Banques alimentaires: une clientèle qui change Le recours aux banques alimentaires ne diminue pas.
Les associations canadienne et québécoise des banques alimentaires ont dévoilé les résultats de leur rapport Bilan-Faim 2007. On y découvre que, malgré une forte croissance de l'économie, le recours à leurs services ne diminue pas au pays.
Toutefois, la proportion de travailleurs qui demandent de l'aide alimentaire est en hausse constante. Ce mouvement s'explique par le fait que le salaire minimum n'est pas suffisant pour combler tous les besoins d'un ménage.
La situation au Québec
L'augmentation est très forte, au Québec, chez les femmes qui sont seules et sans enfant. Cette clientèle occupe des emplois précaires ou à temps partiel, la plupart du temps rémunérés au tarif minimum. En contrepartie, une diminution est observée chez les chefs de famille monoparentale et dans les familles avec enfants.
Il s'agit de changements que les administrateurs de banques alimentaires expliquent par les mesures de soutien à la famille du gouvernement québécois. C'est pourquoi ils réclament une réforme de l'assurance-emploi afin qu'elle soit plus accessible. Ils souhaitent également une stratégie nationale pour offrir des logements abordables, une hausse des prestations d'aide sociale ainsi qu'une augmentation du salaire minimum à 10 $ l'heure.
La demande est en hausse à Montréal
Au Québec, ce sont plus de 150 000 personnes qui se sont tournées vers des organismes pour répondre à leurs besoins en alimentation au cours du mois de mars 2007. Il s'agit d'une baisse de 3 % par rapport à la même période l'an dernier. Toutefois, Montréal a connu une hausse de 2,5 %: plus de 110 000 personnes, dont 33 000 enfants, ont eu recours aux banques alimentaires.
Ces résultats sont dévoilés à quelques semaines des fêtes de fin d'année. À l'organisme Moisson Montréal, on s'attend à une augmentation de 15 % en ce qui concerne la distribution de nourriture. La directrice générale de l'organisme, Johanne Théroux, ne sait pas s'il sera possible de répondre à la demande de cette année. C'est pourquoi Moisson Montréal tentera de créer des partenariats avec des entreprises. |