La fièvre aphteuse de retour en Grande-Bretagne Les autorités croyaient l'épidémie éradiquée. Pourtant un nouveau cas suspect de fièvre aphteuse a été détecté mercredi dans le Surrey, au sud-est de l'Angleterre, à environ 30 kilomètres du foyer où l'épidémie s'était déclarée début août. Une suspicion qui s'est vite transformée en certitude avec les résultats des premières analyses. Selon la BBC et la chaîne de télévision Sky, qui citent des sources gouvernementales, ce nouveau cas de fièvre aptheuse a été confirmé par les analyses, mais le ministère de l'Agriculture a toutefois dit ne pas avoir encore reçu les résultats des tests effectués. Le comité de crise Cobra doit désormais se réunir dans l'après-midi.
Le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales a d'ores et déjà mis en place une zone temporaire de contrôle de 3 kilomètres de rayon autour de la ville d'Egham. Le cheptel va lui être abattu. Et avant même l'annonce des résultats des examens confirmant le cas de fièvre aphteuse, un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown a annoncé que le gouvernement s'apprêtait à interdire les déplacements de bétail à l'échelle nationale. La Commission européenne a indiqué pour sa part qu'elle suspendait sa décision de réautoriser toutes les exportations de produits animaux et de bétail vivant de Grande-Bretagne à compter du 9 novembre, en attendant plus d'informations.
Les dernières restrictions levées
La nouvelle de ce cas confirmé de fièvre aphteuse tombe au plus mal pour l'agriculture britannique. Samedi, les autorités sanitaires avaient annoncé que l'épidémie apparue début août était définitivement éradiquée et avaient levé les dernières restrictions imposées sur le déplacement du bétail. Un rapport de l'Agence de veille sanitaire avait montré la veille que des manquements dans un laboratoire public avaient probablement été à l'origine des cas de fièvre aphteuse.
L'apparition des cas de fièvre aphteuse le 3 août dans deux exploitations du comté du Surrey avait provoqué l'abattage de près de six cents animaux, un boycott de l'Union européenne, et des centaines de millions de livres de pertes pour les éleveurs. La résurgence de la maladie avait réveillé le spectre de l'épizootie de 2001, qui avait provoqué l'abattage de dix millions d'animaux et des pertes pour l'économie évaluées à huit milliards de livres environ, soit 11,7 milliards d'euros.
D'après agence
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Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse.
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