Plus que jamais, le Parti socialiste se déchire à Argenteuil (Val-d'Oise). Ils sont encore deux à espérer être désignés têtes de liste pour les municipales : Philippe Doucet, qui se prévaut du vote des militants locaux, et Faouzi Lamdaoui, qui espère être désigné par le PS lors de la convention nationale en décembre. Hier, le premier, « appuyé par la fédération », a annoncé qu'il « offrait » à Lamdaoui le poste de candidat dans le troisième canton du département (Beauchamp, Cormeilles-en-Parisis, Herblay, Taverny) pour les cantonales. « Une main tendue », selon lui. « Un affront », selon l'intéressé, qui enrage : « Je n'ai rien demandé : je ne suis pas demandeur d'emploi. C'est quoi ? Une cellule de reclassement ? » Pour lui, ses adversaires « veulent acheter la paix sociale, mais c'est une insulte (...). Il y a des relents de racisme dans l'entourage de Doucet.
Certains m'ont dit : "Ce n'est pas Bab El-Oued, ici." Et on veut m'envoyer dans un canton où, comme par hasard, il y a déjà un Noir et un Arabe candidats à la candidature. Pour qu'on se batte entre nous. J'ai fait un score historique aux législatives [49 %], mais on insinue que je n'ai pas gagné car je n'étais pas blanc. » Pour Doucet, ces propos sont diffamatoires. « On a fait toute sa campagne des législatives, il ne devait pas se présenter aux municipales, et maintenant il instrumentalise la diversité. » Doucet assure donc qu'il se présentera quoi qu'il arrive.
Source:20 Minutes, éditions du 22/11/2007
