Arianisme


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Vieux 22/11/2007, 02h06
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Par défaut Arianisme

L’arianisme est un courant de pensée des débuts du christianisme, initié par le théologien Arius [1] (256 - 336) dont le point central est la nature de la trinité chrétienne et des positions respectives de Dieu le père et de son fils Jésus. L'arianisme, défendant la position que la divinité du Très-Haut est supérieure à celle de son fils fait homme, est entré en conflit avec le trinitarisme qui défend l'indivisibilité de la trinité.

Christologies

Au IVe siècle, l'arianisme joue un rôle important dans le développement du dogme de la trinité chrétienne et conduit à sa formulation. À l'époque, il n'existe pas encore de représentation obligatoire de la relation entre le Père et le Fils. Les ariens adoptent le point de vue d'Origène, le subordinatianisme, selon lequel Jésus de Nazareth est créé mais n'est pas de la même substance que Dieu, lequel est incréé et intemporel. Si le Fils témoigne de Dieu, il n'est pas Dieu, si le Fils a une position divine, elle est de moindre importance que celle de Dieu Lui-même.

Les ariens professent donc une absence de consubstantialité.

Les arguments de l'arianisme philosophique sont issus du moyen platonisme sur l'absolu et la transcendance divine et suivent une théologie négative pour s'orienter vers un Dieu hors d'atteinte par les seules forces de l'homme et vers un strict monothéisme.

Le second arianisme, celui de Arius considère que Jésus est un homme dans lequel s'incarne la Parole de Dieu, suivant le prologue de l'évangile selon Jean.

Les anti-subordinationistes trinitaires s'opposent à cette vision pour affirmer que « L'arianisme enseigne deux dieux, un incréé et un créé, un élevé et un subordonné ; on tombe ainsi dans le polythéisme. De même, l'arianisme remet l'enseignement du salut chrétien en question, puisque, outre dieu pouvant sauver la création, une créature le peut aussi. Si Jésus n'est pas de même nature que Dieu, les hommes ne peuvent devenir des enfants de Dieu. »

Aux côtés d'Arius, les penseurs de l'arianisme sont Eusèbe de Nicomédie, Eunomius, l'antipape Félix II (353-365), l'archevêque Wulfila et le patriarche de Constantinople Macédonius (342-346 et 351-360), le pape Eudoxe d'Antioche (360-370), Démophile (370-379).


Histoire

La christologie arienne est développée pour la première fois au milieu du IIIe siècle chez Paul de Samosate. Cet enseignement est condamné par plusieurs synodes locaux, en particulier à Antioche, en 319, mais il garde des partisans.

La contestation entre trinitaires et ariens évolue vite vers le domaine politique. L'arianisme domine l'histoire de l'Église institutionnelle au IVe siècle. Il est bien implanté dans la maison impériale et soutient le pouvoir, les anti-subordinationistes trinitaires, tels qu'Athanase, tentent de se placer, puis obtiennent le siège d'Alexandrie, c'est-à-dire le pouvoir sur l'Égypte, grenier à blé de l'empire romain.

Le second arianisme voit s'opposer les conciliateurs orientaux — Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze — aux boute-feu occidentaux, comme Ambroise de Milan.

La crise se subdivise en trois phases.

Entre 318 et 325, une polémique locale entre le pape Alexandre d'Alexandrie et Arius, s'envenime au point que l'empereur Constantin Ier, après avoir constaté l'impuissance des conciles locaux, prend le parti de réunir un concile œcuménique à Nicée, qui établira la première version d'une confession de foi. L'hérésie arienne, lors du concile de Nicée de 325, se décline en deux camps. D'un côté, les homéens, arianistes au sens strict, pensent que le Père est Dieu, le Fils, homme, et qu'il est subordonné au Père. Certains vont plus loin, avançant que le Père et les Fils n'ont absolument rien à voir : ils se disent anoméens. Face à eux, la tendance orthodoxe est elle-même divisée, entre les Nicéens stricts, dits homoousiens (d'un terme grec qui signifie « substance » avec le préfixe homo- « même ») pour qui Père et Fils sont consubstanciels, et Nicéens modérés, dits homoïousiens, (le préfixe homoios signifiant « ressemblant ») selon qui Père et Fils sont semblables mais non consubstanciels.

Entre 325 et 361, les ariens rétablissent leur position dominante, politique et religieuse — Saturnin d'Arles, évêque d'Arles, en est le porte-drapeau en Gaule, de 353 (date du concile d'Arles) jusqu'au concile de Paris en 361.

Enfin, de 361 à 381, les trinitaires contre-attaquent. La polémique est éteinte au premier concile de Constantinople, lequel donnera la forme définitive au credo connu comme le Symbole de Nicée.

Ce n'est qu'après le concile de Constantinople que l'enseignement de l'Église est uniformément anti-subordinationniste et trinitaire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arianisme


(Arius (version latine du prénom Ariuc, 256 - 336) était un prêtre berbère[1] libyen d'Alexandrie à l'origine de la doctrine qui porte son nom : l'arianisme.)
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  #2  
Vieux 22/11/2007, 02h19
 
Date d'inscription: novembre 2007
Messages: 7
Par défaut Re : Arianisme

Très bon article, je l'ai lu par hasard il n'y a pas plus tard qu'aujourd'hui (enfin hier)

Je reviendrai sur le sujet....parce qu'à cette heure ci je risque de me froisser un neuronne.


Les chretiens refusent de voir la vérite en face.

Dernière modification par patriotdz ; 22/11/2007 à 03h32.
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  #3  
Vieux 22/11/2007, 20h08
Avatar de EllMo
 
Date d'inscription: janvier 2007
Messages: 2 992
Par défaut Re : Arianisme

C'est un exemple flagrant de l'intervention humaine dans la religion, avec ses conséquences...
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