Les ceremonies de mariages rifains: cas des iqar3yens


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  #1  
Vieux 04/12/2007, 18h09
 
Date d'inscription: novembre 2007
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Par défaut Les ceremonies de mariages rifains: cas des iqar3yens

Le mariage fait naturellement partie des normes sociales chez les rifains : cette institution consolide des alliances entre familles (et par extension de tribus), au-delà de l’union entre deux individus. Voici les descriptions des cérémonies de mariage rifain chez les Iqar3yen
Tout commence après accord sur la sdaq fixée lors de l’3adran (officialisation du mariage). Il s’agit d’une somme d’argent versé par le père du garçon à celui de la fille, que ce dernier doit absolument dépenser pour le trousseau de sa fille (bijoux, vêtement, meubles...). Le mariage a lieu en général en été (après les récoltes), période d’abondance... Les cérémonies durent 3 jours : chez les parents de la mariée (1er et 2ème), chez les parents du marié (2ème et 3ème). Le mariage se conclue 7 jours après ces cérémonies par le rituel du voile (tighrit )

Les modalités cérémonielles

Chez les parents de la mariée, les rituels se font par les femmes en général dans une chambre. La mariée doit cesser toute activité 7 jours avant le début des cérémonies. Elle doit prendre un bain quotidien . Le premier jour, les femmes l’habillent d’un vêtement traditionnel, et lui applique du henné aux pieds, aux mains (voire aux cheveux et visage). Elle est installée sur un fauteuil et voit défiler les invités. Il semblerait que des femmes assez âgées se livrent à des rites d’initiation sexuelle et se moquent de la jeune mariée. Les hommes quant à eux sont à l’extérieur (cour/jardin) où ils discutent et reçoivent un repas. Chez les parents du marié, le père est organisateur avant tout et n’a aucun rôle dans les rituels. Il doit honorer ses invités par tout le faste qu’il est capable de déployer : groupes de musiciens, chanteur/danseuses, nourriture, cavalier de fantasia...Les ayaz et le père du marié sont spectateurs des cérémonies, les véritables acteurs sont :
Le marié : pendant tout le déroulement du mariage, il est qualifié de « muray » (es-sultan) ; sa tenue vestimentaire renvoie au statut de souverain ;
Les jeunes célibataires : en général, les amis du marié. Ils sont là pour l’honorer en même temps qu’ils se moquent du « faux sultan ». Cette occasion du mariage, leur permet de tenir une attitude opposée à celle qu’ils ont d’ordinaire vis à vis de leurs aînés. Une opportunité de se lâcher...tenant tantôt des discours obscènes, tantôt ironisant sur le sort de leurs aînés ;
Les musiciens : ils animent la fête et sont aussi les complices des jeunes. Le paradoxe : ce sont des gens de basse condition, sans terres, considérés comme non musulmans. Ils sont infréquentables d’ordinaire mais restent toutefois indispensables aux mariages. Ils peuvent être accompagnés de danseuses (prostituées). Leurs instruments de musiques traditionnels : zammar et daf (tambour). Un membre du groupe, l’abarrah tient un rôle important durant les cérémonies, notamment au cours des rituels.

Les rituels

Le déroulement du mariage est (était du moins) axé autour de 4 rituels :

La danseuse et les bouffons : le 2ème jour
Le hénné : le soir du 2ème jour
Le ghrama (allégeance par le don) : le soir du 3ème jour
Le tigrit (rituel du voile) : le 7ème jour après les cérémonies

1- La danseuse et les bouffons

Cette tradition a lieu le 2ème jour des festivités dans la maison du marié.


Photo 2« Ce jeu se déroule uniquement lorsque deux groupes de jeunes décident de s’affronter, avec l’aide des musiciens, de l’Abarrah et d’une danseuse. Il débute de la manière suivante : un membre du premier groupe met une pièce de monnaie dans la bouche de la danseuse et l’envoie vers l’autre groupe, accompagnée de l’Abarrah. Celui-ci transmet des paroles de défi : « Oh voilà qui nous sommes ! Ce sont les fils d’un tel, d’un tel et d’un tel qui s’adressent à vous et vous défient ! » La danseuse rend la pièce aux donateurs et repart vers le deuxième groupe de jeunes. Ceux-ci lui mettent plusieurs pièces dam les cheveux ou le chignon et dans la bouche et transmettent à l’Abarrah leur réponse : « Nous savons qui vous êtes ! Voilà qui nous sommes, les fils d’un tel, d’un tel, d’un tel ! Si vous êtes des hommes, ne vous cachez pas, montrez-vous ! » A partir de ce moment, le jeu est lancé. Chaque groupe choisit des mots de plus en plus obscènes pour ridiculiser son rival et d’autres de plus en plus élogieux pour vanter ses propres mérites. Cette escalade verbale s’accompagne d’une surenchère dans l’étalage des pièces d’argent sur le corps de la danseuse. Les pièces sont glissées di ceinture ou accrochées à sa robe. Le jeu ne se termine que lorsque tout son corps est tapissé de monnaie. L’argent est ensuite rendu à ses propriétaires. »

Interprétation possible : Ce jeu tourne en dérision l’honneur des aînés, notamment autour du paiement de la sdaq
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  #2  
Vieux 04/12/2007, 18h11
 
Date d'inscription: novembre 2007
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Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

1-Le henné

Ce rituel a lieu le 2ème jour des festivités chez les parents du marié. « Le marié sort du lieu des festivités, accompagné de ses amis. Il revêt une djellaba neuve et en rabat le capuchon sur sa tête. Un cortège s’organise. Le marié-sultan est tenu de chaque côté par un de ses amis. Ces deux personnages, appelés iyuzuren (vizir), ou « ministres », lui servent de guides. Une de ses jeunes sœurs ou cousines parallèles balance au-dessus de sa tête une perche au bout de laquelle est attaché un ruban : c’est le parasol du sultan. Deux groupes de jeunes sont placés en avant et en arrière de ces quatre personnages. Le simulacre de l’intronisation commence. La procession revient lentement vers le lieu des festivités. Le groupe placé en avant entonne un chant à la gloire de Dieu. Puis il avance de quelques pas, suivi du marié et de ses iyuzuren. Le deuxième groupe reprend le même chant, puis fait quelques pas en avant. Cette scène est répétée plusieurs fois, jusqu’à ce que le cortège arrive au centre du lieu des festivités. Là sont disposées trois chaises qui tournent le dos à l’endroit où se tiennent les femmes. Sur le siège du milieu est assis un agnat [parent] du marié, mouray-es-sultan.Celui-ci lui embrasse le front et s’assied ensuite à sa place. Il est signifié qu’un nouveau souverain vient remplacer le précédent. Les deux iyuzuren occupent alors les deux autres sièges. Les femmes du groupe du marié commencent à préparer le henné. Quand les graines de henné ont été moulues et mélangées avec de l’eau jusqu’à constituer une pâte épaisse, deux ou trois petites filles, sœurs ou cousines du marié, versent cette pâte dans une calebasse et viennent la présenter au mouray-es-sultan. Ce dernier doit y plonger sa main droite. Mais, avant qu’il n’esquisse ce geste, les iyuzuren peuvent demander en son nom de l’argent aux fillettes. Celles-ci donnent quelques pièces et devront en apporter davantage si les iyuzuren l’exigent. Cet argent mis dans la poche du marié sera rendu à son propriétaire, c’est-à-dire au père de l’époux. Le marié, la main dans le henné, guidé par ses deux iyuzuren et suivi par ses jeunes amis, se lève et se dirige vers la chambre nuptiale encore fermée. Il ouvre la porte et entre, puis il retire sa main enduite de henné et l’applique sur un des murs. S’il répète ce geste plusieurs fois, cela indique qu’il est bien disposé à l’égard de son épouse. Les jeunes qui assistent à ce rituel prononcent alors les paroles : « Maintenant ils (le couple) sont mariés. » Par là, il est signifié très exactement que le mariage est consommé sexuellement, ce qui n’est pas encore vrai physiologiquement. Chaque jeune met, s’il le veut, un doigt dans le henné pour, dit -on, bénéficier de la baraka. La cérémonie est terminée. Les jeunes reprennent leur place dans le cercle des festivités et le marié, après avoir enlevé sa djellaba va rejoindre ses agnats et les aide à servir les invités. »

Interprétation possible : Ce rituel symbolise l’intronisation du marié qui représente « le sultan » et la fécondation de l’épouse sous la bénédiction divine (baraka portée par le hénné)

3- Le ghrama

« Payer le ghrama signifie faire acte d’allégeance à une autorité supérieure sous la forme d’un don. Les invités donnent de l’argent au mûrir, mouray-es-sultan. Chaque don est comptabilisé et sera rendu quand le donateur, son fils ou son frère se marieront. Comme le rituel du henné, celui du ghrama commence par la séquence de la procession qui s’avance vers le lieu des festivités et les trois sièges, vides cette fois. Le marié-sultan s’asseoit au milieu, le capuchon de sa djellaba neuve rabattu sur sa tête, ses iyuzuren assis à ses côtés. Devant eux, à la droite du marié, sur une petite table, est disposé un plateau d’argent recouvert d’un tissu de soie, sur lequel vont être déposés les dons. En avant se tient l’Abarrah. C’est lui qui reçoit les dons des invités. Avant de déposer ceux-ci sur le plateau, il doit proclamer le nom de chaque donateur et vanter les mérites de sa lignée. Un agnat du marié sachant écrire, ou à défaut un lettré, doit noter sur un cahier le nom du donateur et le montant de son don. L’offrande commence par les dons individuels des agnats des deux époux et des invités isolés qui ne font pas partie des groupes constitués. Chacun d’eux donne une somme d’argent à l’Abarrah qui annonce le montant du don, le nom du donateur, et qui le remercie au nom du marié-sultan. Ensuite vient le moment attendu de l’affrontement segmentaire. Les jeunes prennent position à l’avant, sur deux lignes face à face, les vieux restent à l’arrière, se contentant de passer leurs dons aux jeunes. Au milieu se tient l’Abarrah. Un donateur du premier groupe l’agrippe, lui glisse une somme équivalente à cinq ou dix francs et lui demande de vanter sa lignée, ses ancêtres et son groupe. D’autres membres du groupe font de même. L’Abarrah doit trouver de belles formules pour magnifier ces actes de générosité. Après cette première série de dons, un donateur du deuxième groupe saisit l’Abarrah et le même scénario se répète. Puis l’aberrah est ramené de nouveau vers le premier groupe pour une autre série de dons. A partir de ce moment, les deux groupes s’arrachent tour à tour l’Abarrah et se font couvrir de louanges de plus en plus exaltées. Au cours de ces joutes oratoires, on ne s’adresse jamais directement à l’autre. On ne le dénigre pas. Tout se passe comme si on l’ignorait. Mais en fait, tout le monde sait qu’il s’agit d’écraser l’autre par la force de ses paroles, et par la somme d’argent offerte. L’affrontement terminé, les jeunes viennent entourer le marié-sultan qui n’a pas bougé, et chantent ses louanges tout en se moquant de lui. L’Abarrah, qui a repris ses esprits, proclame le total de la somme reçue par le marié. Les festivités reprennent. Les multiples dons reçus par le marié au cours de ce rituel et qui doivent être rendus ultérieurement s’inscrivent dans des cycles d’échanges entre les familles iqar’iyen. Chaque mariage conclut certains échanges quand l’invité rend une somme équivalente à ce qu’il a reçu pour son mariage. »

Interprétation possible : ce don entretient les interactions et échanges sociaux, dans leur solidarité. La somme récupérée par les mariés leur permet de construire leur foyer comme s’ils contractaient un crédit à moyen/ long-terme. Enfin, ces dons sont aussi des actes de soumission à une autorité (le sultan), et au-delà à Dieu qui délivre ainsi une baraka sur la descendance du marié
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  #3  
Vieux 04/12/2007, 18h12
 
Date d'inscription: novembre 2007
Messages: 55
Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

4- Le tighrit

A la fin du 3ème jour. Le marié consomme son mariage. Et pendant 7 jours, la jeune épouse ne quitte pas sa chambre. Le lendemain du mariage et le 3ème jour les parents de l’épouse viennent dans la maison du marié et leur apporte de la nourriture, tandis que le 5ème jour le jeune marié présente sa femme aux parents. Au 7ème jour, les mariés reviennent à la vie publique ; désormais le marié perd sa fonction de « muray ».

« Un groupe de jeunes amis du marié vient lui rendre visite. Ce sont les premiers visiteurs qu’il reçoit dans la chambre nuptiale désertée pour la circonstance par la mariée. Un thé leur est offert. Un voile [maculé de sang] sépare le lit des époux de l’espace où sont assis les invités. Ceux-ci se répartissent en deux groupes et commencent un simulacre de compétition pour l’achat du voile et des fruits et gâteaux placés dans le lit et sous le matelas. Avant d’arriver, les jeunes s’étaient déjà mis d’accord entre eux sur le déroulement du jeu. L’invité qui paye la plus forte somme arrache le voile et prend fruits et gâteaux, après avoir complètement défait le lit en faisant des allusions grivoises aux rapports sexuels du nouveau couple. Il peut garder toutes ces friandises pour lui, mais il est d’usage qu’il les partage avec les autres et que tout le monde les consomme sur place. Toute la cérémonie se déroule dans l’hilarité générale. Le marié présent doit rire, lui aussi ; il n’a pas le droit de protester. Dans ce rituel, la dérision ne s’adresse plus aux aînés mais au marié lui-même. Celui-ci n’est plus le mouray-es-sultan des rituels du mariage, mais seulement ce jeune époux qui vient d’établir son autorité sur sa femme, son domaine de l’interdit, et qui voit se profiler devant lui sa carrière d’homme d’honneur. (...). La dérision des jeunes, indique qu’il sera un jour la victime de l’honneur qu’il revendiquera pour lui-même et pour son groupe dans les échanges de violence. Son domaine de l’interdit sera transgressé, sa richesse et sa descendance seront ingérées par ces jeunes qui représentent ici la société segmentaire en acte. »

Interprétation possible : Ce rituel marque la violence symbolique propre à la société Iqar’yen (rifaine par extension ?). En effet, le voile symbolise l’autorité et l’accès pour le marié à un statut d’homme responsable ; mais en même temps, le fait d’être arraché par ses amis montre la possibilité de transgresser cette autorité. Il rappelle alors que des conflits peuvent toujours surgir et remettre en question son honneur.

Le symbolisme du mariage
Raymond Jamous considère ainsi le mariage comme une représentation théâtrale caricaturant la structure sociale rifaine (iqar3yen en l’occurrence) dans ses fondements (honneur/ violence/ baraka), et en même temps affirme la nécessité de ces cérémonies pour reproduire l’identité communautaire. Le mariage prédestine un individu et en même temps toute une société (à travers l’intronisation du rôle du marié-sultan). Il marque en même temps le renouvellement générationnel plus ou moins conflictuel, où les jeunes relayent au second plan les hommes responsables (pères - hommes mariés), s’affirment et portent à la dérision les valeurs de leurs aînés
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  #4  
Vieux 04/12/2007, 23h04
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Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

très enrichissant.
merci pour ce développement a utcma.
une représentation théatrale? c'est vrai qu'à voir les différents rituels, on se demande si ce n'est pas les nombreux actes d'une pièce de théâtre.
mais qu'est ce que c'est magnifiiiiiiiiiiiiique.
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  #5  
Vieux 09/12/2007, 18h21
 
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Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

Merci mille fois pour ces détails, c'est super-beau, aqer3i d'origine, je connais ces coutumes et grâce à ces textes je les comprend encore mieux, encore merci utcma Dhamza !

Sahî s-wattas !!
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  #6  
Vieux 09/12/2007, 19h36
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Date d'inscription: octobre 2007
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Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

Citation:
Envoyé par mummi Voir le message
Merci mille fois pour ces détails, c'est super-beau, aqer3i d'origine, je connais ces coutumes et grâce à ces textes je les comprend encore mieux, encore merci utcma Dhamza !

Sahî s-wattas !!
quelqu'un en avait parlé dans "vocabulaire rifain" avec la description des 3 jours "adfur" "tazutha".....

J'aimerais bien retrouver ce post si quelqu'un s'en souvient merci d'avance
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  #7  
Vieux 10/12/2007, 13h48
Avatar de angie22
The Kiffff from the Rifff
 
Date d'inscription: juillet 2007
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Messages: 2 080
Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

Citation:
Envoyé par haddo Voir le message
quelqu'un en avait parlé dans "vocabulaire rifain" avec la description des 3 jours "adfur" "tazutha".....

J'aimerais bien retrouver ce post si quelqu'un s'en souvient merci d'avance
salam Haddo

c'étais Mummi, que je salue au passage...

Vocabulaire rifain

Dhamza s'est insipiré du post je pense,
c'est le sien a la base, lui qui l'a crée (voc rifain).
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  #8  
Vieux 17/12/2007, 22h52
 
Date d'inscription: décembre 2007
Âge: 27
Messages: 6
Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

super interessant tout ces details sur l'histoire des mariages.
il faut tout de meme dire que ça devient dur voir meme impossible de se marier ds ces conditions (au maroc ou à l'étranger)
C'est dommage ça fait parti de notre culture...
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  #9  
Vieux 26/12/2007, 16h38
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Date d'inscription: octobre 2007
Âge: 31
Messages: 10 934
Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

Citation:
Envoyé par angie22 Voir le message
salam Haddo

c'étais Mummi, que je salue au passage...

Vocabulaire rifain

Dhamza s'est insipiré du post je pense,
c'est le sien a la base, lui qui l'a crée (voc rifain).

citation de mummi :

"Quand les mariages duraient plusieurs jours, de plus en plus rare de nos jours, il y'avait un nom pour presque chaque jour, ou pour la cérémonie du jour, est-ce que ceci vous rappelle qc:

Edfu3: jour de la "livraison" par le marié de biens pour sa future épouse, nourriture + bêtes à égorger pour l'occas ( taghârst )

Tazûda: sorte de cérémonie de présentation des bijoux offerts par le fiancé
+ thaqfîft: sorte de coffret contenant des petits sachets emballés contenant des "ingrédients de la vie" aussi offert par le fiancé

Asensi ( lhenni, arrâziq, leghramet, usufugh n re3duriyet ... ): asensi litt. la veillée

Urâr / teslît : le jour J, le départ de la mariée

Amendîl + thigrect : le premier soir après la nuit de noces ( repas des belles-familles )

Timedwutc : sept jours après la nuit de noces, c'est un repas de retour de la mariée chez sa mère"

merci angie j'ai retrouvé son post, c'est une très jolie tradition à conserver et à transmettre
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  #10  
Vieux 26/12/2007, 16h45
Avatar de amsawad
titawin gha rebhar
 
Date d'inscription: août 2007
Âge: 28
Messages: 13 221
Par défaut Re : Les ceremonies de mariages rifains:cas des iqar3yens

tannmert haddou

on dit imexri aussi pour timeduwuct
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