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#1
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| Apparu au Japon au début des années 80, le karaoké n'est pas qu'un divertissement archipopulaire. Il sert aussi de thérapie de groupe dans bon nombre de cliniques psychiatriques et de foyers socio-éducatifs «L'amour, c'est de la dynamite», chantonne timidement Juko Kobashi, 39 ans, dans une «karaoké box» du quartier commerçant d'Ikebukuro (nord de Tokyo). Juko est la plus inhibée du groupe de patients qui l'accompagnent. Elle a les yeux rivés sur l'écran de télévision, soucieuse de ne pas louper une seule des paroles qui défilent devant elle. Ses trois camarades de séance ne l'écoutent pas, occupés à rechercher fébrilement leur prochaine chanson dans le répertoire proposé, se contentant d'applaudir, comme il se doit, à la fin de sa performance. Pour Kyoko Komami, 31 ans, le choix est vite fait. Un tube de la chanteuse française Elsa, intitulé «T'en va pas». Kyoko fréquente très régulièrement le «Day Care Centre», un centre d'accueil où l'on est pris en charge pour la journée seulement, de la clinique privée Hozumi. Le psychiatre Noboru Hozumi a créé la première structure du genre à Tokyo il y a vingt ans. «Notre centre reçoit des personnes en groupe toute la journée. Ceux qui viennent chez nous sont envoyés par des médecins et des psychiatres», explique Shirota Haruo, directeur du centre. «Tous nos patients sont incapables de travailler. Ils sont fragiles, certains souffrant même de pathologies plus graves», ajoute une assistante, Yoko Shikano.Parmi les nombreuses activités proposées aux patients (danse, théâtre, anglais, etc.), c'est la séance hebdomadaire de karaoké le vendredi matin que préfèrent Kyoko et ses camarades de groupe. «On s'amuse bien ensemble, en petit groupe. Seule, c'est ennuyeux, mais il faut bien choisir son groupe car si on tombe avec des gens qui n'aiment pas les mêmes chansons que soi cela peut être un problème, on peut même finir par se replier sur soi-même», témoigne Yatsuko Ono, 38 ans. Selon le directeur, le but des séances «n'est pas de changer le comportement des patients, c'est impossible, mais plutôt de les divertir dans une atmosphère réconfortante. Ils ne viennent pas au karaoké pour écouter les autres chanter mais pour se faire plaisir et chanter les chansons qu'ils aiment. En fait, ils pensent participer à une activité de groupe, mais il s'agit surtout d'une forme de thérapie individuelle», diagnostique-t-il. «Au début, on avait instauré des activités karaoké à l'intérieur du centre, mais les patients trouvaient cela barbant car le choix de chansons était limité. On les emmène donc depuis trois ans dans un vrai karaoké à l'extérieur, situé à trois minutes à pied», raconte Mme Shikano. Pour le psychiatre Masami Sakaue, spécialiste de musicothérapie, «le karaoké est une forme de thérapie récréative qui agit sur l'humeur, permet aux patients de libérer leurs émotions et satisfaire leurs pulsions narcissiques, tout en facilitant l'expression des sentiments grâce aux paroles des chansons». Né au Japon au début des années 1980, le karaoké a connu une extraordinaire popularité pendant la décennie suivante avec l'apparition des «karaoké bokkusu», ces petites boîtes entièrement insonorisées qui permettent aux Japonais de pousser la chansonnette entre amis et collègues, entre soi. «L'espace étroit des boîtes, leur obscurité, favorisent une certaine intimité. Les gens se sentent en sécurité et se laissent aller petit à petit», explique-t-il. La culture du karaoké, qui a essaimé en Asie, s'expliquerait par la coutume asiatique ancestrale de l'«utagaki», cérémonie au cours de laquelle les jeunes villageois se rassemblaient en groupe pour chanter, ces rencontres aboutissant très souvent à un mariage. (AFP) Mis en ligne le 07/12/2003 La Libre Belgique |
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Merci Yass, toujours un plaisir :coeur:
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Entre autre :-)
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Il n'y a pas grand chose qui échappe à l'étreinte digestive de la thérapie. Tout est devenu thérapie: faire l'amour, prier, piquer une colère et bien d'autres choses. :-? :-? :-? :-? :-? :-? :-? |
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welcome to the new millenium
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je crois que je pourrais pas chanter comme une casserole devant tout le monde... j'ai trop peur de me taper la honte !! :cry: :-P :-D |
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ce n'est pas trop bon pour le coeur à la longue ! |
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| Citation:
moment ou elle fait du bien une personne non? :-? en ce qui concerne le karaoké,ca peut etre une thérapie pour celui qui pratique,mais surement pas (toujours) pour celui qui écoute,(ou plutôt subis) :-D |