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Le président de la République, en visite surprise hier à N'Djamena, souhaite que les six ressortissants français qui ont organisé la tentative de transport d'enfants tchadiens soient jugés en France, mais reconnaît que leur cas est plus "problématique". « LE TCHAD est un pays souverain. Je respecte la justice tchadienne. » Nicolas Sarkozy sort de plus d'une heure d'entretien avec son homologue tchadien, Idriss Déby Itno. À l'heure où les chefs d'État s'adressent à la presse, les quatre hôtesses de l'air espagnoles (le cas de Daniel Gonzales, le steward, sera examiné demain) et les trois journalistes français - Marc Garmirian de l'Agence Capa, Jean-Daniel Guillou de Syncro X et Marie-Agnès Peleran de France 3 - qui avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché avec dix autres Européens et quatre responsables tchadiens, embarquent dans l'avion présidentiel qui doit ramener les unes à Madrid, les autres à Paris. Leur levée d'écrou leur a été signifiée en fin de matinée, deux heures à peine avant que le président français ne foule le tapis rouge de l'aéroport de N'Djamena. Tous les sept restent inculpés dans l'affaire de tentative de transport de 103 enfants du Tchad vers la France organisée par L'Arche de Zoé mais, mis en liberté provisoire, ils peuvent quitter le Tchad. L'ancien pilote de ligne belge qui a convoyé des enfants dans un petit avion pourrait lui aussi être libéré prochainement. « Il a 75 ans et on me dit qu'il est cardiaque. La justice va voir ce qu'elle peut faire pour ce cas humanitaire », dit le président tchadien. La libération des hôtesses et des journalistes avait été conclue avant la visite surprise du président français qui a dû intervenir personnellement dans la crise. Sarkozy rappelle qu'il a eu « tous les jours le président Déby au téléphone ». Mais, pour un substitut du procureur tchadien qui a été remplacé pour avoir refusé de signer les ordonnances, le délai a paru trop court et l'intervention française intempestive. Tout s'est-il passé trop vite ? Le président tchadien tient à souligner qu'il « n'accepte pas les pressions », remercie « les magistrats qui ont travaillé durement » et insiste sur l'indépendance de la justice : « S'il y a eu des problèmes de compréhension, c'est entre eux. Je n'ai jamais appelé un magistrat chargé de l'affaire. » De source tchadienne, on affirme que la procédure aurait été plus facile si les journalistes ne s'étaient pas fait accréditer par l'ONG, la reporter de France 3 ayant agi pour sa part dans le cadre d'un « congé humanitaire ». Le sort des journalistes et des hôtesses était cependant la partie du dossier la plus facile à régler. La situation des six membres de L'Arche de Zoé, maintenus en prison, reste beaucoup plus problématique. Nicolas Sarkozy reconnaît qu'ils ont figuré au menu de son entretien avec Idriss Déby. Le président français ne cache pas sa préférence personnelle. « Il est normal que je souhaite que des ressortissants français soient jugés en France. Nous continuons à parler. » Idriss Déby ne se prononce pas et les deux hommes s'en remettent aux juges. Sarkozy rappelle que les accords franco-tchadiens de 1976 permettent que le procès se tienne en France. « Mais c'est aux justices des deux pays de décider », ajoute le président français. Quelle qu'elle soit, « une issue pouvant satisfaire les deux parties devra être trouvée le plus rapidement possible en termes de semaines », poursuit le chef de l'État français. Toutefois même s'il condamne « la lamentable équipée » de L'Arche de Zoé, il se sent le devoir de défendre les intérêts de tous les Français, « même s'ils ont fait quelque chose de mal ». «Ils ne mesurent pas l'exaspération contre eux» Des diplomates français ont rendu visite aux prisonniers pour leur expliquer la situation et les efforts déployés par la France en leur faveur. Selon Robert Ménard, le président de l'association Reporters sans frontières, qui les a rencontrés en prison, les accusés ont toujours du mal à accepter la réalité. « Ils se sentent dans leur bon droit. Ils ne mesurent pas assez l'exaspération qu'il y a ici contre eux. » Reste, pour les deux chefs d'État, à démentir fortement que les prisonniers servent d'enjeu dans un bras de fer autour du déploiement prochain, à l'Est du Tchad, de troupes d'interposition européenne à forte composante française. Ces militaires devront protéger les camps de déplacés tchadiens et de réfugiés du Darfour, victime d'un conflit qui ignore les frontières. « Cela n'a rien à voir », insiste Sarkozy, qui passe au tutoiement. « Merci, cher Idriss, pour ta collaboration. » Le président tchadien ne renvoie pas le « tu », mais tient à dénoncer à son tour l'idée d'un chantage. « On dit que j'utiliserais cette affaire pour faire monter les enchères. Les enchères pour quoi ? C'est à la demande du Tchad que cette force va venir », conclut Idriss Déby. lefigaro.fr |
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Il est vraiment trop fort, après avoir sauvé les infirmières bulgares et le médecin palestinien, voila qu'il récidive en sauvant les journalistes emprisonnés au Tchad !!! Vraiment trop fort superman !! ![]() |
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Pour les infirmières, des efforts européens avaient été effectués pendant des années et tt le monde s'attendait à une issue de la crise, Sarko saute sur l'occasion et en profite pour passer des contrats avec la Lybie... Pour les journalistes au tchad, le président Tchadien avait annoncé qu'ils allaient être libérés au plus tard mercredi... Sarko saute encore une fois sur l'occasion en mobilisant les médias afin de s'octroyer la victoire ... |
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va regarder le reportage des journalistes libérés avant dire des choses pareils |
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des juges en declarer ca a aljazeera pour le documentaire tous peut etre falcifier ce n'est pa sorcier c'est a toi de reflechir |
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il parait que le fait que Kouchner soit aux affaires étrangéres est à la base de cette affaire les soupçons contre associations durent depuis un certains temps, mais les minitéres n'ont pas coordonner pour les mettre hors circuit |
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