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#1
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Pour répondre à la demande de mon nouveau cousin Hnin ( ) voilà un extrait du wiki-wèch intemporel... ![]() Balle (C'est de la) : Exprime l'enthousiasme, quelque chose de bien, de beau, de positif.Cette meuf, c'est de la balle.(Je ne suis pas insensible aux charmes dela donzelle.) Bouffon : Qui ne s'apparente pas au clan.Nique lui sa race à ce bouffon!( Rabats son caquet à cet individu quine s'apparente pas au clan ! ) Carotte : Du verbe carotter (extorquer, voler), mais dans une forme invariable.Il m'a carotte un zedou de teuchi, l'bâtard, tu vas voir comment je vais le niquer.(Le scélérat m'a dérobé douze grammes de cannabis, ilva s'en mordre les doigts.) Chelou : Bizarre,inhabituel. Par extension, qui ne s'apparente pas au clan.La prof d'anglais elle a des veuch tout chelous.(Ce n'est pas tous les jours que l'on voit une coupe de cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur d'anglais, qui par extension ne s'apparentepas au clan.) Comment : Exprime l'intensité.Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon !(Jes ors indéniablement vainqueur du combat qui m'a opposé à cet individu qui ne s'apparentepas au clan, ceci dit en toute modestie, s'entend, et avec la sportivité qui s'impose en de pareilles circonstances.) Foncedé : Se dit d'une personne qui vient de consommer du cannabis.Je suis foncedé.(Mon regard est vitreux,je perds mes mots, un mince filet de bave s'écoule sur mon menton et je rigole comme un décérébré, sans aucune raison. J'ai payé assez cher pour me mettre dans cet état. Bref: je viens de consommer du cannabis.) Gun : Arme à feu.Ziva prête moi ton gun, l'aut'batârd il m'a manqué de respect.(Pourrais-tu s'il teplaît me prêter ton arme à feu, afin que je règle son compte à l'importunqui n'a été qu'à moitié urbain à mon égard.) Kiff (er): Apprécier.Comment je kiffe trop son cul.(Le sien postérieur n'est pas sans éveiller chez mois des pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur joviale, pour ne pas dire gauloise.) Mortel : Bien, beau, dont on peut se réjouir(invariable).Elles sont trop mortel tes Nike.(Vos chausses s'entendraient fort bien avec mes pieds, aussi vous demanderai-je de m'en faire offrande sans opposer de résistance.) Mito : Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur).On me fait pas des mitos à moi, bouffon!(Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober vos sornettes, individu qui ne s'apparente pas au clan ! ) Race (sa) : Exprime le mécontentement.Sa race !(Je suis d'humeur maussade.)Sa race, c'bouffon!(Mon anneau pylorique est complètement fermé. C'est le résultat de la proximité de cet individu qui ne s'apparente pas au clan.) Sérieux : Indique que le propos est grave, solennel, et qu'il faut donc lui accorder le plus grand crédit.Sérieux, j'kiffe trop son cul à votre fille.(Monsieur,j'ai l'honneur de vous demander la main de votre fille.) Tèj :Jeter, refuser, réfuter, envoyer promener.T'aurais vu comment Jamel il a tèj la prof d'anglais !(Le facétieux Jamel ne s'est pas laissé démonter face aux réprimandes de la professeur d'anglais!) Trop : Exprime l'intensité. En cela, synonyme de comment.Trop et commentpeuvent éventuellement cohabiter dans la même phrase, pour exprimer une intensité très élevée.Trop la honte,ce blouson.(Ce blouson est ridicule, et dans des proportions considérables.)Trop comment je suis foncedé !(J'ai fumé une quantité déraisonnable de cannabis. Je crains que mon acuité intellectuelle en pâtisse pour la paire d'heures à venir.) Truc-de-ouf : Désigne une chose peu commune, qui dépasse l'entendement.C'est un truc de ouf !(Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !) Zyva : Indique que la demande est pressante.Zyva, fait méfu, sale chacal.(Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais en profiter ton vieil ami qui trépigne d'impatience.) |
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#2
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| Citation:
MDRRRRRRRRRRRRRRRR |
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#3
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C'est ca le petithninouche?
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#4
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| "les lexik des cités" Dix jeunes d'Evry, soutenus par l'association Permis de vivre la ville, ont rédigé un Lexik des cités qui décortique les tripatouillages de la langue dans les cités populaires. Du verlan "classique" (meuf, keuf, etc.) aux emprunts au vieil argot français, à l'arabe ou au tzigane, ils ont recensé et analysé, pendant trois ans, les expressions du "parler caillera (racaille)". Leur travail rejoint celui commencé dès 2000 par Abdelkarim Tengour, un informaticien de 39 ans, passionné par l'écriture, qui a constitué, sur Internet (http://dictionnairedelazone.fr/?index=lexique&let=a), une base de données gratuite, de plus de 1 500 mots. De leurs recherches, il ressort un lexique passionnant. Voici, en une vingtaine de termes enrichis par des exemples, l'essentiel du vocabulaire pour ne pas passer pour un "cave" (vieil argot français repris dans les cités pour désigner une personne dupe). Alcatraz. En référence à la prison, "être Alcatraz" signifie être privé de sortie par ses parents. Bédave. Fumer un joint. Bicrave. Vendre, dealer. La plupart des mots avec une terminaison en "-ave" sont d'origine tzigane. Comme marave (se battre) ou chourave (voler), par exemple. "Je me suis fait griller en flag pendant que je chouravais des carcasses à Rungis", glisse un des héros de Chiens de la casse, le roman de Mouss Benia (Hachette Littératures). Boîte de six. Désigne un fourgon policier avec six hommes à bord. Dans certains cas, on parle de "nuggets" pour désigner des "poulets rangés en boîte". Le vocabulaire pour les policiers est parmi les plus riches, dont le plus connu est "keufs" : "Il s'est fait pécho par les keufs et est parti en GAV (garde à vue)." Bolos. Un terme relativement récent pour désigner une victime (proche de "bouffon"). Les termes peuvent ainsi émerger dans un quartier, passer du 9-3 au 9-1 puis disparaître subitement. "C'est le téléphone arabe - puis sénégalais, marocain, français...", rigole Cédric Nagau. Bouillave. Faire l'amour. Carotte. De "carotter" quelque chose, signifie se faire arnaquer. Mais le verbe n'est pas conjugué (sauf à être ridicule) : "Il s'est fait carotte son sac." Cash. Directement, franchement Coup de pression. "Mettre un CP" signifie intimider quelqu'un. Crevard.Désigne une personne toujours en train de réclamer quelque chose. Daron, daronne. Devenus des classiques pour désigner le père et la mère. Ce terme correspond à du vieil argot français désignant les maîtres. Hagra. Repris de l'arabe, signifie faire des misères. "Quand tu commence a t'en sortir y'a tjrs les rageux (jaloux) qui vienne te faire la hagra", s'indigne ainsi Zenen sur le site lehiphop.com. Se prononce en aspirant le "h" et en roulant le "r". Keuss. Verlan de sac. Représentait à l'origine 1 000 anciens francs avant que l'euro ne bouscule les conversions. Par extension, une cité comme les "3 000" à Aulnay-sous-Bois se présente comme les "3-keuss". Meskine. Désigne un pauvre type. Ce terme, très courant, est d'origine arabe. Mytho.Un menteur ou un mensonge. "Kader il a clamsé pour quoi ? Juste parce qu'un keum (mec) qui se prenait pour l'inspecteur Harry l'a fumé sans le faire exprès. C'est ce qu'ils ont dit les mecs de la BAC. Et puis ils ont aussi parlé d'un "incident regrettable". Ça éponge pas les larmes de la mère ces mitos-là", assène le héros de Cités à comparaître, le roman de Karim Amellal (Stock). Poucave. Une balance, un informateur. "Alors t'as chaud, c'est cramé/Tout le monde sait que t'as balancé/T'oses même plus te balader dans le quartier, t'es grillé, fiché, poucave", chante Mafia K1fry (La Cerise sur le ghetto). Rebeu, Renoi, Babtou. Verlan pour arabe, noir, blanc (toubab). Les couleurs de la peau ne constituent pas des tabous dans les quartiers où les "personnes issues de l'immigration", comme disent les sociologues prudents, sont nombreuses. "Il n'y a pas de politiquement correct comme dans le reste de la société", souligne Marcela Pérez, à l'origine du Lexik. Se taper des barres. Rigoler. Vénere. Verlan d'énerver. Un classique construit comme des dizaines d'autres ("meuf" pour femme, "portenawaque" pour n'importe quoi, etc.). L'invention du verlan s'effectue par inversion des syllabes (métathèse syllabique, en langage châtié) puis en cherchant une sonorité agréable. "On essaye de prendre les mots à l'envers. Mais si la sonorité ne passe pas bien, on la modifie", détaille Alhassane Sarré, un des auteurs du Lexik. Dernière modification par Soumiyaaa ; 19/12/2007 à 11h46. |
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#5
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| Interview: Les auteurs du « Lexik des cités ». Il vous arrive souvent de vous « taper des barres » (avoir un fou rire) entre vous ? Tout le temps.... Et d'« être en chien » (s'ennuyer) ? Non ça arrive rarement... Quels sont les mots d'arabe que vous kiffez le plus ? « Bellek » ou « Hendek », qui veulent dire fais attention. « Wesh » c'est-à-dire salut. Avoir le « seum », c'est avoir la rage. Et surtout « salamalekoum » ! Comment expliquez-vous que « collège » signifie prison ? La prison, ce n'est pas quelque chose de lointain. On connaît du monde qui a fait de la garde à vue... « Ma kouille » (mon pote), c'est directement issu de la vulgarité française ? Ce n'est pas vulgaire ! C'est comme mer-de. Si on prend le sens premier, c'est dégueu, mais « ma kouille » c'est affectueux dans un usage différent. Un mot comme « cuisse » pour dire fille, seuls les garçons l'utilisent ? Entre filles, on ne dira jamais « cuisse ». C'est vrai que les gars passent leur temps à se la raconter par rapport aux filles. Nous, on n'a pas le temps de parler d'eux ! « Daron » (père) vient du vieux français... On a découvert des étymologies parfois impressionnantes pour nous. « Daron », c'est le mélange de baron et de dam, qui signifiait roi ou reine, et nous, on l'utilise pour parler de nos parents... Quels sont vos mots préférés dans ce lexique ? « Foyi » ,venu du Mali, qui veut dire rien. « Frère » ,car entre nous, on a de l'amour comme pour un frère... D'après votre ouvrage, « gueut » est dérivé de tag... Oui, on a fait des recherches étymologiques : tag a donné « gueuta » en verlan, puis « gueut ». On trouve aussi des mots comme « sale » pour génial. C'est du français détourné ? C'est un glissement de sens : un mot peut vouloir dire son contraire. On crypte le langage. Quels lecteurs visez-vous ? Nos potes, nos parents, nos profs et ceux qui ne connaissent pas la banlieue. On veut leur dire : regardez, on n'est pas si vulgaire que ça. Il y a de l'humour et de l'histoire dans ce langage. Vous voulez devenir une référence... Absolument pas. On ne représente que nous. C'est un travail de trois ans, authentique, fait sur la banlieue par des jeunes de banlieue. 20 Minutes.fr |
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Tres bien cousine |
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| Je peux te payer en kalb el louz ? (tu aura ton propre poids !!)
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| Non même si c'est khatar j'en veux pas ça fait gonfler |
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#10
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| Mais c'est trop bon, et bon faut juste pas tp en manger, a consommer avec moderation, de plus je suis persuade que tu pourrais te "remplumer"
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