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#1
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Depuis 1986, Michel Montignac, ex-obèse, a multiplié les publications. Dernière en date, un livre sur les causes et solutions de l'obésité des enfants. En point de mire, l'excès de protéines. De lait de vache principalement. Comment peut-on décrire la méthode Montignac adaptée aux enfants, qui fait l'objet de votre dernier ouvrage intitulé «Prévenir et combattre l'obésité chez l'enfant avec la méthode Montignac» (1)? Dans mon livre, j'insiste surtout sur le rôle dans l'obésité de l'excès de protéines et des aliments glucidiques à index glycémique élevé (NdlR : aliments qui, ingérés seuls, entraînent une augmentation importante de la glycémie, taux de sucre dans le sang). Cette méthode se différencie de mes publications précédentes, surtout en ce qui concerne les protéines. C'est un premier problème soulevé dans mon livre. Autant pour les adultes on trouve dans ma méthode une certaine liberté pour les protéines, il n'en va pas de même pour les enfants. J'ai une certaine restriction pour les protéines. Il y a quand même pas mal d'études qui mettent en question l'excès de protéines dans l'obésité des enfants, dont l'excès de protéines de lait. Ensuite, on s'aperçoit que dans la plupart des aliments fabriqués pour les enfants, on retrouve des aliments à index glycémique élevé, soit du sucre, soit du sirop de glucose, soit des amidons modifiés, mais aussi énormément de protéines de lait qui viennent s'ajouter à une alimentation diversifiée pléthorique. Chez les petits enfants, on a 4 à 5 fois plus de protéines que nécessaire. Dans votre ouvrage, les protéines de lait de vache en prennent pour leur grade... Je suis contre l'excès de protéines de lait, sans être contre le lait. Mme Rolland Cachera a montré que l'excès de protéines entre l'âge de la diversification alimentaire et l'âge de 6 ans, âge du rebond d'adiposité, entraînait une hyperplasie du tissu adipeux. Au Canada, lors de la diversification alimentaire, on donne aux nourrissons du lait de vache, ce qui est très dangereux. Mais en France et en Belgique, on utilise des laits de transition dont la teneur en protéines a été adaptée. On n'insiste pas suffisamment sur le fait de continuer à donner du lait de transition ou de croissance, équilibré différemment, c'est-à-dire moins riche en protéines et enrichi en acides gras essentiels, jusqu'au moins 2 ans. Les mères reçoivent trop peu d'informations sur le sevrage après allaitement maternel et sur la diversification alimentaire. Or, on s'aperçoit qu'en France, 1 enfant sur 2 autour de 1 an est nourri avec du lait ordinaire, ce qui est quand même dangereux. Comment expliquer le rôle de ces protéines de lait dans l'obésité de l'enfant? Les études ne sont pas assez complètes dans le domaine. Il semblerait que le lactosérum contienne des protéines qui influencent la production d'insuline. Mais le mécanisme exact n'est pas connu... Dans ma thèse, j'ai développé cette idée en reprenant les travaux de Mme Rolland Cachera sur la consommation excessive de protéines, ainsi que d'autres études sur l'influence des protéines de lait de vache sur la production d'insuline. C'est une option que je prends en disant que les protéines de lait entraînent un hyperinsulinisme, surtout lorsqu'elles sont mélangées à des glucides à index glycémique élevé. C'est effectivement une hypothèse, basée sur des informations actuelles. Nous n'avons en effet pas de preuves, mais cela se confirmera vraisemblablement dans l'avenir. Pourtant, les menus proposés dans votre livre sont assez hyperprotéinés. Ils sont normalement riches en protéines. C'est beaucoup moins grave au-delà de 6 ans, au-delà de l'âge du rebond d'adiposité, parce que le capital de cellules graisseuses est constitué à cet âge-là. Votre méthode a-t-elle été testée sur les enfants et les adolescents? Non, elle n'a pas été scientifiquement testée. Aucune étude n'a été faite, à part des gens autour de moi à qui j'ai fait des recommandations et qui ont eu, pour certains, des résultats. Comment réagissent le corps médical et les spécialistes? J'ai l'habitude de me faire critiquer par les spécialistes de la nutrition. Ils disent que la production excessive d'insuline est la conséquence de l'obésité, moi je dis que c'en est la cause. Dans le discours des spécialistes contre les lipides, les gens ont bien compris qu'ils devaient diminuer leur consommation de graisses. Mais pour compenser, ils ont augmenté la consommation de glucides en choisissant des aliments raffinés, sans prêter aucune attention à l'influence de ces aliments sur la glycémie et l'insulinémie. Ces recommandations auraient alors davantage contribué au développement de l'obésité qu'à l'inverse. Aujourd'hui, dans le cursus médical, l'index glycémique n'est toujours pas enseigné. On le travaille en nutrition, mais les médecins ne le connaissent pas. L'apport en graisses est-il limité dans votre méthode? Il l'est surtout chez les adultes. Chez les enfants, ce n'est pas pareil. C'est moins la quantité de graisses qui compte que leur nature. Elles restent normalement présentes dans le message. Pourtant, dans vos menus, on trouve du beurre, de la charcuterie, du fromage et de l'huile d'olive. Attachez-vous vraiment de l'importance à la qualité des graisses? Je trouve que le beurre est un aliment extraordinaire pour les enfants. Et je fais bien sûr l'éloge de l'huile d'olive. L'obésité de l'enfant touche les milieux socio-économiques les plus modestes. Pensez-vous que votre méthode et votre livre soient accessibles à cette population? Non, je pense que c'est difficilement accessible au grand public. Plus on descend dans l'échelle sociale, plus c'est difficile. C'est ce que nous appelons chez nous la France d'en bas... Plus les gens sont pauvres, plus ils sont obèses, diabétiques etc. Une femme de ménage ne comprendra rien à mon bouquin après dix pages. Mais les modes commencent toujours par le haut... alors, il faut commencer par le haut, par l'élite. Dans l'obésité, les choses sont plus compliquées que le message simpliste de l'excès calorique. On aborde ici la nature des aliments. Les féculents sont à nouveau présents dans les menus. Le «régime dissocié de Montignac», c'est fini? Oui, la méthode Montignac a bien changé depuis le premier livre. Mais les gens retiennent toujours l'image du départ. Il faut dire que j'ai commencé tout seul, sans médecin ni équipe scientifique, sur base de mon expérience personnelle. Ensuite, je me suis fait entourer d'une équipe. Je reste d'ailleurs dans l'esprit de beaucoup comme le businessman qui veut faire du fric. Mais actuellement, je dépense beaucoup d'argent en recherche. 1) Prévenir et combattre l'obésité chez l'enfant avec la méthode Montignac, Michel Montignac, Ed. Flammarion, sept. 2003 VÉRONIQUE MAINDIAUX 06/01/2004 La Libre Belgique |
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#2
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Soyons critiques. La méthode Montignac repose plus sur des hypothèses que sur une démarche scientifiquement mise au point. Dans son dernier ouvrage, Michel Montignac fait davantage le procès de l'origine de l'obésité infantile que la proposition de réelles solutions pour ces enfants qui souffrent. Sa méthode repose plus sur des hypothèses que sur une démarche scientifiquement mise au point. L'auteur reprend les conclusions d'études sérieuses et en fait la base de sa méthode. L'idée semble intéressante mais manque cruellement de recul. D'autant plus que certaines positions catégoriques risquent de ne pas être sans conséquences sur le développement et la croissance des enfants. C'est ainsi que, dans sa critique envers les protéines laitières, il propose de remplacer partiellement le lait de vache par du lait d'amandes ou du lait de soja. Mais leur équilibre nutritionnel n'a rien à voir (minéraux, qualité des protéines, vitamines), il s'agit d'ailleurs davantage de «jus» de graines que de «lait» dans le sens biologique du terme. De plus, les repas proposés sont très riches en fibres alimentaires, voire trop pour de jeunes enfants: pain complet, céréales brutes non raffinées, légumes secs, fruits et légumes... L'intérêt est certainement de ralentir la vitesse de digestion et, par ce fait, de mieux rassasier et contrôler la glycémie et la production d'insuline. Mais, on ne peut conseiller le même mode alimentaire à 5 ans qu'à 15 ans. La tolérance digestive pour ce type d'aliments s'acquiert progressivement. Choix des graisses Après l'âge de 2 ans, Michel Montignac propose le beurre et l'huile d'olive comme corps gras. Certes, ces aliments possèdent des vertus nutritionnelles, mais ils sont de piètres sources de ces fameux acides gras essentiels, d'autant plus indispensables en période de croissance, que l'on trouve dans d'autres huiles. Mais plus grave encore, lors de la diversification alimentaire, il demande de ne pas ajouter de matière grasse aux préparations de légumes. Pourtant, les besoins énergétiques des tout petits doivent être couverts à 50 pc par les graisses, et pas n'importe lesquelles. Le lait maternel contient ces graisses de qualité en quantité suffisante. Lorsque le lait commence à être partiellement remplacé par d'autres aliments, l'apport en lipides doit absolument être maintenu pour éviter tout déséquilibre vers les protéines. Dans l'alimentation de nos bambins, en pleine phase de construction, on ne peut pas jouer à l'apprenti sorcier... Diabolisation Michel Montignac adore critiquer les méthodes d'amaigrissement où il y a restriction alimentaire, et particulièrement les régimes hypocaloriques. Mais finalement, au fur et à mesure de la lecture de son livre, on se rend compte que de nombreux aliments sont interdits dans sa méthode. Il aime parler de «mauvais glucides» ou «d'alimentation perverse». Seront donc interdits aux enfants: les céréales petit-déjeuner industrielles, les farines de blé raffinées, les pommes de terre surtout les frites et la purée, le maïs, le riz blanc, les nouilles, le sucre, l'amidon, le lait, les viennoiseries, les pizzas, les quiches... La critique est aisée... Il faut cependant reconnaître qu'à l'instar du monde actuel de la nutrition, Michel Montignac prône l'allaitement maternel, la consommation d'aliments riches en fibres, la préférence pour les aliments à index glycémique bas ou modéré... Mais lui qui dit se faire «flinguer» par les autres, très sincèrement, il n'arrête pas de «flinguer» les spécialistes de la nutrition... Il est tellement facile de critiquer ce qui existe! C'est peut-être ça le secret de sa réussite... Véronique Maindiaux, diététicienne 06/01/2004 La Libre Belgique |
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#3
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PETIT DÉJEUNER Muesli sans sucre avec lait de soja ou d'amande; ou du pain complet avec du beurre et de la confiture sans sucre ajouté. À 10 HEURES Des sablés préparés maison avec de la farine intégrale; ou du chocolat noir à 70 pc de cacao. LE REPAS DE MIDI Une entrée à base de crudités ou de charcuteries; un plat comportant de la viande, du poisson ou des oeufs avec des légumes verts ou des légumes secs (lentilles, pois chiches, flageolets); un dessert à base de fruits ou un laitage frais non sucré. LE GOÛTER Des fruits avec des amandes, noix ou noisettes; et/ou du pain intégral beurré avec du chocolat à 70 pc de cacao. LE REPAS DU SOIR Soit une soupe de légumes avec du gruyère et des vermicelles; soit un plat de pâtes al dente avec huile d'olive et parmesan; soit un plat de riz basmati avec sauce tomate; soit un plat de lentilles vertes avec huile d'olive; et comme dessert, un fruit ou une compote. DES EXEMPLES DE REPAS COMPLET? Foie de morue, côte d'agneau, flageolets, laitage; sardines à l'huile, steak haché, brocolis, compote; betterave rouge, truite, chou-fleur, laitage; salade, foie de veau, purée de céleri, compote; rillettes, omelette aux champignons, salade verte, laitage. 06/01/2004 La Libre Belgique |
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#4
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Il y a des points importants. 1- montignac ne fait pas de recherche scientifique lui même. 2- Quand il arrive à des conclusions, ils les donne sous forme de livres qu'il vend. Qui dis vendre, dit argent. Si son but originel etait de perdre des "livres", maintenant son but c'est de grossir son compte en banque. Il y a telement de nouvelle decouverte qui se font chaque année, mais lui trouve le moyens de choisr celle qui créerait le plus de contreverse, qui est un gage de publicité gratuite. Pour moi c'est un vendeur de salade comme un autre, surtout depuis qu'il vend des pains, les produits congelés portont son nom. |
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#5
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C'est pas juste l'enfant qui maigrira. La personne qui preparera tout ca va fondre comme neige au soleil aussi. C'est pas du gateau, preparer tout ça. Bon appetit mon coeur. :-) |
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#6
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oui wadi y a du pour et du contre c'est pour ça que j'ai mis plusieurs articles, il ne faut pas perdre en vue qu'il y a aussi l'aspect lucratif derrière ses bouquins, c'est certain ! Mais bon, il n'y a pas de mal de s'informer et d'avoir plusieurs sons de cloche ! Mais la mauvaise alimentation des enfants est une responsabilité des parents et l'éducation au niveau alimentaire ne peut pas être anarchique et fait partie aussi de l'éducation de l'enfant ! :-) |
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#7
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On n'est pas tous égaux face au surpoid et à l'obésité, c'est malheureusement vrai mais il n'y a pas de secret. Seules une alimentation variée et l'exercice physique peuvent nous aider à avoir le corps qui nous ressemble et atteindre notre poids de forme. Il faut choisir entre les légumes et la marche à pied et le fromage devant la télé! Pour moi le choix est fait :-P |
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#8
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| Citation:
bisous ma bouboule |