et les cultures en dressant des passerelles d'échanges.

Alors que Marrakech s'invitait à Madrid ce 17 novembre, la capitale espagnole à son tour sera reçue vers la fin de l'année au Théâtre Royal de la ville ocre, par le biais du spectacle signé Tito Losada, qui est promis là aussi à un beau succès.

Tito Losada, le gitan
Tito Losada est né dans une famille de gitans. Enfant, il se produit déjà aux côtés de grands artistes de flamenco. Ses deux frères Diego et Vaky, ont à leur tour embrassé une carrière artistique et tous les trois ils forment une troupe de flamenco. Une carrière internationale se dessine alors pour les Losada qui vont de succès en succès. En 2001, ils se produisent au Royal Albert Hall avec Montserrat Caballé dans le cadre d'un gala de bienfaisance.
En 2002, Tito Losada crée «Les Mille et une nuits», un spectacle de flamenco basé sur le conte du même nom.

Lole Montoya, la force tranquille
C'est à Séville que Lole Montoya voit le jour. Son duo flamboyant avec Manuel Molina avait enflammé les années 1975-1980. En 1997, exactement, elle démarre sa carrière en solo. Sa voix avait marqué de son timbre limpide les mots profonds chantés par Oum Kelthoum. La célébrité n'a jamais pu avoir raison de sa discrétion. Au terme d'un spectale, elle reçoit timidement les félicitations du public qui la croise pendant qu'elle essaie de se fondre dans la foule.




Myriam Ezzakhrajy pour le matin
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 04h33.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35