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Vieux 18/11/2007, 08h26
 
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Par défaut Aisance financière de l’Algérie : mythes et réalités

Communication de Smaïl Goumeziane lors des Débats d’El Watan
Aisance financière de l’Algérie : mythes et réalités

Est-ce à dire qu’aisance financière et pauvreté sont, paradoxalement, condamnées à faire bon ménage ? N’est-ce pas tout simplement la confirmation que, selon le bon sens populaire, « l’argent ne fait pas le bonheur… de ceux qui n’en ont pas ? »

Examinons cette réalité ambivalente à travers quelques chiffres :
- Les réserves de change du pays dépassent les 90 milliards de dollars, soit plus d’une année de produit intérieur brut (PIB), ou plus de quatre ans d’importations.
- Une partie de ces réserves (42 milliards de dollars, soit 36% du PIB) est centralisée par l’Etat dans un Fonds spécial dit de Régulation des recettes (FRR).
- Quant au budget de l’Etat, il affiche, désormais, avec satisfaction, un excédent de l’ordre de 12,7% du PIB. Pourtant, les conditions de vie des algériens ne s’améliorent guère de façon significative. Pis, pour une grande partie d’entre eux, la pauvreté reste endémique, quand elle ne s’aggrave pas.
- Le revenu annuel moyen par tête d’habitant est bien remonté à plus de 3 000 dollars, après la chute vertigineuse des années 1990, mais il ne fait, somme toute, que dépasser légèrement son niveau de… 1987 (et encore, à dollar constant).
- 15% de la population active algérienne sont encore officiellement au chômage. Pis, parmi les chômeurs, deux sur trois sont des jeunes de moins de 30 ans.
- Selon l’indicateur de pauvreté humaine des Nations unies (voir le Rapport sur le développement du PNUD 2006), la population algérienne vivant avec moins de deux dollars par jour était en 2004 de 15,1% de la population globale, soit près de 5 millions d’habitants.
- Si l’on tient compte du seuil de pauvreté national de l’Algérie, ce sont 22,6% de la population qui vivent en dessous de ce seuil, soit un algérien sur quatre ! Dans ces conditions, une grande partie de la population se trouve fragilisée face aux fluctuations erratiques du marché national, de plus en plus achalandé, vaille que vaille, par les importations. Ainsi, toute modification des prix des denrées ou toute rupture dans les approvisionnements se répercutent brutalement sur le pouvoir d’achat comme on a pu le constater ces derniers mois, ne serait-ce que dans le domaine des fruits et légumes ou du lait. En effet, pour le citoyen lambda, deux dollars par jour, soit 150 DA, c’est tout juste de quoi acheter deux kilos de pommes de terre et, au vu des importations de ces derniers mois, de qualité douteuse ! Même lorsque les prix sont « stabilisés » pour « protéger » les consommateurs, comme c’est le cas pour le pain, c’est toute une profession artisanale qui est déstabilisée en amont, aboutissant à la fermeture de milliers de boulangeries. Ainsi donc, l’aisance financière, en devises et en dinars, du pays se conjugue avec de fortes contraintes économiques et sociales pour une grande partie de la population. Etrange paradoxe que ce pays qui serait riche, alors que son peuple est pauvre. Un paradoxe d’autant plus incompréhensible pour la population à qui on vante en permanence les performances en termes de croissance globale, alors qu’elle en subit quotidiennement les effets pervers : pénuries récurrentes dans les produits de base ; flambées des prix cycliques ; difficultés multiples pour l’accès au logement ou aux soins ; explosion de l’informel ; multiplication des nouveaux riches ; chômage persistant et concurrence de la main-d’œuvre internationale, y compris dans les métiers non qualifiés (1)… Comme s’il y avait un mur invisible entre le « matelas » de devises et de dinars de l’Etat et le sort de la population.

Le syndrome mercantiliste

En fait, si paradoxe il y a, il est ailleurs. Car, si la pauvreté d’une partie importante de la population est bien palpable, l’aisance financière de l’Etat est un trompe-l’œil et ne démontre en rien que l’Algérie soit riche. Cette aisance financière est illusoire pour plusieurs raisons. D’une part, elle résulte d’excédents financiers aléatoires et non renouvelables. Ils sont issus d’une activité primaire, celle des hydrocarbures qui a une durée de vie limitée (au mieux une génération), générant un excédent commercial externe particulièrement sensible aux fluctuations du marché international et constituant un gisement fiscal couvrant aux deux tiers le budget national. Historiquement, cela n’a rien d’exceptionnel. Bien des pays ont connu une telle situation. Suite à la découverte du Nouveau monde, dès le XVIe siècle, certains pays cédèrent avec laxisme aux bienfaits de l’or et des pierres précieuses rapportés par bateaux entiers des Amériques. Ils pensaient alors que richesse et développement se mesuraient au volume du trésor amassé. Ce fut le syndrome mercantiliste. Il coûta cher à des pays comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie qui, longtemps, furent à la traîne du formidable essor impulsé par la Révolution industrielle. Sa critique scientifique dès les XVIIe et XVIIIe siècles, notamment par Adam Smith, fut à l’origine de la constitution de l’économie politique en tant que science. Depuis, celle-ci a réalisé des progrès considérables, et la révolution industrielle est désormais reléguée au rang d’ancêtre de la nouvelle Révolution scientifique et technique qui accompagne la mondialisation. Au-delà de tous ces bouleversements et des leçons qu’ils ont générées, on sait, ne serait-ce que depuis l’expérience algérienne de 1986, que les recettes d’exportation et fiscales peuvent fondre comme neige au soleil (2), tandis que le niveau des importations, dépendance alimentaire oblige, atteint vite son niveau incompressible. Dès lors, en ce début de XXIe siècle, forts de tout cet héritage historique, scientifique et pratique, peut-on, sans réagir, laisser l’Algérie se fourvoyer elle aussi dans le syndrome mercantiliste au risque, à son tour, de louper définitivement le train de cette nouvelle révolution scientifique et technologique ? Par ailleurs, que penser du niveau des réserves de change ? Quand on examine les pays développés ou même émergents, on constate que celui-ci n’atteint jamais le niveau algérien. Ainsi, le rapport réserves de change/PIB est de 2% en France, de 16% en Norvège, de 26% en Corée du Sud et même de… 8% en Arabie Saoudite. En Chine, où l’on pratique également une politique dynamique de constitution de réserves de change, le taux n’est que de l’ordre de 50% de son PIB contre 100% en Algérie. Est-il justifié de conserver un tel volume de réserves, dites de précaution, pour anticiper sur un possible retournement du marché pétrolier, comme ce fut le cas en 1986 ? Ce niveau de 90 milliards de dollars, n’est-il pas exagéré au regard de cet objectif ? D’autant que ce volume et le rythme accéléré avec lequel il a été constitué correspondent, on l’a vu, à une stratégie de change fondée sur les seules perspectives offertes par l’évolution des termes de l’échange issus des hydrocarbures. Ce faisant, ce trop-plein de réserves de change ne constitue-t-il pas un signal plutôt négatif en direction du système financier international, qui le comprendrait davantage comme proportionnel au niveau du risque/pays et comme la seule réponse possible de l’Algérie à une crise de son commerce extérieur ?

suite: http://www.elwatan.com/spip.php?page..._article=80713
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  #2  
Vieux 18/11/2007, 08h41
 
Date d'inscription: novembre 2007
Âge: 42
Messages: 80
Par défaut Re : Aisance financière de l’Algérie : mythes et réalités

Et pourtant, l'Algérie regorge de ressources énergétiques pétrolières, gazières, qui pour le pétrole est acheté par l’Europe et au cours du jour de la mer du nord à prés de 90 $ le baril, les dirigeants de l'Algérie ont choisie la voie du diable qui va les mener en enfer pour l'éternité des temps, surtout pour ne pas croire en Dieu, non seulement pour leur corruption, et en particulier, l'armée qui met sur le trône par la voie de l'occident des corrompus a la solde d'Israël, tremblez mais tremblez, comme vous n'avez jamais tremblez, car la fin de ce système est très proche, plus proche encore que de ce que l'Amèrique des néo conservateurs peuvent l'imaginer, lis et contemple au nom de celui qui à tout créé, qui t’a créé puis façonné en te modelant pour te donner une image corporelle parfaite, si tu es doué d’intelligence pour comprendre :
http://www.islam-2012-newworldorder.com
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