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| salam Anissa comment vas tu ma soeur??? :-) :rose:" IMIKER D BAB N TEGMMI ":rose: Idda yan imiker ikcem s tegmmi n yan urgaz gh yîd. Ur gis illi ma ittak°er abla tumzîn. Bab n tegmmi izêr-at lligh n ikcem s tegmmi. Ifss, ur as-inni yat. Ikks imiker aqccab-nnes, iàmmer-t s tumzîn, isers-t. Iddu ar ittmurruy gh tegmmi is ra yaf kra n teghawsa yâdnin. Bab n tegmmi yusi aqccab n imiker-lli iàmmer s temzîn, ihêdû-t gh yan lmakan. Lligh d yudâ imiker ur d yufi yat, yaf d aqccab lli lâh-t. Iddu a iffugh gh imi. Inna yas d bab n tegmmi : « Igh teffught, teqqent imi. » Inna yas imiker : « Skar asn ghikad, ad akk° ur teqqent imi. » traduction : " LE VOLEUR ET LE PROPRIÉTAIRE DE LA MAISON " Un voleur entra dans la maison d'un homme pendant la nuit. Il n'y trouva à voler que de l'orge. Le propriétaire le vit entrer dans la maison. Il se tut et ne lui dit rien. Le voleur enleva sa chemise, la remplit d'orge et la déposa sur le sol. Puis il se mit à parcourir la maison pour voir s'il y trouverait quelque chose d'autre. Le maître de la maison prit la chemise plein d'orge et la cacha en quelque endroit. Quand le voleur revint, il ne trouva plus rien, et chercha la chemise, mais elle avait disparu. Il sortit par la porte. Le propriétaire de la maison lui dit alors : « Quand tu seras sorti, ferme la porte. » Le voleur lui dit : « Agis ainsi avec les autres voleurs, ne ferme point du tout la porte. » |
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#32
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| :rose: Illa yan urgaz, yuckad zgh Uzaghar ; ira yawn d Izlagen n Àammi Âhmed. Ira timzgida n Tinmel. Netta illa dars lxbar is attbnun lmàallmin. Yufa yan ujarif injern ifulkin. Inna: « Wa llah abla igh usigh ajarif ad attawigh i lmàallmin gh timzgida n Tinmel. » Yusit, s lqwdrat Illahi. Ifsus, isahel fellas. Aylligh lkmen Tikiwt, imnaggar gis ccitân, argaz ichben, isker tamart, iknu f uàkkaz. Imnaggar gh ugharas d walli yusin ajarif. Innas: « Mani trit s ghayad tusit ? » Innas: « A xuya, righ sers Tinmel. » Innas: « Tnfagam d làqal nnek, hâqqan ighwik îts. Timzgida n Tinmel kkigh tid, innas, tkemmel. Ghir lûh s uzru an tusit. » Ilûh sers. Yawn s dar timzgida. Yafin lmâllmin ar ukan bnnun. Inna: « La hêwla ula qwa ila billah. Argaz lli isxser yyi. » Iwrri dagh s uzru att yasi. Ilkemt id art ithâwel. Ur a sul izdâr. Ar yalla.:rose: traduction : Un homme venait de l'Azaghar. Il montait par les Iziagen n Ammi Ahmed. Il voulait aller à la mosquée de Tinmel. Il savait que les ouvriers étaient en train de la bâtir. Il trouva un beau morceau de roc bien taillé. Il dit : « Par Dieu, je vais soulever ce bloc et le porter aux ouvriers de la mosquée de Tinmel. » Il le souleva, par la puissance de Dieu. Le bloc était léger et facile à porter. En arrivant à Tikiout, il rencontra le Diable. C'était un vieil homme avec de la barbe, courbé sur son bâton. Il rencontra en chemin celui qui portait le roc et il lui dit : « Où vas-tu porter cela ? - Mon frère, je vais à Tinmel. - Ton esprit est-il troublé ou bien est-ce que tu dors ? La mosquée de Tinmel, j'en viens. Elle est terminée. Jette donc cette pierre que tu portes. » L'homme jeta sa pierre, il continua son chemin et monta jusqu'à la mosquée de Tinmel. Il trouva les ouvriers en train de la construire. Il dit : « Il n'y a de force et de puissance qu'en Dieu. Cet homme-là m'a trompé. » Il revint à son roc pour le porter. Il le retrouva, mais il ne put le porter. Et il pleura. |
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#33
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| [color=0033FF] Agelmam Ifesta ozwo Teffer tafoyt d’art tewrirt, Fghen ed iha99arn s tama n ogelmam, Qqen igwra imawen nnsen. Tamett’ot tbedda g imi n tgort nnes; Memmis ighejdem fella n yan ogholid. Ar tseghrot moka, Ar trgigin waman, ar itemmechtag ozemmor, ar ismottor omksa olli. “ kcem ed a memmi... kcem ed ad or k iz’iren, kcem ed han tallest td’er.” Yasiy o3rrim yat tselliwt Yeger is ammas n waman, Isemmechtey odem n oglmam, Ar itergigi odrar d yignna. “ghas ad or teggodt a yemma! Han id’ ad agh iddel! Han iha99aren ad agh sawalen! Tallest tgagh ameddakel, Ig agh oha99ar amazan. Wenna idderen ad yiz’ir.” Tberrem temchomt s tawori nnes, Tadj tasa nnes tama n waman. Awal bezzaf da isdohdo... [/color] Le lac Le vent s’est calmé Le soleil s’est caché derrière la colline Les corbeaux sortirent au bord du lac Les grenouilles se sont tu. La femme était debout devant sa porte ; Son fils était assis sur une falaise. Le hibou faisait des youyous L’eau tremblait, L’olivier bougeait Et le berger rassemblait son troupeau. « Rentre mon fils… rentre pour qu’ils ne te voient pas, rentre, il fait noir.» le garçon ramassa une pierre et la lança au milieu de l’eau, Le visage du lac se mit à bouger, et la montagne et le ciel tremblèrent. « n’es pas peur mère ! la nuit va nous couvrir ! et les corbeaux vont nous parler ! l'obscurité sera notre amie, et le corbeau sera notre émissaire. Qui vivra verra.» L’intelligente retourna à ses préoccupations, Et laissa son foie* au bord de l’eau. Trop de paroles ça rend fou… * le foie est le lieu où réside les sentiments, la tendresse... dans le corps humain chez les imazighens |
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| :rose: Le Conte Berbère :rose: Les contes des Imazighen ont subi diverses influences. Comme toujours, la culture amazighe a su intégrer divers emprunts. On trouve quelques contes qui mettent en scène Noé ou Salomon, et qui indique une influence de la religion juive. D'autres contes se moquent ouvertement des juifs, qui sont qualifiés de fourbes, et de voleurs. Cependant, il convient de relativiser : on sait qu'en Afrique du Nord, les juifs usaient des mêmes contes pour se moquer....des Imazighen, en changeant les personnages. Il ne s'agit donc pas d'antisémitisme, mais de rivalités plutôt goguenardes entre communautés... Certains contes en appelle au Prophète, au Taleb (Sage ou étudiant en religion, en Islam) et au Djinn, ce qui signifie qu'ils ont été adaptés avec l'islamisation(les influences israëlites, pré-islamique). Il est d'ailleurs assez facile de montrer que les contes arabes ont largement emprunté aux contes imazighen. Ainsi, quand Ali Baba découvre un trésor et demande à son frère riche une mesure pour mesurer les pièces d'or, sa belle sœur fait enduire le récipient de poix et récupère une pièce d'or. On retrouve exactement la même scène dans un conte kabyle et dans un conte amazigh marocain. La seule différence, c'est que les opposants ne sont pas des voleurs mais des ogres, êtres surnaturels très présents dans les contes des Imazighen... On pourrait multiplier les exemples de ces emprunts qui montrent qu'en fait les Arabes se sont largement inspirés des Imazighen. Entre très grande ancienneté et souvenir de l'histoire récente, les contes font donc partie de la mémoire des Imazighen. |
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#35
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| imazighens, tmazighth aggan tassa innu yabawissin a écrit : * le foie est le lieu où réside les sentiments, la tendresse... dans le corps humain chez les imazighens |
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