l'islam est il soluble dans la démocratie?


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Vieux 19/11/2002, 13h33
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Par défaut l'islam est il soluble dans la démocratie?

Je publie ici un article de la une de courrier international qui traite de l'islam et de la démocratie ..



En Europe, les rapports entre les Eglises et les Etats n’ont pas toujours été simples, rappelle la "Süddeutsche Zeitung". Le Vieux Continent peut donc être un modèle pour le monde musulman.

La question, c’est le droit de la Turquie d’entrer dans l’Union européenne (UE). Une question rendue d’autant plus brûlante par la victoire aux élections d’un parti décrit comme islamiste (même si lui-même préfère se définir comme pro-européen) et par les pressions de Washington, qui verrait bien la Turquie fermement liée à l’Europe pour des considérations politiques en relation avec l’OTAN. La voie qu’emprunta l’Europe pour se séculariser fut à ce point semée de détours et de contradictions qu’elle laisse suffisamment de marge de manœuvre à toute tentative musulmane de la suivre à son tour. En Europe aussi, il a d’abord fallu mettre en place des Constitutions démocratiques avant de voir se développer des partis chrétiens-démocrates. Le plus ancien concept de démocratie chrétienne fut formulé entre 1840 et 1870. Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que l’Eglise a fait la paix avec la démocratie.

En Allemagne et en Italie, le pouvoir, progressiste, lutta contre l’Eglise catholique au prix de graves violations des droits de l’homme. Les ecclésiastiques furent contraints d’effectuer leur service militaire, les monastères furent fermés par décret. Pour toutes les composantes du camp national, les catholiques étaient considérés comme des ennemis de la nation. L’idée d’une démocratie chrétienne qui, avec le mouvement ouvrier, soit la passerelle essentielle entre l’ancienne société européenne et la démocratie de masse moderne ne fut réalisée que par une lutte à la fois contre une hiérarchie religieuse réactionnaire et un Etat progressiste répressif.

Si l’histoire de l’Eglise n’était pas aujourd’hui à ce point condamnée à l’oubli, nous serions peut-être à même de retrouver cette constellation européenne dans les sociétés islamiques actuelles. Qui rêve de voir conciliés islam et démocratie ne doit pas seulement compter avec les représentants intransigeants de la charia. Les puissants garants de la laïcité, autrement dit les appareils policiers et militaires, autoritaristes et corrompus, ne sont pas moins redoutables. Au nom de la charia, on condamne les femmes à la lapidation et les hommes à la flagellation. Mais, dans les prisons militaires des armées pro-occidentales, en particulier en Turquie, on torture encore aujourd’hui. Les deux camps foulent les droits de l’homme aux pieds. A en juger par l’exemple européen, on peut croire qu’il existe une issue. Il est possible de concilier démocratie et conviction religieuse dès que la démocratie et ses garanties de droit fonctionnent. Les espoirs démocratiques des peuples musulmans se portent aujourd’hui plutôt vers les partis islamistes que vers les représentants nationalistes agressifs de la laïcité et le naufrage de leur concept de modernisation. C’est une réalité qu’il faut prendre sérieusement en compte. Quoi qu’il advienne, on ne ferait qu’aggraver le conflit en voulant juguler la religion. Mais, pour réussir une intégration de la Turquie à l’Europe, l’UE doit tenir bon sur la question de la Constitution démocratique et de l’Etat de droit. Il ne peut y avoir aucun compromis. En 1975, à la mort de Franco, tous affirmaient que l’Espagne ne pourrait jamais se stabiliser. Or c’est justement l’entrée dans l’Europe qui a permis de démocratiser durablement le pays. En Espagne s’est répété ce qui avait auparavant été démontré en Allemagne et ce qui pourrait également valoir pour la Turquie. La démocratisation de la société est la conséquence de la mise en place d’un véritable système politique démocratique.

La Turquie est une démocratie instable dont les fondations ne sont pas encore ancrées dans la société, un Etat de droit aux nombreuses lacunes. En agissant de concert avec un gouvernement islamique, l’Europe a l’occasion d’amorcer un développement aux conséquences importantes pour l’histoire du monde, un développement auquel nous avons tous intérêt : un modèle de fusion entre l’islam et la démocratie.

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  #2  
Vieux 06/10/2006, 16h07
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Par défaut Re : l'islam est il soluble dans la démocratie?

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Envoyé par bladi
Je publie ici un article de la une de courrier international qui traite de l'islam et de la démocratie ..



En Europe, les rapports entre les Eglises et les Etats n’ont pas toujours été simples, rappelle la "Süddeutsche Zeitung". Le Vieux Continent peut donc être un modèle pour le monde musulman.

La question, c’est le droit de la Turquie d’entrer dans l’Union européenne (UE). Une question rendue d’autant plus brûlante par la victoire aux élections d’un parti décrit comme islamiste (même si lui-même préfère se définir comme pro-européen) et par les pressions de Washington, qui verrait bien la Turquie fermement liée à l’Europe pour des considérations politiques en relation avec l’OTAN. La voie qu’emprunta l’Europe pour se séculariser fut à ce point semée de détours et de contradictions qu’elle laisse suffisamment de marge de manœuvre à toute tentative musulmane de la suivre à son tour. En Europe aussi, il a d’abord fallu mettre en place des Constitutions démocratiques avant de voir se développer des partis chrétiens-démocrates. Le plus ancien concept de démocratie chrétienne fut formulé entre 1840 et 1870. Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que l’Eglise a fait la paix avec la démocratie.

En Allemagne et en Italie, le pouvoir, progressiste, lutta contre l’Eglise catholique au prix de graves violations des droits de l’homme. Les ecclésiastiques furent contraints d’effectuer leur service militaire, les monastères furent fermés par décret. Pour toutes les composantes du camp national, les catholiques étaient considérés comme des ennemis de la nation. L’idée d’une démocratie chrétienne qui, avec le mouvement ouvrier, soit la passerelle essentielle entre l’ancienne société européenne et la démocratie de masse moderne ne fut réalisée que par une lutte à la fois contre une hiérarchie religieuse réactionnaire et un Etat progressiste répressif.

Si l’histoire de l’Eglise n’était pas aujourd’hui à ce point condamnée à l’oubli, nous serions peut-être à même de retrouver cette constellation européenne dans les sociétés islamiques actuelles. Qui rêve de voir conciliés islam et démocratie ne doit pas seulement compter avec les représentants intransigeants de la charia. Les puissants garants de la laïcité, autrement dit les appareils policiers et militaires, autoritaristes et corrompus, ne sont pas moins redoutables. Au nom de la charia, on condamne les femmes à la lapidation et les hommes à la flagellation. Mais, dans les prisons militaires des armées pro-occidentales, en particulier en Turquie, on torture encore aujourd’hui. Les deux camps foulent les droits de l’homme aux pieds. A en juger par l’exemple européen, on peut croire qu’il existe une issue. Il est possible de concilier démocratie et conviction religieuse dès que la démocratie et ses garanties de droit fonctionnent. Les espoirs démocratiques des peuples musulmans se portent aujourd’hui plutôt vers les partis islamistes que vers les représentants nationalistes agressifs de la laïcité et le naufrage de leur concept de modernisation. C’est une réalité qu’il faut prendre sérieusement en compte. Quoi qu’il advienne, on ne ferait qu’aggraver le conflit en voulant juguler la religion. Mais, pour réussir une intégration de la Turquie à l’Europe, l’UE doit tenir bon sur la question de la Constitution démocratique et de l’Etat de droit. Il ne peut y avoir aucun compromis. En 1975, à la mort de Franco, tous affirmaient que l’Espagne ne pourrait jamais se stabiliser. Or c’est justement l’entrée dans l’Europe qui a permis de démocratiser durablement le pays. En Espagne s’est répété ce qui avait auparavant été démontré en Allemagne et ce qui pourrait également valoir pour la Turquie. La démocratisation de la société est la conséquence de la mise en place d’un véritable système politique démocratique.

La Turquie est une démocratie instable dont les fondations ne sont pas encore ancrées dans la société, un Etat de droit aux nombreuses lacunes. En agissant de concert avec un gouvernement islamique, l’Europe a l’occasion d’amorcer un développement aux conséquences importantes pour l’histoire du monde, un développement auquel nous avons tous intérêt : un modèle de fusion entre l’islam et la démocratie.

Sujet encore d'actualité aujourd hui
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  #3  
Vieux 07/10/2006, 00h04
 
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Par défaut Re : l'islam est il soluble dans la démocratie?

Cet article contient quelques erreurs, peut-être volontaires. L'église française a renoncé à contester la république bien avant la seconde guerre mondiale et la réduction des états du pape au Vatican n'est pas précisement une violation des droits de l'homme. En revanche, il est vrai qu'en Allemagne, ce pouvoir progressiste qu'était la dictature nazie lutta contre les catholiques au mépris des droits de l'homme. Cet article n'illustre que la confusion mentale qui de nos jours passe pour l'intelligence.
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  #4  
Vieux 07/10/2006, 00h19
Avatar de yub40  
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Par défaut Re : l'islam est il soluble dans la démocratie?

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Envoyé par bladi
Je publie ici un article de la une de courrier international qui traite de l'islam et de la démocratie ..



En Europe, les rapports entre les Eglises et les Etats n’ont pas toujours été simples, rappelle la "Süddeutsche Zeitung". Le Vieux Continent peut donc être un modèle pour le monde musulman.

La question, c’est le droit de la Turquie d’entrer dans l’Union européenne (UE). Une question rendue d’autant plus brûlante par la victoire aux élections d’un parti décrit comme islamiste (même si lui-même préfère se définir comme pro-européen) et par les pressions de Washington, qui verrait bien la Turquie fermement liée à l’Europe pour des considérations politiques en relation avec l’OTAN. La voie qu’emprunta l’Europe pour se séculariser fut à ce point semée de détours et de contradictions qu’elle laisse suffisamment de marge de manœuvre à toute tentative musulmane de la suivre à son tour. En Europe aussi, il a d’abord fallu mettre en place des Constitutions démocratiques avant de voir se développer des partis chrétiens-démocrates. Le plus ancien concept de démocratie chrétienne fut formulé entre 1840 et 1870. Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que l’Eglise a fait la paix avec la démocratie.

En Allemagne et en Italie, le pouvoir, progressiste, lutta contre l’Eglise catholique au prix de graves violations des droits de l’homme. Les ecclésiastiques furent contraints d’effectuer leur service militaire, les monastères furent fermés par décret. Pour toutes les composantes du camp national, les catholiques étaient considérés comme des ennemis de la nation. L’idée d’une démocratie chrétienne qui, avec le mouvement ouvrier, soit la passerelle essentielle entre l’ancienne société européenne et la démocratie de masse moderne ne fut réalisée que par une lutte à la fois contre une hiérarchie religieuse réactionnaire et un Etat progressiste répressif.

Si l’histoire de l’Eglise n’était pas aujourd’hui à ce point condamnée à l’oubli, nous serions peut-être à même de retrouver cette constellation européenne dans les sociétés islamiques actuelles. Qui rêve de voir conciliés islam et démocratie ne doit pas seulement compter avec les représentants intransigeants de la charia. Les puissants garants de la laïcité, autrement dit les appareils policiers et militaires, autoritaristes et corrompus, ne sont pas moins redoutables. Au nom de la charia, on condamne les femmes à la lapidation et les hommes à la flagellation. Mais, dans les prisons militaires des armées pro-occidentales, en particulier en Turquie, on torture encore aujourd’hui. Les deux camps foulent les droits de l’homme aux pieds. A en juger par l’exemple européen, on peut croire qu’il existe une issue. Il est possible de concilier démocratie et conviction religieuse dès que la démocratie et ses garanties de droit fonctionnent. Les espoirs démocratiques des peuples musulmans se portent aujourd’hui plutôt vers les partis islamistes que vers les représentants nationalistes agressifs de la laïcité et le naufrage de leur concept de modernisation. C’est une réalité qu’il faut prendre sérieusement en compte. Quoi qu’il advienne, on ne ferait qu’aggraver le conflit en voulant juguler la religion. Mais, pour réussir une intégration de la Turquie à l’Europe, l’UE doit tenir bon sur la question de la Constitution démocratique et de l’Etat de droit. Il ne peut y avoir aucun compromis. En 1975, à la mort de Franco, tous affirmaient que l’Espagne ne pourrait jamais se stabiliser. Or c’est justement l’entrée dans l’Europe qui a permis de démocratiser durablement le pays. En Espagne s’est répété ce qui avait auparavant été démontré en Allemagne et ce qui pourrait également valoir pour la Turquie. La démocratisation de la société est la conséquence de la mise en place d’un véritable système politique démocratique.

La Turquie est une démocratie instable dont les fondations ne sont pas encore ancrées dans la société, un Etat de droit aux nombreuses lacunes. En agissant de concert avec un gouvernement islamique, l’Europe a l’occasion d’amorcer un développement aux conséquences importantes pour l’histoire du monde, un développement auquel nous avons tous intérêt : un modèle de fusion entre l’islam et la démocratie.
Rien de plus dangereux pour la politique et pour la religion aussi que celles ci soient associés. La politique de l'endoctrinement religieux a conduit l'europe aux siécles les plus sombres de son histoire,aujord'hui c'est au tour de l'islam, des dégats y en a eu, et y en aura encore bcp pour les sociétés musulmanes.
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  #5  
Vieux 07/10/2006, 13h55
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Suis mon regard..43 ou 45
 
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Par défaut Re : l'islam est il soluble dans la démocratie?

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Envoyé par yub40
Rien de plus dangereux pour la politique et pour la religion aussi que celles ci soient associés. La politique de l'endoctrinement religieux a conduit l'europe aux siécles les plus sombres de son histoire,aujord'hui c'est au tour de l'islam, des dégats y en a eu, et y en aura encore bcp pour les sociétés musulmanes.
tout à fait en phase avec toi, parce qu aujourd'hui suite aux différentes vague d immigration dans les 4 coins du monde l islam est une religion qui se propage et qui fait peur aux autres, car les gens ont peur de ce qui est nouveau et ignorent surtt, et sutt quand tout ce qu ils peuvent savoir de cette religion est transmis à travers les médias et à leur manière aussi
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  #6  
Vieux 07/10/2006, 13h57
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Par défaut Re : l'islam est il soluble dans la démocratie?

A mon sens la question n a pas lieu d être pourquoi?
A la base notre religion est une religion d équité, d'équilibre, de justice, de tolérance, de respect..en gros ce qu une démocratie acclame..la question serait l islam est il soluble dans leur loi?
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