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Neurosciences - Peut-on prévenir la maladie d'Alzheimer ? Les gros mangeurs souffrent plus que d'autres d'alzheimer. Mais est-ce à dire que la diète protège le cerveau ? Oui ! du moins chez les souris… Ne dites plus : je fais régime. Mais plutôt : je fais ce qu'il y a de mieux pour ne pas souffrir, à mes vieux jours, de la maladie d'Alzheimer. Ce n'est pas (pas encore ?) une nouvelle mode, mais bel et bien une découverte scientifique. Qui, jusqu'ici, il faut le souligner, n'a encore été vérifiée que sur des souris. Tout de même pas des souris comme les autres. Celles qu'utilisent les équipes de Todd Morgan (Université de Californie du Sud, Los Angeles) et David Morgan (Université de Floride du Sud, Tampa) sont des animaux transgéniques, c'est-à-dire qu'on a manipulé leur génome en manière telle qu'ils possèdent un gène humain anormal, celui de la préséniline ou celui de la forme anormale de la bêta amyloïde, responsables l'un et l'autre, dans certaines familles, d'une forme héréditaire de démence sénile. C'est donc cette population animale assez particulière que simultanément, les deux laboratoires ont mis à la diète. Mais quelle est la logique de cette expérience ? En fait, elle est double. Il y a d'abord la constatation purement épidémiologique que les personnes mangeant systématiquement des repas très riches en calories sont plus sujettes à l'alzheimer. La logique voudrait donc que restreindre la richesse des repas ait un effet protecteur. En deuxième lieu, depuis quelques années divers laboratoires ont montré sur plusieurs animaux qu'un régime alimentaire très peu calorique était un gage de longue vie. Les chercheurs étaient dès lors tentés de vérifier si cette longue vie est elle-même un gage de santé des neurones. A quoi bon en effet vivre vieux si c'est pour ne pas en profiter ? Les souris furent donc mises au pain sec à partir de leur troisième mois d'existence. Concrètement, elles ne reçurent que 60 % de la nourriture qu'elles auraient spontanément consommée si on leur en avait laissé la liberté. Après quelque temps, elles furent autopsiées et les chercheurs remarquèrent deux choses. L'une, c'est que leur cerveau contenait moins de plaques d'amyloïdes, ces espèces de déchets qui se stockent entre les neurones et les empêchent de communiquer entre eux efficacement. L'autre, c'est que les cellules gliales (avec les neurones, l'autre composante du système nerveux central, dont le rôle a souvent été sous-estimé) étaient nettement moins enflammées que parmi les souris ayant mangé normalement. Tout porte donc à croire que la restriction calorique a protégé les cerveaux de ces animaux. Les chercheurs sont donc incités à poursuivre leur recherche. Ils vont d'abord essayer de voir si une diète moins sévère (70 ou 80 %) aurait la même efficacité. Ils vont aussi tenter d'élucider le mécanisme par lequel cette protection s'exerce. Alors et alors seulement, ils pourront nous suggérer à nous qui ne sommes tout de même pas des souris transgéniques de nous serrer la ceinture. En attendant, ne mangeons quand même pas trop. Tout le reste de la Faculté de médecine a de bonnes raisons pour nous le recommander… 28/11/2003 JACQUES PONCIN, envoyé spécial Nouvelle-Orléans Le Soir |
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#2
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| Citation:
eh bien mes petits loups :-D |