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#1
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| Les habitants de Bensmim tentent de bloquer par tous les moyens l’exploitation industrielle de l’eau de leur localité. Ils viennent même de tenir tête aux forces de l’ordre et reçoivent un soutien international « L’eau c’est la vie ». Ce ne sont pas les habitants de Bensmim (plus de 3000) qui diront le contraire. D’ailleurs, c’est ce qu’ils ne cessent de répéter pour défendre la source qui étanche leur soif, irrigue leur champ et abreuve leur bétail. DÉFENDRE la source ? Serait-elle donc en danger ? Les villageois sont unanimes à répondre que oui. Ils sont sur le qui-vive depuis que le Français Nicolas Antaki a obtenu en 2001 toutes les autorisations pour construire dans leur village une usine de mise en bouteille de l’eau de « leur source » en vue de la vendre dans tout le Maroc. Un projet perçu dans le village comme une dangereuse opération de privatisation. « Cela coule de source, qui dit privatisation, dit paupérisation », affirment, à l’unisson, les chorfas de la zaouia du village. Ils sont au front de la lutte contre le projet. Avec eux, les habitants de Bensmim ne cessent de protester. A chaque fois que l’investisseur tente de lancer les travaux de construction de l’usine, ils obligent les pelleteuses à garder leur moteur à froid. Rien que vendredi dernier, les protestataires ont dû affronter les forces de l’ordre pour empêcher les pelleteuses de démarrer. Cet affrontement a conduit à l’arrestation de cinq manifestants dont un enfant de près de treize ans. Ce dernier a été relâché peu de temps après son interpellation. Autres personnes interpellées puis relâchées : Moulay Ali Tahiri, 70 ans et Kenza Majdoubi, une femme dans la quarantaine. Mohamed Houari et Miloud Messaouda, tous deux dans la trentaine, n’ont pas eu la même chance. Ils sont gardés en détention. « C’est injuste », peste un militant associatif, le visage crispé. « Nous ne faisons que défendre notre source et nous sommes prêts à mourir pour cela », ajoute-t-il, menaçant. « Toutes les personnes interpellées seront traînées devant la justice », révèle-t-il, le poing fermé. Dans le petit village de Bensmim (à 6 km d’Azrou et à près de 10 km d’Ifrane), personne ne veut croire à l’investissement et les emplois potentiels que « le projet du Français » pourraient drainer. Personne ne veut croire que mettre 100 millions de litres en bouteille en une année, comme cela a été annoncé par l’investisseur, ne risque pas de tarir la source. Moins rassurant encore, selon les villageois, le ressortissant français agit au nom d’une société appelée « Euro-africaine des eaux » que personne ne semble connaître. Les demandes de renseignements sur cette société et sur son projet que Le Reporter a transmises à la préfecture d’Ifrane dont relève la province de Bensmim et au directeur de l’Agence du bassin hydraulique du Sebou qui a donné son accord pour le projet sont restées sans réponse. Le genre de mutisme qui ne fait qu’attiser davantage la colère des habitants concernés. Jusqu’à présent, les autorités locales n’ont fourni aux habitants que des explications sommaires et imprécises sur le projet. « Même quand on nous a parlé de profits possibles en faveur de la région, nous n’avons reçu aucun engagement ferme. Et puis, notre source n’est pas à vendre ! », martèle A.N. La messe est dite. Manifestation en ligne L’association pour le contrat mondial de l’eau (ACME-Maroc, une association marocaine dont le siège est à Rabat) a diffusé via son site web (http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/index.php) une pétition de solidarité avec la lutte des villageois contre le projet de confiscation de l’eau de la source de Bensmim. « Ce ’’projet industriel’’ est initié par un entrepreneur (très probablement une société écran) français pour embouteiller une partie des eaux d’une source se trouvant au Moyen Atlas (pas très loin de Meknès et de Fès) et qui fait vivre directement 3000 personnes et 5000 bêtes », souligne le texte de la pétition. Ses auteurs ajoutent : « ...nous avons décidé, en présence d’un membre du collectif institué par la population de la région, de faire de cette affaire un objet de mobilisation nationale, et demandons à toutes les organisations amies à l’échelle internationale d’apporter leur soutien à cette cause par tous les moyens possibles, en commençant par l’envoi de messages aux représentations diplomatiques marocaines ». Quelques jours après sa mise en ligne, les internautes marocains et étrangers (avocats, écologistes, défenseurs des droits de l’Homme...) sont nombreux à signer cette pétition. Abderrahim Jamaï est parmi les signataires, tout comme le célèbre altermondialiste Riccardo Petrella. « Je soutiens la lutte des villageois de Ben S’min contre la confiscation et la marchandisation de l’eau de source locale. En Italie aussi la population de Roccheeta est en train de se battre contre le détournement des eaux du Rio Fergia pour son embouteillage par une société privée de distribution d’eau en bouteille. La lutte contre la prédation d’un bien commun public comme l’eau et contre l’asservissement du droit à la vie aux intérêts financiers du capital privé est de plus en plus mondiale. Le droit à la vie doit être égal pour tous », écrit R. Petrella dans son message de soutien. Ce dernier est professeur d’Ecologie humaine à Accademia di Architettura, Università Italiana Svizzera, Mendrisio (Suisse). Il est également professeur Emerite 0 l’Université de Louvain en (Belgique). C’est lui le fondateur en 1997 du Comité international pour un contrat mondial de l’eau, dont il est le secrétaire général.
__________________ Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. |
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| On croyait la question de la propriété réglée avec la disparition de l'URSS, alors qu'elle revient en force avec l'appropriation privée des biens publics. F...-moi ces salopards dehors ! |
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| Avez-vous déjà goûté à l'eau de Bensmim. Moi, je l'ai fait. Elle est bonne et toujours fraîche. C'est pour cela que ça attise tant de convoitises. C'est comme lorsqu'on a voulu créer une réserve naturelle près de Beni Mellal. On a dressé un grillage qui a isolé tout un village du Monde extérieur. Les enfants ne pouvaient plus aller à l'école, les habitants devaient se taper des kilomètres pour aller chercher de l'eau et le malheur, c'est qu'on a accusé les membres de l'association qui les soutenait de subversion. |
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#5
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( sab3a a3youne, sidi hrazem, ain chafia....) pas besoin d acheter des bouteilles d'eau là ![]()
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| C'est sûr, ils ne partiront pas d'eux-mêmes. Quand le monde évoluait, ils étaient dans leurs campagnes. Le monde a continué d'évoluer et ils se sont répandus sur le monde comme la vérole sur le bas clergé. Dernière modification par jdal ; 28/09/2007 à 20h32. |
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#7
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ah marde qu est ce que je racontes ils n ont pas censurés les paraboles c déjà ça de pri pour nous abrutir encore plu tu me diras aussi..Ah la la de vrais malins c dirigeants !!!! ![]()
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#9
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ils vivent ds d brarek et ils ne lachent pas la parabole fini le temps du couscoussier ![]()
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