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| .............................. ..................... Dernière modification par boubabis ; 13/12/2007 à 17h52. |
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| Par Dr Shawqi DAYF Chapitre II : La Liberté en Religion: Dieu le Tout Puissant a mis dans le Coran une loi générale pour le respect de laquelle l'Envoyé de Dieu et les musulmans en tout lieux et en tous temps se sont engagés. Cette loi est dans la sourate "La vache" nº1 verset 256 :“Nulle contrainte en religion”. C'est ainsi que l'Islam garantit à tous les hommes d'Est en l'Ouest, dans les différentes sectes et religions, la liberté en religion. Il n'a obligé personne à embrasser l'Islam sous la contrainte, mais les gens sont restés libres de choisir leur religion. Dieu dit à Son Envoyé dans la Sourate : Jonas" nº10, verset 99 désapprouvant son ardeur à convertir les païens de la Mecque : “Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants?”. Dieu dit à Son Envoyé que s'il voulait, tous les hommes seraient égaux dans leur esprit, dans leur perception saine du bon chemin, dans leur croyance en l'unicité du Dieu. Mais Dieu les a créés inégaux dans leur esprit et leur perception de la réalité du bon chemin et de la foi. C'est pour cela que Dieu désapprouve l'ardeur de Son Envoyé à convertir les polythéistes de la Mecque et sa volonté de réaliser cela avec tous les moyens possibles, ce qui a amené Dieu -le Tout Puissant- à le mettre à la place de quelqu'un qui contraint les mecquois à avoir la foi en Dieu. Il y a là une compromission à remercier l'Envoyé de Dieu pour son Jihad en vue d'accomplir sa mission et une démonstration de la cause divine dans le refus des Mecquois à écouter favorablement l'Envoyé de Dieu. L'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) s'est engagé à respecter ce que Dieu lui a ordonné. Il ne contraignait et n'acceptait que ses compagnons ne contraignent personne à embrasser l'Islam. Celui que l'esprit a guidé et qui a eu le plaisir et la clairvoyance d'embrasser l'Islam, le fait par conviction; celui que l'esprit fait égarer et qui ignore les raisons de sa soumission à Dieu, abandonne cette conviction. D'après Ibn Abbas (que Dieu l'agrée) le verset:“Nulle contrainte en religion” est descendu à propos d'un musulman parmi les "Ansars" de Bani Salim Ibn Aouf surnommé Al Hosaini. Celui-ci avait deux enfants chrétiens et avait demandé à l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) : "puis -je les contraindre à se convertir à l'Islam? Il ne veulent que le Christianisme". Dieu a alors fait descendre le verset qui est devenu une loi sacrée pour l'Envoyé de Dieu et les musulmans. D'après A’tab Ibn Shumair : J'ai dit à l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui): "O Envoyé du Dieu, j'ai un père très vieux et des frères, je vais les voir, peut être qu'ils se convertiront à l'Islam et je vous les emmènerai". L'Envoyé de Dieu lui répond: "s'ils se convertissent cela leur fera du bien, s'ils persistent dans "leur foi", l'Islam est large"; c'est-à-dire, laisse-les choisir librement". Aucun livre sur l'Histoire de l'Islam ne parle d'un individu qui suit la religion de Dieu ou d'un païen appartenant à la communauté musulmane, qui a été contraint à se convertir à l'Islam. Celui qui entrait dans l'Islam à l'époque de l'expansion de l'Islam devait proclamer son Islam devant un juge et des témoins pour prouver qu'il est devenu musulman librement et volontairement. Ibn Attar l'andalous dit, "au 4ème siècle de l'Hégire, pour la conversion à l'Islam d'un chrétien ou d'un juif, en Andalousie, il fallait présenter un document au juge avec le témoignage de deux personnes témoins prouvant que l'intéressé n'est ni contraint, ni évadé ni quelqu'un qui s'attend à quelque chose; qu'il a choisi l'Islam parce qu'il connaît sa "Charia", parce qu'il sait qu'il est une reproduction de toutes les religions, que c'est la seule religion qui soit acceptée par Dieu, qu'il s'est converti devant le juge, ou le chef de la police de la ville ou le contrôleur du marché. Les musulmans considéreraient l'accord de l'Envoyé de Dieu avec la tribu Najran yamanite chrétienne, comme une loi en vertu de laquelle les musulmans devaient protéger ceux qui appartenaient à d'autres religions monothéistes ou polythéistes, leurs croyances religieuses, leurs sanctuaires, leurs biens. Ils devaient aussi garantir la sécurité de leurs chefs religieux. A ce propos, l'Envoyé de Dieu dit : "Najran et son entourage ont le voisinage de Dieu et la protection par Mohammed le prophète, Envoyé de Dieu de leurs biens, d'eux-mêmes, de leur religion, de leur absent, de leur témoin, de leur entourage, de leurs temples, de tout ce qu'ils ont entre les mains (petite ou grande quantité). Aucun évêque, aucun moine ni aucun prêtre ne sera remplacé". A la lumière de cet accord du prophète, le calife Omar Ibn El Khattab établit un pacte avec la tribu Il y a (Jérusalem) où il dit : "voici ce que Abdellah Omar Emir des croyants a accordé à la tribu Il y a comme garanties; il leur a accordé la protection, celle de leurs biens, de leurs églises, de leurs croix, de leurs malades et de leurs innocents. Leurs églises ne seront ni habitées, ni démolies. Les espaces et les croix de ces églises ne seront pas réduits, ni leurs biens non plus. Ils ne seront pas pris en aversion pour leur religion et on ne leur causera pas de tort. Le contenu de ce document nous engage devant Dieu et engage la responsabilité de l'Envoyé de Dieu, des Califes et des croyants". Le Calife Omar s'est rappelé le traité conclu entre l'Envoyé de Dieu et la tribu Najran avec des détails tels que : les églises des chrétiens ne seront ni habitées ni démolies. Les espaces et les croix de ces églises ne seront pas réduits. Omar et les musulmans ont respecté tout cela tant à l'égard des chrétiens, de leurs églises et de leurs lieux du culte qu'à l'égard des juifs de leurs lieux du culte, des mages adorateurs du feu en Iran et des sabéens adorateurs des astres au nord de l'Irak. le Chef des Juifs à Bagdad s'appelait "RAS Al Jalout" et celui des chrétiens "Jathlik". Les califes leurs envoyaient des accords écrits avec attention, leurs assuraient la protection, celle de leurs communautés et de leurs sanctuaires. En Irak, en Syrie et en Egypte, les couvents ont connu un grand essor, ce qui a inspiré beaucoup d'écrivains. Ces couvents présentaient à leurs précurseurs parmi les poètes et les libertins tel que Abou Nouas, du vin de qualité. Ces couvents étaient éparpillés dans les banlieues de villes irakiennes, syriennes et égyptiennes. On dit qu'on en dénombrait quinze à Bagdad et sa banlieue. L'un des plus connus est le couvent Kona, situé, à l'Est de Bagdad. "Chaiachti" le décrit dans son ouvrage "Addiarat": "Un couvent beau, agréable, fréquenté. Il comptait 100 minarets pour ses moines où ils se consacraient au culte de Dieu; chacun avait son minaret et les moines les vendaient au prix de 50 à 1000 dinars. Autour de chaque minaret il y avait un verger contenant toute sorte de fruits, des oliviers et des dattiers, dont les récoltes se vendaient 50 à 200 dinars. Le couvent était entouré d'un rempart et au milieu se trouvait un canal. La fête qui réunissait beaucoup de monde était la fête de la croix". Il y avait beaucoup de couvents en Egypte. L'un des plus importants était celui “d'Antognos” à l'est d'“Itfih”. Il avait des legs et des biens nombreux comme on peut le lire dans l'ouvrage d'Abou Saleh Armeni : "ce couvent était entouré d'un rempart et avait à l'intérieur un grand verger comptant une grande variété d'arbres fruitiers et de maraîchers. Il avait aussi trois sources qui irriguaient les jardins. Une partie des champ était couverte de figuiers et de vignes et d'un millier de dattiers. On y trouve aussi un grand palais,des minarets pour les moines, qui donnent sur les jardins". ... |
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| .............................. ............. Dernière modification par boubabis ; 13/12/2007 à 17h53. |
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| J'ai cité les deux couvents, celui de l'Irak et celui de l'Egypte pour prouver que les musulmans d'Irak et d'Egypte traitaient avec tous les égards tous les dignitaires religieux chrétiens qui exerçaient le culte en toute liberté. Alors que l'Eglise officielle "Malcanite" à Byzance était une grande ennemie de l'Eglise jacobine qu'elle a obligée sous l'empereur Nikfor à quitter Antequieh, disant que ses patriarches sont plus pervertis que les Pharaons et qu'ils sont plus mécréants que Baktansir. Lorsque Byzance a reconquis la ville de Maltieh à l'Est de la Syrie, et dont l'Eglise était jacobine les byzantins ont emmené leur patriarche avec six évêques à Constantinople où ils les ont fait emprisonner. Ils ont ensuite fait exiler le patriarche en Bulgarie mais celui-ci trouva la mort ainsi qu’un évêque en cours de route à la frontière. Un autre évêque a été lapidé à côté de l'entrée du palais de l'empereur. Les autres étaient obligés de renier l'église jacobine et se sont convertis à l'Eglise malkanite pour échapper à la mort puis ils ont été rebaptisés. Jamais quelque chose de pareil ne s'est produit dans l'histoire de l'Islam, de ses chefs religieux, et de ses peuples. Les chefs musulmans étaient toujours partisans de la paix et de l'entente entre les sectes chrétiennes qui s'entretuaient et les religions en désaccord. Lorsque Al Mamoun fut informé des querelles qui opposaient les sectes Santourite, maklanite, et jacobine, il décida de publier un document garantissant pour chacun d'eux la liberté du culte et de la gestion de son église afin que chaque communauté religieuse puisse désigner son patriarche même si le nombre de ses partisans n'excédait pas la dizaine de membres, et que chaque communauté chrétienne reconnaisse ce patriarche. Mais les différentes églises chrétiennes n'ont pas été contentes du document écrit par Al Mamoun et par sa publication dans le pays car ils craignaient la démultiplication des sectes religieuses chrétiennes. A la fin, il renonça à cet ouvrage. Il arrivait que de temps en temps, un gouverneur ou des perturbateurs fanatiques démolissent une église. L'état avait en charge la reconstruction de cet édifice, conformément au pacte signé par le Calife Omar Ibn Al Khattab en faveur de la tribu Il y a et en vertu duquel il interdisait aux musulmans le démolissement ou les transformations des églises chrétiennes. On dit que Ali Ben Souleimane, le gouverneur d'Ar-Rachid en Egypte entre 169 et 171 de l'Hégire,avait ordonné de démolir certaines églises nouvellement construites en Egypte. Après une plainte des coptes à Ar-rachid, ce gouverneur a été écarté et remplacé par un autre qui autorisa à reconstruire ces églises et à consulter les deux grands savants en religion de l'Egypte: Allaith Bnou Sa'd et Abdellah Ben Lahi'a. Ces derniers ont déclaré que ces églises font partie du patrimoine architectural de l'Egypte et qu'elles ont été construites à l'époque des compagnons du prophète. Pour renforcer la liberté en religion garantie aux chrétiens, aux juifs et à d'autres parmi les gens du Livre (sujets des musulmans) on ne les jugeait pas dans les tribunaux de l'état qui appliquaient la loi de l'Islam, mais on les faisait traduire devant des tribunaux spécialisés ou ecclésiastiques. les responsables de ces tribunaux étaient considérés comme grands magistrats des tribunaux d'état et souvent, ils ne faisaient l'objet que de sanctions à caractère spirituel tels que la révocation des prêtres ou des évêques, l'interdiction aux laïcs de l'accès aux églises, le paiement d'amendes,la privation des offrandes à l'Eglise, la privation de l'inhumation conformément aux rites chrétiens. Au 6ème siècle de l'hégire le grand voyageur Batahya dit que c'étaient les dignitaires juifs à Moussol qui punissaient leurs subalternes, c'est à dire qu'ils avaient des tribunaux spécialisés présidés par des "Ras Al Jalout" ou par des rabbins dans les différents pays musulmans. En Andalousie les chrétiens avaient aussi des tribunaux ecclésiastiques qui instruisaient les procès et prononçaient les jugements conformément à la loi de l'Eglise. http://www.isesco.org.ma/pub/FR/universalite/Chap4.htm |
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| ............... merci Dernière modification par boubabis ; 13/12/2007 à 18h09. |
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| As-Salam wa 'alaykoum Que Allah te récompense mon frère... :-) Bark'Allah oufik |
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| Citation:
Pour ne parler que des musulmans, la question de l'apostasie mérite une réflexion en profondeur. Personnellement j'estime qu'il faudrait dire non pas had al-riddah (le délit d'apostasie), mais haq al-riddah (le droit d'apostasie). Personne ne devrait adorer Dieu contrairement à sa propre conscience. L'apostasie ne doit à cet égard avoir aucune conséquence juridique sur le plan de la fonction publique, du droit pénal, du droit de la famille et du droit successoral. Qu'en pensez-vous? Si intéressés, vous pouvez lire un long article sur le sujet de l'apostasie dans mon site www.sami-aldeeb.com sous le titre Le délit d'apostasie en droit arabe et musulman http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=113 |
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| Citation:
Si ça te plait de l'appeler "droit" au lieu de "Délit" c'est comme tu veux car nous sommes responsables de nos actes, libre de nos actes, mais les conséquences sont les memes, toutes personnes qui ne meurent pas sur l'Islam est voué à l'enfer éternel. C'est ce que Allah a dit, et Allah est juste, Allah est Miséricodieux, meme si tu sors de l'Islam et tu reviens à l'Islam ensuite Allah te pardonnera, Allah pardonne tous les péchés ( sauf la mécréance). Tous les actes d'Adoration que l'ont fait c'est avant tout pour nous, pour etre récompensé, Allah n'a nullement besoin de ses créatures, que X ou Y ne l'Adorent pas ça n'affecte pas Allah mais il devra rendre des comptes. Mais bon si pour toi on peut appeler un"droit" quelque chose avec des conséquences aussi néfastes.... moi je ne suis pas convaincu. L'apostasie est très grave. Je vois que beaucoup de gens rigolent avec ça, rigolent avec l'Enfer. J'ai lu récemment une personne qui disait "Si c'est cegenre de personnes qui vont au Paradis, alors c'est mieux l'Enfer on s'y amusera plus" ... Soubhan'Allah .... L'Enfer est pire que le pire de vos cauchemards.... Le prophète Sallahou Allahy Wa Salam a dit "si vous saviez ce que j'ai vu, vous rigolez moins" et ce après avoir vu l'Enfer. |
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| Citation:
Si tu crois vraiment à cela, alors garde le paradis seulement pour toi et pour tes semblables. Je préfère l'enfer sans toi au paradis avec toi et tes semblables. |
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