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| Facebook : un réseau social à 10 milliards de dollars ? 30/09/2007-08h01 - Catherine Holahan, Robert Hof et Spencer E. Ante BusinessWeek - © BusinessWeek Le site à succès enregistre une fulgurante valorisation et attire l’intérêt de bien des investisseurs. Microsoft entre en scène, mais Yahoo! et Google voudraient aussi prendre leur part. Pour Mark Zuckerberg, difficile de ne pas jubiler. Quand le jeune homme de 23 ans a rejeté l’offre de 776 millions d’euros de Yahoo! pour son site Internet de réseau social Facebook, certains vétérans de la Silicon Valley se sont ouvertement demandé s’il avait tout son bon sens. Zuckerberg serait-il si égotiste - ou infantile - pour penser qu’un site où les gamins causent et affichent des photos puisse réellement valoir un tiers du, disons, New York Times Co.? Pourtant, aujourd’hui, Facebook pourrait accepter des investissements qui valoriseraient la société autour de 7,8 milliards d’euros, soit plus de deux fois la capitalisation boursière du Times. Pour l’instant, Zuckerberg reste calme. Sa compagnie a refusé de commenter une information du Wall Street Journal datée du 24 septembre selon laquelle Microsoft essayait d’acquérir une part de 5 % dans Facebook, pour 388 millions d’euros. Un proche de Facebook, pourtant, a confirmé que l’entreprise était à la recherche d’investissements qui pousseraient sa capitalisation boursière à au moins 7,8 milliards d’euros. Des publicitaires affamés Ce n’est pas le premier signe d’intérêt manifesté par Microsoft. En début d’année, l’éditeur de logiciels a essayé d’acheter Facebook pour 1 milliard d’euros, selon une source proche de l’affaire. Microsoft a déjà l’exclusivité de la publicité sur les pages Facebook. Dans un contexte où Facebook cherche entre 40 millions et 200 millions d’euros de financement, et peut-être plus, Microsoft veut être sûr de compter parmi les investisseurs. Par ailleurs, d’autres compagnies IT veulent aussi une part du gâteau : Yahoo! et Google pourraient s’arroger un morceau du deuxième plus grand réseau social après le MySpace de News Corp. Pourquoi toute cette agitation autour de Facebook ? Tout d’abord, le site est populaire. La société compte plus de 40 millions d’utilisateurs, qui passent en moyenne plus de trois heures par mois sur le site. De plus, à la différence d’autres réseaux sociaux qui ont vu leur popularité s’effondrer après avoir été un moment très "tendance", l’attrait de Facebook a continué à croître. Une telle popularité garantit donc l’intérêt des publicitaires. Cette année, la compagnie estime avoir pour l’instant généré entre 120 et 250 millions d’euros de publicité. "Si l’on s’en tient au niveau le plus élevé de cette fourchette, Facebook pourrait récolter 8,5 milliards d’euros d’un premier appel public à l’épargne", affirme Paul Kedrosky, un partenaire chez Ventures West et ancien analyste d’actifs technologiques. "Facebook se développe rapidement, ce qui est toujours bon, et les gens y passent de plus en plus de temps", ajoute-t-il. "Le temps passé et le nombre de pages visitées créent un marché publicitaire." Le facteur temps David Sze, un observateur du conseil d’administration Facebook, et partenaire chez l’investisseur Facebook, Greylock Partners, affirme que le site est plus rentable que le réseau social dominant MySpace, qui a été acheté pour plus de 450 millions d’euros en 2005. Fox Interactive Media, la maison mère de MySpace, a généré un bénéfice de 7,8 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 388 millions d’euros au cours de l’exercice fiscal clos le 30 juin. Le directeur général de News Corp., Rupert Murdoch, a indiqué qu’il serait "surpris" si Fox Interactive Media n’atteignait pas un chiffre d’affaires de 776 millions d’euros cette année, dont 621 millions de MySpace. Même si Fox Interactive Media atteint ces objectifs financiers élevés, Sze affirme que MySpace restera moins rentable que Facebook. Mais ce qui est plus important, peut-être, pour la valorisation de Facebook, que son actuelle rentabilité et popularité, c’est son potentiel de croissance. Depuis le mois de mai, lorsque Facebook a permis aux développeurs extérieurs de logiciels de créer des applications utilisables sur le site, certains ont supposé que Facebook deviendrait une sorte de système d’exploitation qui fournirait aux utilisateurs une large gamme d’instruments, comme la recherche, pour le moment sur les PC. Facebook contient actuellement plus de 4 000 "applications" de petits programmes de partage ou des widgets, conçus pour fonctionner à l’intérieur d’autres plates-formes comme les pages de profils des réseaux sociaux. "Si vous pensez à tout l’argent et à tous les efforts nécessaires pour réaliser ces applications... Il y a beaucoup d’expériences d’utilisateurs injectées dans cette plate-forme", constate Lance Tokuda, P-DG de RockYou!, un des principaux fournisseurs de programmes pour réseaux sociaux, dont Facebook. "D’après nous, c’est une tendance croissante." D’après Tokuda, tous ces programmes conçus pour Facebook le rendent plus puissant, ou au moins plus captivant que l’ordinateur moyen qui exécute des programmes sous les systèmes d’exploitation de Microsoft. Étrange ? Réfléchissez : combien de temps les gens - surtout les jeunes - passent sur le Web, plutôt que de lire des publications imprimées ? Lorsqu’ils sont en ligne, beaucoup de jeunes gens passent de longs moments sur les réseaux sociaux à partager des photos, à dialoguer avec leurs amis et à envoyer des messages. Si Facebook devient le système d’exploitation qui fait fonctionner une telle interaction, il "s’emparera de la plus grande part du temps des utilisateurs en ligne", prévoit Tokuda. Et la compagnie qui contrôle le temps contrôle les dollars publicitaires... Des enchères élevées Si Microsoft ne réussit pas à s’emparer d’une partie de Facebook, des sociétés comme Yahoo! et Google saisiront sans doute la chance, au moins partiellement, de mieux rivaliser avec le plus grand éditeur de logiciels du monde. La propriété d’une part pourrait potentiellement empêcher Microsoft d’avoir accès à ce lieu de profits pour placer des annonces et mesurer sa puissance marketing. Elle pourrait aussi donner à Google ou à Yahoo! une plus grande part du marché publicitaire sur le Web. Plus dangereux encore, c’est un Facebook influencé par la concurrence qui pourrait agressivement se concentrer sur le marché des logiciels de gestion, en encourageant des développeurs à créer des programmes soutenus par la publicité, fonctionnant à partir de Facebook et transformant le réseau social en une destination plus attractive pour les hommes d’affaires. Au lieu de la catégorie "amis", Facebook pourrait développer des catégories spéciales pour hommes d’affaires, qui incluraient, par exemple, des fonctions supplémentaires de confidentialité. Pourrait-on assister à des surenchères ? Microsoft a déjà été devancé par Google dans la bataille pour le réseau publicitaire DoubleClick. Mais une société riche comme Microsoft est disposée à payer un supplément pour conclure une affaire, comme on l’a vu lors de son acquisition, pour 4,7 milliards d’euros, du réseau publicitaire aQuantive. Et il y en a pour croire que Facebook vaut beaucoup plus que 7,8 milliards d’euros. Lee Lorenzen, le directeur général d’Altura Ventures, un fonds de Monterey (en Californie) qui n’investit que dans les applications Facebook, estime que Facebook pourrait bientôt compter 200 millions d’utilisateurs. Utilisateurs fortement appréciés par les publicitaires, parce qu’ils peuvent facilement recommander produits et services à leurs amis... sur Facebook. Avec autant d’utilisateurs convoités par la publicité, Facebook pourrait imposer des tarifs plus élevés que pour les annonces sur les pages de requêtes et autres formes actuelles de pub. "L’idée de système d’exploitation social est aussi importante que le système d’exploitation graphique", dit Lorenzen, impliqué au début de Digital Research, et finalement absorbé par Microsoft. "Facebook est, lui, le premier système social d’exploitation." |
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| Bon après un post d'introduction ![]() Qui est sur facebook sur bladi ? |
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| c est assez différent de myspace en tout cas, et c est génial pour faire pleins de trucs qui servent à rien ![]() |
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