Envoyé par petitbijou Gravement mordue et défigurée, Maëlyne était hospitalisée depuis le 19 août à Reims. Elle est morte dans la nuit de samedi à dimanche.
Michèle Alliot-Marie a présenté ses condoléances à la famille et annoncé une réunion de travail lundi sur ce sujet.
Maëlyne n'aura pas survécu à l'attaque du chien. Le 19 août dernier, cette petite fille âgée de 15 mois avait été gravement mordue au visage par un American staffordshire terrier. Né du croisement du bouledogue et du terrier, le molosse est classé dans la catégorie 2, dont la possession demande une déclaration à la mairie et une assurance. Défigurée, la fillette avait été conduite à l'hôpital de Reims, puis plongée dans un coma artificiel "pour que son cerveau se repose". Elle est morte dans la nuit de samedi à dimanche. Selon le CHU de Reims, le décès de Maëlyne a été constaté au tout début de dimanche, peu avant 1 heure du matin.
Selon le parquet de Châlons-en-Champagne, le chien était détenu "en parfaite régularité avec la législation". Et les parents de la petite Maëlyne, joints par LCI.fr, avaient tenu à souligner que la fillette n'était pas sans surveillance lors de l'attaque. Tous deux étant aujourd'hui séparés, la fillette se trouvait le jour du drame chez sa mère ; cette dernière avait accepté de garder pendant quelques heures le chien, qui appartenait au compagnon de sa soeur. L'animal, apparemment, s'était subitement jeté sur Maëlyne.
"Faire disparaître du territoire ce type de chiens"
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté dimanche ses condoléances à la famille de la fillette et annoncé une "réunion de travail" lundi. Elle aura pour but "d'évaluer l'application de la législation" et "d'envisager les mesures nécessaires pour prévenir de tels drame". Sur le plateau du 20h de TF1 dimanche soir, François Fillon a estimé qu'il fallait "mettre en place des règlementations beaucoup plus sévères", parce qu'il n'y a pas de raison de laisser "courir des risques à des enfants, à des personnes simplement pour faire plaisir à des gens qui veulent entretenir des chiens qui n'ont pas leur place dans la société, dans la ville"
Un point de vue partagé par le maire UMP d'Erpernay, qui s'est dit "en colère" et a réaffirmé qu'il était nécessaire de prendre "une décision pour faire disparaître du territoire national ce type de chiens" qui ont été introduits en France "il y a 25 ans et sont à l'origine de multiples accidents domestiques ou non domestiques". "Je souhaite que nous soyons beaucoup plus fermes à l'égard de ce type de chiens et qu'ils soient systématiquement euthanasiés", a-t-il conclu. |