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Vieux 30/01/2008, 10h53
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Par défaut Tension entre Alger et l'ONU après les attentats de décembre

LE MONDE | 18.01.08 | 14h03 • Mis à jour le 18.01.08 | 14h03NEW YORK (NATIONS UNIES), ALGER CORRESPONDANTS


Le ton monte entre Alger et l'ONU, qui accuse les autorités algériennes de ne pas avoir protégé ses installations à Alger de manière appropriée. Quarante et une personnes, dont 17 fonctionnaires des Nations unis, ont péri dans les deux attentats-suicides du 11 décembre 2007, contre le Conseil constitutionnel et le siège local de l'ONU à Alger et revendiqués par Al-Qaida au Maghreb. Lundi 14 janvier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé la constitution d'une commission d'enquête internationale. Une initiative ressentie par l'Algérie comme une atteinte à sa respectabilité.


Selon Kemal Dervis, responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le chef de la sécurité de l'ONU en Algérie, Babacar Ndiaye, qui a péri dans l'explosion, avait plusieurs fois demandé "des mesures de sécurité particulières", peu après les attentats d'avril 2007, qui avaient fait 30 morts en Algérie. Le Sénégalais réclamait notamment l'installation de plots de béton, qui auraient pu bloquer le véhicule piégé du 11 décembre. "Le gouvernement (algérien) n'a pas répondu, c'est un fait établi", a affirmé, mercredi, M. Dervis.

Jeudi, le ministre de l'intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a riposté en accusant les dirigeants de l'ONU de jouer les "vierges effarouchées", alors qu'ils savaient que l'ONU était une cible. "Que va apporter cette commission par rapport au travail des autorités algériennes ?, s'est-il interrogé. A-t-elle une baguette magique qui fera sortir les auteurs de ces attentats du maquis ?", a-t-il demandé. Et de poursuivre : "Pourquoi ceux qui parlent de commission indépendante n'ont-ils pas avancé leur solution magique lorsque l'Algérie combattait seule le terrorisme ?"

Le chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem, a pour sa part dénoncé une "mesure unilatérale" de l'ONU. Quant aux partis de la coalition gouvernementale, ils dénoncent unanimement l'"ingérence" des Nations unies. La commission indépendante mise en place par l'ONU est inacceptable aux yeux des officiels algériens, car elle constituerait un précédent. Dans les années 1990, au plus fort des affrontements entre le pouvoir et les islamistes, des appels (formulés notamment par Amnesty International) à une enquête internationale indépendante sur les massacres en Algérie avaient été systématiquement rejetés par Alger.


"PAS CONCERNÉS"


Bien que le secrétaire général de l'ONU "ne soit pas content de la réaction des Algériens", selon un diplomate de l'ONU, il s'efforce de s'assurer de leur coopération avec l'enquête. "Nous ne nous sentons pas concernés", a toutefois prévenu l'ambassadeur adjoint de l'Algérie à l'ONU, selon lequel Alger n'avait "pas reçu de demande formelle visant à améliorer les dispositifs de sécurité" de l'ONU avant les attentats.

Selon la veuve de Babacar Ndiaye, le chef de la sécurité de l'ONU avait pourtant informé sa hiérarchie de la menace constituée par Al-Qaida au Maghreb. M. Ndiaye, d'après sa veuve, "pensait que l'ONU ne réagissait pas à ses mises en garde en partie à cause de pressions du gouvernement algérien", lequel aurait voulu "donner l'impression que la menace terroriste était faible et que les mesures requises avaient été prises".

Quoi qu'il en soit, la commission d'enquête internationale, qui sera formée d'une demi-douzaine d'experts, devrait être rapidement constituée. Elle devra réévaluer la sécurité des personnels non seulement à Alger mais à travers le monde. L'ONU est de plus en plus souvent prise pour cible, "parce qu'elle est vulnérable et attire l'attention des médias", estime un responsable des Nations unies. L'année 2007 a été l'une des plus meurtrières pour l'organisation internationale avec 42 de ses membres tués.

Philippe Bolopion et Samir Akef
Article paru dans l'édition du 19.01.08.
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  #2  
Vieux 30/01/2008, 11h49
Avatar de petitbijou
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Par défaut Re : Tension entre Alger et l'ONU après les attentats de décembre

Citation:
Le ton monte entre Alger et l'ONU, qui accuse les autorités algériennes de ne pas avoir protégé ses installations à Alger de manière appropriée. Quarante et une personnes, dont 17 fonctionnaires des Nations unis, ont péri dans les deux attentats-suicides du 11 décembre 2007, contre le Conseil constitutionnel et le siège local de l'ONU à Alger et revendiqués par Al-Qaida au Maghreb. Lundi 14 janvier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé la constitution d'une commission d'enquête internationale. Une initiative ressentie par l'Algérie comme une atteinte à sa respectabilité.
pourtant dans certaines articles on disait que c t le quartier le mieux protegé de la capitale du fait de la présence de plusieurs administrations étrangères et aussi du fait que certains ressortissants y habitent et des gens de haut rang aussi..

ce qui me chagrine c qu on ne parle que d fonctionnaires du bureau de l ONU qui ont péri ( Paix à leur ame), qu en est il de c civiles?? ne sont ils pas des etres humains eux aussi?!!

dire que l ONU a pour rôle les droits de l Homme quelque part, toutes c victimes n avaient pas elles toutes le droit de vivre en tant que tel abstraction faite de leur ran ou appartenance ethnique ou sociale?!!

quelle connerie !
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Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse.
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  #3  
Vieux 30/01/2008, 12h02
Bladinaute averti
 
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Par défaut Re : Tension entre Alger et l'ONU après les attentats de décembre

Je pense franchement qu'il n'y a pas de parade particulière à l'attaque kamikaze...Tous les dispositifs technologiques, humains, matériels...ne sont en rien efficaces. Ce qui dépasse les services de sécurité du bled, c'est justement ce mode opératoire kamikaze, quasi-absent lors de la vague rouge des années 1990. La police, l'armée sont confrontés à un noyau dur d'activistes, très endoctrinés. N'ignorant pas que la guerre frontale avec le pouvoir ne mène nulle part, le GSPC, récemment repatisé "Al-Quaïda au Maghreb", gagne du terrain sur la scène médiatique. Le but affiché est d'isoler le pays et de tenter de faire rappatrier les investisseurs et plus génralement la présence étrangère.
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