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| En 2003, 5 millions de personnes ont été infectées dans le monde par le VIH. Thème de la campagne: la lutte contre la stigmatisation et la discrimination. Chaque jour, quelque 14000 personnes à travers le monde sont infectées par le virus du sida, qui a fait 3 millions de victimes au cours de l'année dernière. On estime qu'à ce jour, entre 34 et 46 millions de personnes vivent avec le VIH, dont environ 2,5 millions d'enfants de moins de 15 ans. En Afrique australe, un adulte sur cinq vit aujourd'hui avec le VIH/Sida. Le taux d'infection a beau varier dans des proportions considérables en Afrique subsaharienne, la région la plus touchée, allant de moins de 1 pc en Mauritanie à 39 pc au Botswana et au Swaziland, nulle région ne semble épargnée. Pas de fléchissement Si certains chiffres, pourtant éloquents, sont moins élevés que ceux annoncés en 2002, ce n'est pas que l'épidémie a faibli. Bien au contraire! C'est que les données sont de plus en plus précises et fiables, tiennent à préciser le programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida (Onusida) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). A quelques jours de la journée mondiale contre le sida, traditionnellement commémorée le 1er décembre, l'Onusida a publié son rapport annuel, faisant le point sur l'épidémie dans le monde. Un état des lieux peu encourageant qui confronte le monde à un choix clair: «la lutte contre le sida est à un carrefour: soit nous nous satisfaisons de petits progrès ici et là, soit nous pesons de tout notre poids sur l'épidémie pour l'écraser», prévient l'Onusida. Les années et les avertissements se suivent, les financements - bien qu'en hausse - demeurent insuffisants pour vaincre le fléau dans les pays en développement. Plus de 10 milliards de dollars seront nécessaires en 2005, somme qui, vu l'augmentation des besoins, devrait passer à 15 milliards par an d'ici 2007, et ce, pendant au moins une décennie. L'arrivée des génériques L'arrivée des génériques a pourtant permis de réduire considérablement le coût du traitement antirétroviral hautement actif ou trithérapie. De 10000 à 12000 dollars en 2000, il est passé à moins de 300 dollars par personne pour l'association de molécules la moins chère. Reste que l'accès aux médicaments demeure un problème majeur puisque seuls 800000 malades en bénéficient, dont 500000 dans les pays riches où l'on ne compte «que» 1,6 million de personnes contaminées. Aussi l'Onusida s'est-elle fixé pour objectif de garantir l'accès aux antirétroviraux à 3 millions de personnes d'ici 2005. Fin 2002, ils étaient 50000 sur le continent africain... Sans surprise, dans les pays à revenu élevé, la mortalité associée au sida continue à diminuer, grâce à la mise à disposition à grande échelle du traitement antirétroviral. Cela dit, le nombre de porteurs continue, quant à lui, à progresser et l'on constate en outre une recrudescence des autres maladies sexuellement transmissibles comme la blennoragie (ou «chaude-pisse»), témoignant d'une reprise des comportements sexuels à risque, en particulier parmi les jeunes et notamment au sein de la communauté homosexuelle. A ce propos, «la stigmatisation et la discrimination entravent les efforts visant à maîtriser l'épidémie mondiale et créent un climat idéal pour sa propagation», estiment les auteurs du rapport, qui soulignent le danger de créer une fausse impression de sécurité. Il ne faut pas exclure la possibilité de voir des personnes atteintes contribuer à la perpétuation du comportement à risque, comme le rapport non protégé, par peur d'éveiller les soupçons sur leur statut VIH s'ils se comportent autrement. L.D. Mis en ligne le 25/11/2003 La Libre Belgique |
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#2
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| C'est grave ça, donc un conseil les gars, vérifiez souvent la date d'expiration de vos préservatifs avant l’acte ;-) . |
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#3
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