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| TOULON (AP) - Un homme de 35 ans, Thierry Ferrer, 35 ans, comparaît de mercredi à vendredi devant la cour d'assises du Var à Draguignan pour le meurtre en février 2002 d'un jeune Tunisien que sa fille Virginie, alors âgée de 13 ans, lui avait désigné comme son violeur. Les avocats d'Hicham Ziadi, dont la culpabilité pour viol n'a pas été établie, Virginie Ferrer ayant refusé de se prêter à un examen médical, entendent faire "le procès de l'auto-justice". Me Jean-Claude Giudicelli, pour la défense, plaidera pour sa part une "crise d'amour excessive" et insiste sur la "crédibilité du témoignage" de la jeune adolescente décrite par les experts comme "peu structurée". Le 15 février 2002, Thierry Ferrer fait irruption dans un bar de la Seyne-sur-Mer et abat à bout portant d'une décharge de chevrotine Icham Ziadi, 22 ans, qu'il soupçonnait être le violeur de sa fille. Hébergée dans un foyer d'accueil à Six-Fours (Var) pour jeunes en difficulté, Virginie vient de lui révéler avoir été sodomisée trois mois plus tôt par un homme dont elle ne connaît pas le nom. Guidé par sa fille, armé d'un fusil de chasse avec l'intention de "tuer" ou "massacrer", selon ses mots, Thierry Ferrer part à la recherche du violeur présumé; le trouve et le tue froidement avant de se rendre à la police après avoir reconduit sa fille au foyer. Ce crime, selon Me Jean-Claude Guidicelli, est la marque "d'un crime passionnel, une crise d'amour excessive". "Il faut imaginer ce qu'a pu ressentir ce père en regardant le visage de sa fille en pleurs lui demandant "fais du mal à celui qui ma fait du mal", ajoute-t-il. Lors de l'instruction, la jeune fille déclarera avoir été violée par son frère. "Il a beaucoup de chance monsieur Ferrer: lui, sera entendu par un tribunal. Mon client na pas eu cette chance", rétorque Me Mas avant d'expliquer qu'il s'emploiera à démontrer "les incohérences" du témoignage de Virginie Ferrer. A l'époque, cette affaire avait suscité de nombreuses réactions dans l'opinion varoise. Une pétition de soutien, conduite par les proches de l'accusé, avait recueilli quelque 3.000 signatures afin de réclamer, sans succès, la mise en liberté jusqu'au procès de ce "père de famille nombreuse, honnête et intègre". Lors d'un rassemblement devant le palais de justice de Draguignan, le candidat aux présidentielles du MNR, Bruno Mégret et des représentants locaux du Front National avaient tenté de se joindre aux manifestants avant d'être refoulés. Le père d'Icham Ziadi, qui sera présent lors du procès, avait quant à lui condamné dans la presse une "justice du Far-West". "Si mon fils était coupable, sa place était en prison, pas dans un cercueil". L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. AP |
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#3
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| Les avocats du père basent leur défense sur une "crise d'amour excessive" ... "crise d'amour excessive" vis à vis de sa famille ou tout simplement délit de "sale gueule" de la part d'Icham ?? Cette gamine avait été placée dans un foyer. Où était donc cet "amour excessif" du père ?? |
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Comment ce fait-il que la fille d'un "père de famille nombreuse, honnête et intègre" vit dans un foyer ? Comment un "père de famille nombreuse, honnête et intègre" peut-il appliquer la loi (du talion en l'occurence) lui même ? Lui a la chance d'avoir un procès en bonne et due forme. Il sera défendu par un avocat. Sa victime quand à elle n'a même pas eu le temps d'ouvrir la bouche avant de trépasser. |