Le gouvernement s'engage sur l'accueil des SDF Le gouvernement s'est engagé lundi à maintenir les conditions actuelles d'accueil des personnes sans papiers dans les centres d'hébergement d'urgence, même si les parlementaires refusaient de supprimer un amendement controversé au projet de loi sur l'immigration. Un engagement confirmé mardi matin sur LCI par Martin Hirsch, le haut commissaire contre la pauvreté . Lundi, une réunion s'est déroulée entre les représentants de plusieurs organisations caritatives qui militent contre l'article 21 de ce texte d'une part et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, et des représentants des cabinets du ministre de l'Immigration, du Logement et des Relations avec le Parlement d'autre part. A cours de cette rencontre, ils "se sont engagés à relayer auprès du Parlement (la) demande de suppression (de l'amendement) et à garantir dans tous les cas les conditions actuelles d'accueil, d'hébergement et d'accompagnement de toute personne avec ou sans papiers", précise un communiqué rédigé en commun par Emmaüs, la Fondation Abbé Pierre, l'Armée du Salut, le Secours catholique et les Restos du Coeur.
Un travail de lobby
"Dans un premier temps, ils vont faire un travail de lobby auprès des députés et sénateurs" qui siègeront dans la commission mixte paritaire qui doit examiner le projet de loi adopté par l'Assemblée et le Sénat, a expliqué une représentante d'Emmaüs. "Si la commission mixte paritaire n'accède pas à notre demande de supprimer cet article, à ce moment-là, ils se sont engagés qu'on ne touche pas à la dignité des gens qu'on accueille et à notre mission", a-t-elle poursuivi. "Il est possible qu'ils demandent une légère modification de l'article qui le rendrait complètement désuet", a-t-elle ajouté.
La commission mixte paritaire doit se réunir le 16 octobre. Dès que ses membres seront connus, les associations entameront également un travail de lobby auprès des députés et des sénateurs. "On est confiant mais on ne baisse pas la garde", souligne la représentante d'Emmaüs. "Nous sommes en réalité d'accord les uns avec les autres", a déclaré le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux lors de l'émission Le Franc Parler sur France Inter et i-Télé. Pour lui, la question ne se pose pas "en termes parlementaires".
Cette disposition avait suscité des remous dans les associations mais aussi au sein même du gouvernement, Martin Hirsch ayant publiquement jugé que cette mesure n'était "pas acceptable". "Nous avons eu un discours ferme sur la nécessité de supprimer l'article 21 car il est attentatoire à nos valeurs d'un accueil inconditionnel des personnes", ont déclaré Valérie Fayard et Patrick Doutreligne, secrétaire général de la Fondation Abbé Pierre, à l'issue de la réunion. "Les représentants du gouvernement se sont engagés à relayer notre demande de suppression de l'article 21", ont-ils ajouté. (D'après agence)
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Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse.
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