Nouveau complot contre l'Afrique


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  #1  
Vieux 10/12/2007, 20h51
 
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Par défaut Nouveau complot contre l'Afrique

Les européens ont convoqués leur serviteurs africains à Madrid.Le président sénégalais a déclaré les pouparlers ne sont pas d'égal à égal les européens sont tous unis ils prennent chaque président africain séparément.L'enjeu est que le libre échange risuqe de tuer des millions de paysans et industriels africains car les européens inonderont le continent de denrées subventionné à bas prix les africains ne pourrons exporter vers l'Europe sans être fortement taxé.Cette conférence n'est pas dans l'intérêts des africains mais dans le seul intérêts des européens qui veulent damer le pion aux chinois.
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  #2  
Vieux 10/12/2007, 20h53
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Par défaut Re : Nouveau complot contre l'Afrique

Citation:
Envoyé par riyah Voir le message
Les européens ont convoqués leur serviteurs africains à Madrid..
tu crois pas que tu y vas un peu fort là? wallah

ça m'a fait rire mais franchement tu abuses
__________________
Un souci bladinautique?
Un simple clik, et je t'explique!!
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  #3  
Vieux 10/12/2007, 20h59
 
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Par défaut Re : Nouveau complot contre l'Afrique

Ok par exemple qui est Idriis déby.Carrière politique [modifier]
Il est à la tête du Tchad depuis le 1er décembre 1990, date à laquelle il a chassé du pouvoir, avec l'appui de la France, son ancien compagnon d'armes Hissène Habré après une période de lutte armée à partir du Soudan. Il est le fondateur du Mouvement Patriotique du Salut, mouvement armé transformé en parti politique qui domine la vie politique tchadienne. Il a été élu président pour un premier mandat en 1996, puis pour un second mandat en 2001. Le 21 décembre 1999, treize mouvements politico-militaires et partis politiques s'unissent dans le but de renverser le régime qui se centralise progressivement sur le « président ». En 2000, on estimait à 25 000 morts le bilan du régime.

Les députés tchadiens ont adopté, le 26 mai 2004, une modification constitutionnelle qui lève la limitation des mandats présidentiels, auparavant fixée à deux. Mi-février 2006 : les rebelles sont sur le point de renverser le régime, mais les forces françaises présentes sur place permettent le retour précipité d'Idriss Déby, qui se trouvait en visite en Guinée Equatoriale pour un sommet de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale). Il est réélu pour un troisième mandat en mai 2006, un mois après l'attaque manquée menée sur N'Djaména, le 13 avril, par le Front Uni pour le Changement (FUC) du capitaine Mahamat Nour, un des mouvements rebelles en lutte contre le pouvoir.
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  #4  
Vieux 10/12/2007, 21h06
 
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Par défaut Re : Nouveau complot contre l'Afrique

Le FMI et l’Afrique


La crise de la dette a promu le FMI au rôle de tuteur des politiques économiques des pays en développement et de médiateurs entre créanciers et débiteurs. Le mariage entre l’Afrique et le FMI a commencé avec les programmes de rééchelonnement de la dette couplé à des programmes de réduction de l’absorption d’inspiration monétariste dans les années 83. Cette politique a échoué car les rééchelonnements n’ont pas restauré la capacité de remboursement et d’emprunt des pays. Les banques ont refusé de prêter autrement que dans des plans concertés avec la caution du FMI. Même avec les plans Baker et Brandy, le FMI devait être une caution privilégiée des pays en développement et surtout africains. C’est ainsi que les pays développés avec la complicité des institutions internationales comme le FMI se sont accaparés de manière scientifique et organisée du système économique africain. Les grandes entreprises étatiques porteuses d’espoir ont été cédées aux multinationales occidentales parfois à un franc symbolique. En même temps, des rapports officiels de l’OMS, du FMI et de la banque mondiale inquiètent. Sur une population de 940 millions d’habitants, le revenu moyen annuel est de 600 dollars. 350 millions d’habitants en Afrique subsaharienne vivent avec moins d’un dollar par jour. Ces rapports disent que la faim tue deux fois plus que le sida et la tuberculose ; selon l’OMS, dans le « classement global du système de santé » sur une échelle de 1 à 191, tous les pays africains se situent dans le bas du tableau : Tchad 178, Angola 187, Nigeria 187, République démocratique du Congo 188, Sierra Leone 191…Ces pays sont pourtant des pays dont le sous sol est riche. L’Afrique est le continent le plus touché par le travail des enfants : 41% des enfants de 5 à 14 ans, soit 80 millions d’enfants. Pour l’OIT, ce nombre va croître pour s’établir à 100 millions en 2015. En 2004, l’Afrique a connu 46 conflits armés, soit 52% au niveau mondial. L’espérance de vie moyenne est passée 49 ans à 45 ans entre 1980 et 2006[6]. Devant ce drame gigantesque et rocambolesque qui frappe l’Afrique, une question revient sans cesse sur les lèvres : qui est responsable ? C’est vrai que l’incompétence, le manque de stratégie et de vision de certains dirigeants africains sans oublier la corruption de l’élite africaine expliquent en partie la disette de l’Afrique. Mais le véritable goulot d’étranglement demeure la dette galopante injuste qui prive les Etats de ressources financières, les privatisations tous azimuts et le pillage systématiques des ressources naturelles de l’Afrique. Pour que la dette étrangle l’Afrique et retarde son développement, les pays occidentaux ont cherché à contrôler notre système de production afin de piller les ressources de l’Afrique. C’est ainsi que le FMI, par le truchement de ses programmes d’Ajustement Structurel (PAS) a obligé les pays africains à privatiser les grandes entreprises africaines. Selon l’ONU, les trois quarts des prêts et des crédits n’étaient accordés qu’à condition de privatiser…Entre 1990 et 2000, plus de 3000 entreprises sont passées du secteur public au secteur privé, soit une moyenne de six privatisations par an et par pays. Pour la période de 1990 à 1995, le nombre d’entreprises publiques est passé en Afrique subsaharienne de 6069 à 4058, soit une chute de 33%. En Guinée par exemple, seuls 600 emplois sur 4000 ont été préservés. Même en Afrique du Sud, plus d’un million d’emplois ont disparu en dix ans. Depuis 2005, le FMI exige encore la privatisation des entreprises restantes, des banques et des assurances, s’opposant même parfois à l’utilisation des recettes pétrolières versées au Fonds de régulation des recettes (FRR). Le FMI s’oppose aussi à l’augmentation des salaires et à la reconstruction par les investissements publics. En vérité, toute cette gesticulation mediatico-scientifique vise à maintenir encore une fois l’Afrique dans l’indigence, dans la colonisation. Avec l’aide du FMI, à travers ses privatisations, depuis l’extraction de la première goutte de pétrole, les compagnies anglo-américaines, françaises et Malaisiennes ont empoché 653 milliards de dollars laissant aux Tchadiens que 62 millions de dollars. Le Nigeria qui est deuxième producteur de pétrole en Afrique, avec des réserves de 2500 millions de barils enregistre 80% de sa population avec moins d’un dollar par jour. La Côte d’Ivoire illustre bien la confrontation des intérêts entre des multinationales comme Bolloré, Bouygues et la volonté du pays à contrôler son système de production. Pourquoi Areva pille l’Uranium du Niger. Pourquoi, le Guinéen ne mange pas à sa faim alors même que son sous-sol est honteusement exploité.


L’alibi de la bonne gouvernance


Pour contrôler donc le système de production des pays en développement et surtout africains, le FMI utilise ses fameuses conditionnalités. Les publications du FMI la définissent en ces termes : « la conditionnalité se rapporte à l’obligation, imposée par le Fonds aux pays membres qui désirent recourir à ses ressources, d’adopter des politiques d’ajustement économique (…). Le lien entre le financement et l’ajustement est au centre de la conditionnalité ». En clair, « la conditionnalité vise à assurer que les mesures prises par le pays membre conduisent, dans des délais raisonnables, à une balance des paiements viable et à une croissance économique soutenable ». Même la conclusion d’un accord de prêts privés nécessite l’aval du FMI ; en effet « l’existence d’un accord de confirmation avec le Fonds est souvent posée comme condition à la conclusion d’accords de prêts privés avec des pays membres du Fonds (…). Les prêteurs privés s’appuient sur les accords de confirmation, parce qu’ils considèrent la conditionnalité du Fonds comme la garantie que le pays membre a élaboré un programme jugé suffisamment satisfaisant par le Fonds pour justifier l’appui du programme au moyen des ressources du Fonds ». Derrière cette fable économique se cache une volonté manifeste du FMI de contrôler les économies africaines au profit des pays industrialisés et leurs multinationales. Les conditionnalités ne sont ni plus ni moins la prise en main de la politique économique d’un pays par les pseudos experts du FMI, remettant ainsi en cause l’indépendance et la souveraineté de ce pays. De plus en plus, les conditionnalités ont pris la forme de bonne gouvernance. Pour le FMI, « le cœur d’une bonne gouvernance » s’appelle « le libre accès au marché ». Pour Daniel Kaufman, directeur de la gouvernance mondiale à l’institut de la banque mondiale, « les pays qui entreprennent des reformes constatent que la bonne gouvernance est reconnue par les investisseurs étrangers, les bailleurs de fonds, les responsables gouvernementaux et le grand public comme primordiale ». La difficulté des institutions internationales à définir clairement le terme de bonne gouvernance montre bien leur volonté d’user de l’émotion et de jolis mots pour avoir l’adhésion des populations à leur supercherie. Pour s’en convaincre, il suffit de comprendre l’aveu de Michel Camdessus qui déclarait que le FMI a toujours visé à pousser les pays « à entreprendre des réformes clés concernant le commerce, le marché du travail et d’autres réformes des marchés ». La bonne gouvernance, selon nous, est la volonté d’assurer la participation plus large de tous les citoyens et des organisations, bref des forces vives d’un pays à la conception et à l’application des politiques. La bonne gouvernance, c’est refuser que la richesse d’un pays se concentre entre les mains de quelques individus, laissant les masses populaires dans la paupérisation.
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