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Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar se rendra les 8 et 9 décembre au Maroc pour une visite, au cours de laquelle il rencontrera le roi Mohammed VI, afin de relancer la coopération bilatérale en crise depuis juillet 2002 et le conflit sur l'îlot Perejil/Leila. Le porte-parole du gouvernement espagnol, Eduardo Zaplana, a qualifié la tenue de ce sommet d'"immensément positive" vendredi, affirmant que les relations entre l'Espagne et le Maroc "sont bien meilleures. Il y a un climat d'échanges et d'appui mutuel entre les deux pays", a-t-il dit. Il a souligné des "avancées" sur le dossier de l'émigration clandestine, avec la création prochaine de "patrouilles communes" de gardes civils espagnols et de gendarmes marocains dans le détroit de Gibraltar, principale porte d'entrée de l'immigration clandestine par mer en Espagne. Ce projet est un des rares progrès concrets dans les relations entre les deux pays, pourtant apaisées depuis la résolution de la crise de Perejil/Leila, îlot espagnol inhabité situé le long des côtes du Maroc qui avait été occupé par les forces marocaines en juillet 2002. L'armée espagnole les avaient ensuite délogées. Auparavant des désaccords sur la pêche, l'exploration pétrolière, l'immigration, le trafic de drogue, le Sahara occidental ou les enclaves espagnoles Ceuta et Melilla, revendiquées par le Maroc, avaient déjà conduit au rappel, par Rabat, de son ambassadeur à Madrid le 27 octobre 2001. M. Aznar sera accompagné d'une importante délégation de sept ministres: Economie, Affaires étrangères, Intérieur, Transports, Education, Travail et Agriculture. Dès l'arrivée de la délégation à Marrakech, lundi après-midi, José Maria Aznar sera reçu par le Premier ministre marocain Driss Jettou, et les ministres tiendront des réunions bilatérales. Après une réunion plénière, mardi matin, le chef du gouvernement espagnol sera reçu par le roi du Maroc Mohammed VI, puis il donnera avec le Premier ministre marocain une conférence de presse. Il est prévu que M. Aznar soit de retour à la mi-journée, mardi, à Madrid. Les délégations devraient signer des accords manifestant, selon une source gouvernementale espagnole, "la volonté de coopération dans tous les domaines entre l'Espagne et le Maroc". L'Espagne doit également signer un protocole financier de 390 millions d'euros en ligne de crédit et reconversion de la dette. L'organisation non gouvernementale (ONG) Amnesty International a pour sa part appelé M. Aznar, dans une lettre, à aborder le chapitre des droits de l'Homme sur lequel elle a exprimé ses "préoccupations". Amnesty demande à M. Aznar d'aborder la "torture, les disparitions et le manque de liberté d'expression dans ce pays". Elle réclame notamment la libération "immédiate et inconditionnelle" d'Ali Lamrabet, journaliste franco-marocain condamné en appel le 17 juin à trois ans de prison ferme pour "outrage à la personne du roi". Amnesty exige également que les autorités marocaines reconnaissent et éclaircissent les cas de "centaines de disparus" au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée en 1975 par le Maroc et dont la souveraineté est revendiquée par le Front Polisario. AFP |
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#2
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Et on espére, et on espére.
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