France : les candidats à l’expatriation en Algérie de moins en moins nombreux France : les candidats à l’expatriation en Algérie de moins en moins nombreux
Source : Tout sur l'Algerie Depuis lundi, le service de presse du groupe Vinci à Paris ne répond plus aux questions des journalistes concernant l'Algérie. Les appels sont filtrés par l'assistante du service : «nos deux porte-paroles sont en rendez-vous à l'extérieur», répond t-elle invariablement.
En réalité, Vinci veut éviter de commenter l'information révélée en début de semaine par Le Soir d'Algérie, et reprise depuis par plusieurs journaux internationaux, concernant le rapatriement d'employés de ce groupe français travaillant en Algérie, pour cause de menace terroriste. La direction de Vinci applique ainsi à la lettre les nouvelles consignes données par Paris aux groupes français travaillant en Algérie : s'abstenir de médiatiser des affaires liées au rapatriement de leur personnel pour ne pas nuire aux relations algéro-françaises.
La forte médiatisation, la semaine dernière, du rapatriement par Michelin des familles de ses employés a déjà produit ses effets négatifs en France. Des sources au sein des cabinets de recrutement internationaux basés à Paris ont affirmé à «toutsurlalgerie.com» que plusieurs candidats pour des postes en Algérie ont annulé leur engagement à la dernière minute.
«Ce n'est pas la panique totale, nous continuons de recevoir beaucoup de candidatures. Mais nous avons ressenti ces derniers jours beaucoup plus de frilosité que par le passé. Les candidats ont maintenant peur de partir travailler en Algérie. Ils sont nombreux à avoir renoncé à signer leur contrat. Ils préfèrent attendre un peu…», explique un consultant auprès d'un cabinet de recrutement parisien.
La majorité des candidats avance un seul argument pour justifier leur refus de travailler en Algérie : le rapatriement, ces derniers jours, des employés de plusieurs entreprises françaises basées en Algérie. «Il est tout à fait clair que la forte médiatisation des départs des familles des employés de Michelin est à l'origine de cette situation. Nos candidats prennent régulièrement en exemple le cas de Michelin pour justifier leur refus», souligne le consultant. Ce dernier estime toutefois que la situation pourrait s'améliorer dans les prochains jours. «Les candidats ont besoin d'un peu temps pour comprendre que l'Algérie n'est ni l'Irak ni l'Afghanistan», conclut-il. |