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Envoyé par Sanzo Citation:
Principes fondamentaux
Le principe du rejet du prêt à intérêt est une caractéristique fondamentale du système bancaire islamique mais il différe du système bancaire actuel à d'autres titres et notamment par le rapport particulier que joue la banque islamique dans ce système. En effet la banque islamique n'est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l'entrepreneur emprunteur. La banque islamique offre à ce titre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires.
L'idée qui supporte l'action de la banque islamique est le principe du partage des risques, appelé en arabe "al-Ghunm bi al-Ghurm". Celui-ci signifie que celui qui prête l'argent doit participer avec celui qui emprunte aux bénéfices, comme aux risques. La banque islamique joue donc ici son plein rôle de partenaire, partageant gains et pertes avec son client. Elle assurera sa pérénité en multipliant le nombre de ses clients (afin de répartir le risque) et en leur proposant des services de conseil et d'accompagnement en gestion.
Si la banque islamique propose comme les banques habituelles de simples comptes de dépôt pour les particuliers, dont les frais de gestion sont acquittés par les déposants, elle propose surtout des services financiers destinés aux entrepreneurs et qui prennent habituellement les formes suivantes :
Moudharaba ou "partenariat passif" : La banque finance entièrement l'entrepreneur et partage les bénéfices (s'il y en a) avec celui-ci selon un pourcentage fixé à la signature du contrat. La seule source de revenue possible pour l'emprunteur est sa part de bénéfice (il ne reçoit aucun salaire) et la banque prend à son entière charge les pertes éventuelles.
Mousharaka ou "partenariat actif" : La banque agit dans ce type de contrat comme un actionnaire, profits et pertes étants partagés entre elle et l'emprunteur, selon les proportions de leurs parts respectives dans l'actif de l'entreprise.
Mourabaha ou "financement commercial avec marge bénéficiaire" : La banque acquiert une marchandise pour le compte de son client, moyennant une marge bénéciaire fixée à la signature du contrat. Le banque transfert la propriété de la marchandise à son client une fois qu'il a payé le prix de celle-ci ainsi que la marge fixée à la signature. Ce type de contrat diffère du prêt à intérêt car la marge est fixe et n'augmente pas avec le délai de paiement. |
le principe dont fait mention cet article est seulement du marketing largement partagé par toutes les banques !
le principe également du
partage réel de risque ne s'applique pas aux produits mourabaha ou ijara (cet article n'en fait pas mention mais il est courament utilisé) sauf dans la forme basique de la moucharaka !
les produits dits islamiques fondent leur principe sur le rejet des intérêts (que certains assimilent souvent à l'usure) et optent pour l'application de la marge bénéficiaire ! or quel est la frontiére entre les deux ? personnellement j'en vois pas dans le fond ! lorsque tu veux acquérir un bien qui vaut 1 millions de dh et que tu t'adresse à une banque classique, celle ci te prête ce montant moyennant un intérêt sur 5 ans de 200.000 Dh ! soir un coût final de 1,2 millions dh ! dans le cas de la mourabaha pour ce même bien la banque l'achéte à 1 million et te le revend à 1,2 mdh moyennant des facilités de paiements sans intérêts (

) sur 5 ans ! la différence selon toi ?
dans le cas de la moucharaka c'est uniquement de la théorie ! une des bases qu'on t'apprend lorsque tu fais du financement du haut du bilan c'est de ne jamais rentrer sans savoir comment sortir ! ta stratégie de participation est limitée dans le temps (généralement 5 ans) et 3 options de sorties s'offrent à toi dés le départ : soit revendre tes actions au bout de 5 ans aux autres actionnaires, soit à un tiers que tu as préablement démarché soit enfin la sortie royale : la bourse ! pour le premier cas il s'agit généralement d'un accord sur un prix de sortie préablement convenu (

) bref comme un crédit ! c'est un peu similaire pour la seconde option sauf la troisiéme qui reléve toutefois de l'exceptionnel ! la moucharaka (venture capital et également capital risk) est un activité coûteuses en terme de frais de gestion et présente un risque important dans le cadre de la gestion du portefeuille vu que certaines des participations vont fondre, d'autres récupérer uniquement ta mise et pour d'autres par contre seront rentables ! donc pour avoir un portefeuille rentable 2 choses s'imposent : une mise importante (réduction des coûts de gestion) et un potentiel de rentabilité important capable de compenser les pertes subies ! c'est pour celà que ce type de financement s'adresse principalement à la créme des entreprises mais demeure hors de portée de l'écrasante majorité du tissu économique ! alors la moucharaka pour l'épicier ou le menuisier du coin ce n'est que du pipo !
là je parle du fond mais bien sûr je ne suis pas contre ces produits si par leur effet marketing elles permettent à des personnes de s'insérer dans le circuit financier
