| |||||||
![]() |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| ||||
| ||||
| Jamel Debbouze, 28 ans, acteur. Refuse les rôles de comique beur et de bouffon communautaire, et s'aventure sur un terrain plus politique. Il ouvre les vannes Un pli provisoire plus qu'un parti pris définitif. Jamel Debbouze fronce les sourcils. Il s'irrite plus facilement. C'est manifeste. Il n'a pas renoncé à ses vannes «perforatives» gratuites. Son génie de l'improvisation et sa puissance poético-sémantique subsistent. Mais son humeur, donc son humour, a basculé. Imperceptiblement. Comme un étrange contrepoint à son irrésistible ascension, du chroniqueur hystérique de Radio Nova et Canal + à l'infirmier de H et à l'architecte d'Astérix. Certes, il surjoue l'angoissant retour sur scène après trois ans d'absence. Mais cette volonté de reconquête d'une street credibility n'explique pas seulement sa fébrilité. Il y a visiblement autre chose. Son intranquillité foncière d'insomniaque speedé semble se muer en intranquillité tout court. Sa volonté d'ouvrir les vannes à la politique et à la gravité l'atteste. Ses gimmicks célèbres, «bonjour mesdames et mesdames» ou «shnowmigeness» pour show business, disparaissent au profit de formules socio-coluchiennes : «Quand on n'a aucune chance, il faut la saisir.» Ou «l'ascenseur social est resté bloqué au sous-sol et ça pue la pisse». Qu'est-ce qui a changé ? Jamel, sûrement. Il a quitté Trappes (93). Sans mauvaise conscience apparente ni sensation d'infidélité. Sa famille y vit encore, dans un pavillon payé par lui. Il y retourne souvent. Depuis sept mois, il habite ****. Loft poutres apparentes. Home cinema et Playstation pour tout le monde. Quinze amis d'enfance à demeure. Lescure qui passe de temps en temps. Et, chaque jour, «plein de nouveaux cousins» (rictus amusé). «Toute ma vie, j'ai voulu vivre comme ça, dit-il, dans un loft où on peut mettre plein de gens. Les clés de chez moi, je ne sais pas où elles sont. Je suis à une minute à pied du Flore. C'est vrai que Saint-Germain, c'est un quartier de jeunes... surtout dans les années 30 ! Mais je kiffe cet endroit.» Jamel a peut-être changé, mais sûrement moins que l'atmosphère qu'il chronique. Un «petit truc ambiant» post-11 septembre qui l'énerve singulièrement. «Les Arabes n'ont pas la cote en ce moment, répète-t-il pendant l'entretien au "Ste-co" (l'hôtel Costes), c'est le moins qu'on puisse dire. On en fait des tonnes sur nous. Dans un reportage sur deux, on roule le r sur le mot arrrabe. Ce n'est pas justifié. On confond musulman, intégriste et islam. C'est de la propagande. Du bourrage de crâne.» Etrange et anormal, par exemple, qu'on mentionne sans arrêt son statut d'acteur français le mieux payé (2,12 millions d'euros en 2002, 1,5 million d'euros par film). «Pourquoi ne demande-t-on pas la même chose à Vincent Cassel ?» Il est sincèrement fier «de faire de l'oseille». Il en fait largement profiter, il ne se gêne pas pour le montrer. N'était cette étrange impression qu'il n'est pas «tout à fait normal en France qu'un rebeu, ou un Camerounais, d'ailleurs, fasse autant de pognon». Il vient de lancer une ligne de Reebok siglées Jamel Debbouze. Les bénéfices sont reversés à l'Heure joyeuse, une association caritative marocaine. Il vante ses amitiés récentes. De Jean-Pierre Bacri, quasi-père professionnel qui lui a fait découvrir le Misanthrope, à Mohammed VI, le roi du Maroc, un type «très drôle, même si, d'accord, ça se voit pas tout de suite». Le name-dropping s'arrête là. La vibrionnante mascotte qui proposait à Adriana Karembeu de lui «manger la culotte» n'hésite donc plus à l'ouvrir. Porte-tchatche implicite et exemplaire des lascars, il se gardait jusque-là d'éditorialiser. Mais, devenu la «perle sociologique dotée d'un immense pouvoir entre les mains» qu'avait décelée en lui Jacques Massadian, son ancien agent et découvreur, il hausse le ton sur un mode explicit lyrics qu'on ne lui connaissait pas. Il dit appartenir à la «génération des pas d'accord». Par opposition à celle de ses parents, aujourd'hui retraités, qui «courbaient l'échine» : agent d'entretien à la Comatec pour 3 800 francs et femme de ménage chez Bouygues. Désormais, il refuse violemment le rôle de bouffon communautaire comme celui de beur comique patrimonial à la Smaïn. Son fatum de mégastar forcément dorlotée par le tout-politique le rattrape pourtant. Sarkozy rêve de l'inviter à dîner. L'entourage de Chevènement l'a approché avant la présidentielle. Il apprécie Jean-Louis Borloo, le ministre de la Ville («un mec bien»). Même Jean-Marie Le Pen l'apprécie. L'improbable rencontre avec le leader populiste s'est déroulée en 2001 à Orly. Dans la cohue, Jamel aperçoit un membre de son entourage. C'est Samuel Maréchal, le gendre, qui s'approche. «Il m'a dit : "M. Le Pen aime beaucoup ce que vous faites !" Je lui ai répondu : "Eh bien, dites-lui que je déteste ce qu'il fait !"» Les clins d'oeil politiques intéressés l'agacent. Et l'attirent. Il voudrait être influent. Défendre «les mecs des quartiers». Son complice et auteur Kader Aoun, de Bobigny, diplômé de Sciences-Po et plume de Canal +, pousse dans ce sens. Celui-ci théorise ce que celui-là improvise lors d'infernales joutes nocturnes et téléphoniques. Aoun : «Quand tu côtoies les keufs depuis l'âge de 8 ans, que tu pointes quatre fois plus au chômage ou que tu croises la condescendance intéressée de SOS Racisme, tu ne peux être que naturellement politique.» Debbouze : «Le problème principal des mecs des quartiers, c'est d'abord... le quartier. Arrêtons de les traiter comme des ####s, ils arrêteront de se comporter comme des ####s !» La tentation éditorialisante de Jamel est évidemment risquée. Pas seulement artistiquement. Lorsqu'il lance «T'es le meilleur !» à Dieudonné après un sketch douteux sur Israël chez Fogiel, il ne mesure pas tout de suite l'enjeu. Il rectifie plus tard. «Son sketch était nul et déplacé. On a besoin de tout, sauf de jeter de l'huile sur le feu.» D'un côté, Jamel se radicalise absolument. De l'autre, il poursuit son processus de notabilisation show-biz. D'un côté, il s'affirme politiquement. De l'autre, il vise «Bourvil dans le Cercle rouge ou Coluche dans Tchao Pantin» (Massadian). La synthèse impossible «venère»-vénéré se trouve peut-être dans l'expression stand up. Stand up comme rester debout, vigilant. Stand up comedy, du nom des prêches-marathons d'Eddie Murphy. Stand up for your rights, aussi. La mutation trouve en partie sa source le 21 avril 2002 : «J'ai vu ma mère pleurer devant la télé en pliant ses chemises. Elle murmurait "c'est fini, c'est fini", comme si on devait immédiatement rentrer au pays !» Le 1er janvier 2000 également, lorsqu'il se fait plaquer au sol brutalement par des policiers à la sortie d'un concert à Bercy. Heureusement, Jamel est trop malin pour faire de ce désir politique innervant un fonds de commerce dégoulinant à la Bedos. Mais le risque plane. Donner des gages de civilité moralisante pour espérer contrer le «climat antiarabe». Quand des lascars perturbent son spectacle, il charrie jaune : «C'est toujours pareil, trois mecs qui foutent le bordel et ça rejaillit sur toute la communauté !» Dans le précédent, moins grave, plus drôle : «Sous prétexte que je suis rebeu, y en a toujours un qui veut garer sa 405 sur scène !» Entre-temps, quelque chose s'est durci. Emmanuel Poncet - Libération France |
|
#2
| |||
| |||
|
"Il a quitté Trappes (93). Sans mauvaise conscience ." Trappes c'est dans le 78! Hier mon pote m' a aussi dit qu'il y avait des algeriens qui se moquait de lui en lui sabottant son spectacle , je trouve cela abuser de leur part. Le commentaire est à la hauteur de la pensée Française...(beur humoriste de salon) |
|
#3
| |||
| |||
|
faut le faire ... lâcher 30 euros pour aller voir un gars dont tu sabotes le spectacle ... yen a qu'ont vraiment rien à faire .... |
|
#4
| ||||
| ||||
| Citation:
Citation:
Bref monsieur le journaliste est bien sympas mais divulguer des infos com' son adr perso franchement je trouve ça... A VOMIR. kesskon s'en tape où il habite !! Il aimerait bien lui kon mette son adr dans un canard tiré à plus de 250 000 exemplaires??!!! hiwa toz |
|
#5
| ||||
| ||||
| Citation:
__________________ Elli gal le3ssida barda, idi iddou fiha! :rolleyes: |
|
#6
| ||||
| ||||
|
Dans un entretien accordé au journal Le parisien, Jamel Debbouze en scène pour plusieurs semaines avec son nouveau one-man-show, dans differentes salles parisiennes a déclaré que le sketch de Dieudonné sur France 3 était excessif et qu'il n'était pas drôle. Il a ajouté que si il avait applaudi à la fin du sketch en disant que Dieudonné était le meileur, c'était surtout à propos du spectacle de Dieudo et non pour supporter le sketch du franco-camerounais Dieudonné M'bala M'bala. Dans ce même entretien, Jamel affirme qu'il n'est pas du tout antisémite comme certains ont tenté de l'en accuser. Dans les quartiers, antisémitisme est une marque d'insecticide a t'il ajouter. Dieudo a t'il encore des amis dans le show-biz ? En tous cas, on ne risque pas de le voir passer à la TV de si tôt. Extrait de l'entretien accordé au parisien : Vous étiez sur le plateau de Marc-Olivier Fogiel au moment du dérapage de Dieudonné*... Qu'avez-vous pensé à ce moment-là ? Le sketch n'était pas drôle et il a été plus que maladroit. Je sais qu'on m'a taxé d'antisémitisme parce que j'ai applaudi Dieudonné et dit que c'était le meilleur. Mais je faisais référence à son spectacle « le Divorce de Patrick », pas au sketch. Dans mon quartier, les cinq continents étaient représentés et toutes les religions se côtoyaient. Si vous demandez à des gars des cités ce que c'est que l'antisémitisme, ils vont répondre que c'est un truc pour tuer les insectes |
|
#7
| ||||
| ||||
| Citation:
|
|
#8
| |||
| |||
|
Si c'est la liberté de la presse une presse mensongère qui aime a détruire l'image des gens en un seul article! la verité sniper ont raison La France est une GARCE |
|
#9
| ||||
| ||||
|
Ma puce tu sais bien que dans ce pays un Arabe qui réussi ça fait #### :-( Alors forcément on lui fou la #### ... C'est comme quand les médias parlent des Arabes ou vont filmer dans les cités ils montrent toujours ceux qui s'en sortent pas et jamais ceux qui réussissent et qui pourraient donner un bon exemple à la nouvelle génération ... |
|
#10
| ||||
| ||||
| Citation:
C'est ce qu'ils veulent ... |