Musharraf est autorisé à se représenter à la présidence en restant chef des armées La Cour suprême a autorisé, vendredi 28 septembre, le président du Pakistan, Pervez Musharraf, à participer à l'élection présidentielle du 6 octobre en restant chef des armées. Elle devait se prononcer sur la candidature du président Musharraf à un nouveau mandat de cinq ans. Plusieurs recours avaient été déposés devant la plus haute instance judiciaire du pays pour contester le droit du général-président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1999, à se présenter à l'élection du 6 octobre.
La Cour suprême s'est réunie après avoir entendu les ultimes plaidoiries des avocats. Elle a pris sa décision à une majorité de six juges contre trois. L'arrêt de la Cour pourrait avoir des conséquences considérables pour le pays qui vit depuis des mois dans l'incertitude. Les opposants de Musharraf estimaient qu'il ne pouvait cumuler les fonctions de président et de commandant en chef des armées. Ils lui contestaient également le droit de se présenter "en uniforme" aux suffrages des députés de l'Assemblée nationale et des assemblées provinciales, qui élisent le président pakistanais.
D'autres recours ont été déposés. Ils reposent sur le fait que ces assemblées seront renouvelées lors d'élections générales attendues d'ici la mi-janvier et soutiennent qu'il convient d'attendre ces scrutins-là pour procéder au scrutin présidentiel. Si la Cour suprême donne raison aux plaignants, Musharraf pourrait être tenté d'imposer la loi d'urgence ou de dissoudre le Parlement, avancent des analystes. Pervez Musharraf s'est engagé à quitter l'armée, base principale de son pouvoir, s'il est réélu.
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Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse.
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