Hani Ramadan écrit à Monsieur Sarkozy


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  #1  
Vieux 03/12/2003, 20h45
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Par défaut Hani Ramadan écrit à Monsieur Sarkozy

Salam, bonsoir, azul, shalom

Objet : Lettre ouverte à Monsieur Sarkozy de Hani Ramadan

publié dans le 24 heures (L’invité)


Lettre ouverte à Monsieur Sarkozy


Monsieur,



Je ne reviendrai pas sur les détails du débat, proposé par France 2, qui vous a opposé à mon frère. Ce dernier, je le pense, vous a clairement montré qu’il était un homme de dialogue avant tout.

Mais puisque vous avez cru bon de consacrer une partie de cet échange à la question de la lapidation et de la condition des femmes maltraitées - en faisant ironiquement allusion à ma modeste personne- permettez-moi de vous reprendre sur ce thème et sur d’autres.



Premièrement, jamais en effet je n’ai parlé de la « lapidation des femmes adultères ». L’article publié dans Le Monde en septembre 2002 donne au contraire l’exemple d’un homme, Mâ‘iz, qui était venu se livrer au Prophète de l’islam et qui avait volontairement subi cette peine. J’ai précisé dans le même article le caractère « dissuasif » et « pratiquement irréalisable » de ce châtiment. Soit donc vous n’avez pas lu mes propos, et dans ce cas il eût été préférable de vous taire, soit vous les avez lus, et dans ce cas votre diatribe réductrice qui consiste à focaliser la question sur la maltraitance des femmes relève de la diffamation et de l’hypocrisie. J’ajoute que je me suis toujours exprimé contre la lapidation d’Amina et de Safiya au Nigeria.



Deuxièmement, vous osez réclamer des excuses à un homme qui a composé un texte dans lequel il ne se trouve pas la moindre trace d’antisémitisme. La vérité, c’est qu’il devient aujourd’hui de plus en plus difficile de critiquer ouvertement Israël, et de remarquer qu’un certain nombre d’intellectuels à la fois sionistes et laïques tiennent un double langage : le soutien implicite à un Etat qui méprise les droits humains, et qui s’est donné une légitimation religieuse, et l’exigence du strict respect d’une laïcité forcenée pour toutes celles et tous ceux qui veulent en Europe vivre selon les préceptes de leur religion.

Monsieur Sarkozy, je vous demande solennellement de condamner la politique d’Ariel Sharon et d’affirmer la légitimité de la résistance palestinienne. Si vous ne le faites pas, alors vous êtes indigne des responsabilités politiques qui sont les vôtres, dans un pays -la France- qui fut celui de la résistance contre toutes les formes d’occupations et d’ingérences.



Troisièmement, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Constitution française prévoient la liberté de croyance et de culte pour l’ensemble des citoyens. Obliger une musulmane à ôter son voile, Monsieur Sarkozy, est une infamie. Le viol même de la conscience d’autrui. Chacun doit être libre de vivre selon ses convictions, sans contrainte et sans exclusion.

La laïcité n’est pas un concept fermé à l’origine, même s’il tend à le devenir hélas depuis le 11 septembre. Votre discours qui veut assimiler toutes celles qui portent le voile à des intégristes ou à des femmes manipulées, révèle votre profonde ignorance des valeurs de l’islam. Cette seule perspective, et vous en avez conscience, risque de vous faire perdre aux yeux des musulmans tout le bénéfice des efforts que vous avez consentis.

Un bon musulman français, Monsieur le Ministre, n’est pas un musulman assimilé, mais un musulman intégré. On s’étonne de voir que la subtilité de cette distinction ait échappé à un esprit aussi perspicace que le vôtre, quand il le veut bien…

En clair, votre devoir le plus élémentaire vous impose de ne pas confondre ce qui relève de la pratique pure et simple de la religion islamique, et ce qui relève de l’extrémisme et du terrorisme. Ce n’est pas le même champ de bataille, Monsieur Sarkozy, et nos drapeaux ne sont pas tachés du sang des enfants de Palestine.



Hani Ramadan

Directeur du Centre Islamique de Genève

24 heures

L’invité

26 novembre 2003
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  #2  
Vieux 04/12/2003, 02h24
 
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merci pour la publication de cette lettre face à la haine de mr le ministre . que sa réponse vienne vite ains que ses excuses mais aura t il l envie et l humilité de le faire. sarko fait vraiment peur parfois qu allah l appele pour le changer en humain :lascar: :bandit:
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  #3  
Vieux 04/12/2003, 02h41
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M. Hani Ramadan est le pire des Ramadan brothers.
Il s'est fait mettre dehors de l'université dans laquelle il enseignait parce qu'il avait justifié les bourreaux Amina Lawal, la nigeriane.

Père Ubu est roi de nos jours: les fanatiques donnent des leçons d'intolérances, et deviennent des modèles!


Citation:
alab a écrit*:
merci pour la publication de cette lettre face à la haine de mr le ministre . que sa réponse vienne vite ains que ses excuses mais aura t il l envie et l humilité de le faire. sarko fait vraiment peur parfois qu allah l appele pour le changer en humain :lascar: :bandit:
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  #4  
Vieux 04/12/2003, 02h45
 
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merci pour l infos je prends note n empeche que le ministre ne vaut pas mieux
salam
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  #5  
Vieux 04/12/2003, 02h50
 
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finalement c est une lutte de blancs bonnets et de bonnets blancs nico et hanni frères de haine un bon sujet pour les guignols
que dieu leur elève leur influence au plus vite
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  #6  
Vieux 04/12/2003, 02h58
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Salam, bonsoir, azul, shalom,

Pocoloco il faut lire !!!!!!

Il s'est fait mettre dehors de l'université dans laquelle il enseignait parce qu'il avait justifié les bourreaux Amina Lawal, la nigeriane.

Voila ce que tu as ecrit. Voila ce que dit Hani Ramadan : J’ajoute que je me suis toujours exprimé contre la lapidation d’Amina et de Safiya au Nigeria.

C'est clair 8-)
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  #7  
Vieux 04/12/2003, 03h06
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Fallait-il suspendre Hani Ramadan ? Ne risque-t-on pas d'en faire un martyr ?

Où s’arrête la liberté de parole ?

L'interdiction d'enseignement prononcée unanimement par le Conseil d'Etat [exécutif] du Canton de Genève contre Hani Ramadan, professeur de français au Cycle d'Orientation et directeur du Centre islamique de Genève, suscite un débat de fond sur la liberté d'expression des enseignants et plus largement sur le devoir de réserve des fonctionnaires. Deux juristes, invités par la Tribune de Genève, "croisent le fer".

Fallait-il suspendre l'enseignant Hani Ramadan? Charles Poncet, avocat : "Un enseignant jouit de la même liberté d'expression que tout le monde". Christian Grobet, avocat et député [Alliance de gauche] au Grand Conseil [législatif] du Canton de Genève : "Le problème n'est pas la liberté d'expression. Ce qui fait débat, c'est le devoir de réserve".


Charles Poncet. - Commençons par l'aspect juridique; l'enseignant est au bénéfice de la liberté d'expression qui est garanti par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), par son article 10. A cet égard, la jurisprudence est claire: on peut imposer au fonctionnaire des limites particulières à sa liberté d'expression, mais uniquement celles qui sont en lien direct avec la fonction qu'il exerce. Exemple: on ne peut pas laisser un officier instructeur prôner l'abolition de l'armée, ou un enseignant défendre la pédo-philie.

A part cela, l'enseignant jouit de la même liberté d'expres-sion que tout le monde. On re-proche à Hani Ramadan de se faire l'avocat de thèses extré-mistes en matière de sanctions pé-nales ? Il en a absolument le droit ! Il est d'ailleurs probable que s'il recourt au Tribunal fédéral, il gagnera. Et en tout cas, la CEDH lui donnera raison.

Christian Grobet. - C'est bien possible, mais ici le problème n'est pas la liberté d'expression. Ce qui fait débat, c'est le devoir de réserve qu'un serviteur de l'Etat est obligé de respecter. Monsieur Ramadan a franchi la ligne qu'il ne devait pas dépasser dans le cadre de sa fonction d'enseignant. Le Consejl d'Etat a eu raison de suspendre Ramadan. L'article qu'il a publié dans Le Monde doit être replacé dans son contexte: une femme, à qui l'unique re-proche formulé est d'avoir en un enfant hors mariage, est menacée d'une mort épouvantable. La lapi-dation est l'un des crimes les plus abominables qui soit! On va en-terrer cette femme jusqu'au cou et lui jeter des pierres jusqu'à ce que mort s'en suive. Alors, je veux bien qu'au nom de la liberté d'ex-pression, on soit extrêmement tolérant. Mais il y a une limite. C'est à juste titre que le code pénal pu-nit aujourd'hui les propos racistes, antisémites et tout propos qui incite à commettre des délits, comme la pédophilie.

Poncet. - Je rappelle qu'il y a aujourd'hui aux Etats-Unis 2'000 personnes qui attendent d'être exécutées, parmi lesquelles au moins une centaine sont inno-centes. Si un enseignant veut écrire un article pour défendre la peine de mort tout en dénonçant le fait qu'on ne les exécute pas as-sez vite ou qu'on les exécute de manière trop clémente, il en a parfaitement le droit. Ce n'est pas parce qu'il écrit cela qu'il ne peut plus exercer sa fonction d'ensei-gnant. Mais s'il se met à faire du prosélytisme religieux ou à prôner la pédophilie, c'est une autre his-toire. Vous avez raison: on peut restreinte la liberté d'expression du fonctionnaire dans une mesure plus grande que celle du commun des mortels. Mais on ne peut le faire que dans une mesure strictement limitée à l'exercice de sa fonction.

Grobet. - On ne peut pas com-parer la lapidation à la peine de mort. On se trouve ici dans un cas qui tombe sous le coup de la Convention de l'ONU sur la lutte contre la torture. […]

Poncet. - Aujourd'hui, les pro-pos racistes ne sont pas un délit. Ce qui est illégal, c'est l'appel pu-blic à la haine raciale. On peut naturellement ériger en délit l'af-firmation que le ciel est bleu quand il est couvert. J'y suis op-posé, parce que l'expérience montre que quand on essaye de codifier l'exercice d'une liberté, on finit par la restreindre. Et cela d'autant plus que la jurisprudence est abondante.


LA TRIBUNE DE GENÈVE
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  #8  
Vieux 04/12/2003, 03h14
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Par défaut La Parole à M. Ramadan maintenant

«Dans "Le Monde" du 10 septembre [2002], vous qualifiez la lapidation des femmes adultères, mesure prévue par la charia, de "punition, mais aussi une forme de purification". Approuvez-vous personnellement cette punition ?»

- Qui suis-je pour porter moi-même une appréciation personnelle sur une loi qui est d'origine divine ? En tant que musulman, j'observe que la lapidation est une peine prévue par la charia de façon dissuasive, ses conditions d'application étant pratiquement irréalisables. Le Prophète Muhammad lui-même faisait tout pour en repousser l'exécution. Ainsi, lorsque Mâ'iz se présenta à lui, et lui demanda de le purifier parce qu'il avait commis l'adultère, le Prophète se détourna de lui une première fois. Mais Mâ'iz revint à lui une deuxième fois, et le Prophète se détourna à nouveau. L'homme fit cet aveu une troisième et une quatrième fois. Dès lors, le Prophète ne pouvait qu'ordonner sa lapidation.

La Bible énonce d'ailleurs le même châtiment. On trouve cette sentence dans le Lévitique en 20,13 : "Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu'ils ont fait tous les deux est une abomination; ils seront mis à mort, que leur sang retombe sur eux". Mais cela ne doit pas se traduire par un rejet méprisant de tous ceux qui sont victimes de la libéralisation des murs. Lorsque plus tard, les pharisiens soumirent à Jésus le cas d'une femme adultère, ils lui dirent : "Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ?" La réponse de Jésus aurait été la suivante : "Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle." (Jean, 8,5-11). Cette parole profonde ne signifie pas, à notre sens, que Jésus ait abrogé la prescription contenue dans la Tora. Le fils de Marie n'aurait-il pas déclaré, par rapport à la loi mosaïque, qu'il n'était pas venu pour l'abolir, mais pour l'accomplir ? "Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre." (Matthieu, 5,18). Son attitude fut d'abord de garder le silence face aux scribes qui cherchaient à l'éprouver, et se retrouvant seul devant cette femme, il l'épargna dans un élan de miséricorde comparable à celui que manifestera plus tard le Prophète Muhammad, qui cherchait à épargner Mâ'iz.

«Ne pensez-vous pas que confier l'application de lois divines aux hommes puisse se révéler dangereux ?»

- Certainement. Les hommes se sont si souvent servis de la religion pour asseoir une autorité illégitime et tyrannique ! Mais il peut s'avérer plus dangereux encore de confier aux hommes la réglementation de l'univers sans faire référence à un ordre transcendant qui les dépasse tous. Car alors, l'homme devient un loup pour l'homme, et les nations fortes finissent par dévorer les plus faibles. C'est ce que tout le monde observe aujourd'hui sur la scène internationale, où nous n'avons pitié ni pour les Tchétchènes, ni pour les Palestiniens, ni pour les Irakiens.

«Quel accueil réserverait-on à un Occidental qui défendrait, dans un journal musulman, l'homosexualité au nom des valeurs occidentales ?

La censure n'aurait pas lieu d'être si le débat était constructif. Mais le journal se ferait alors un devoir d'expliquer que ces "valeurs" ne sont pas compatibles avec les morales juive, chrétienne et musulmane, pour autant que l'on se réfère à la loi révélée. / L'Illustré, 25 septembre 2002.
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  #9  
Vieux 04/12/2003, 03h17
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Salam, Azul, Shalom, Bonsoir,

Et alors c'est quoi ca ??? du copier coler d'un article de presse. Hani a condamner la sanction du Nigéria contre les deux femmes et moi aussi par la même occasion et tous les musulmans du monde.

Et pour continuer mon ami :
Grobet. - On ne peut pas com-parer la lapidation à la peine de mort. On se trouve ici dans un cas qui tombe sous le coup de la Convention de l'ONU sur la lutte contre la torture. […]

Oui l'onu lorsque les américains sont allez attaquer l'irak elle était ou l'onu ???
Et quand il y a eu le massacre de jenine l'onu était ou ??????

Bien sur on prend que lorsque cela nous arrange c'est vrai l'onu n'est pas le débat.

Mais pour Hani tu n'as rien démontrer. Je suis désoler.
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  #10  
Vieux 04/12/2003, 09h41
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Par défaut Hani Ramadan écrit à Monsieur Sarkozy

Parfois j'ai l'impression d'entendre les premiers emules des hitlers et consorts .Ils n'ouvrent pas les yeux ou alors ils ont peur des realités .Seul la gloire ,leur gloire les aveugles .ET pour cela ils seraient pret à vendre leur ames au diable .Et pour l'instant à mes yeux le diable se deguise en Ramadan and co. .Il n'y a pas de fumee sans feu ,autour de ces deux personnage on parle de voile ,intolerance et lapidation .Et pourquoi cela ? pourquoi ces memes bruits ne sont t'ils pas autour d'autres personnalités defenseurs de l'islam .Ces deux freres ont tres bien compris qu'ils existent des idiots pret à les suivre dans la voie de l'intolerance tt en se servant de la victimisation .



ET comme d'habitude ceux que cela deplait reagirons par l'intolerance et l'insulte
salam
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