Souad Hosni, une actrice egyptienne




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Vieux 10/01/2004, 13h31
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une actrice egyptienne

[img align=right]http://www.imarabe.org/temp/films/biennale6/img/selection/films/hommage-hosni/souad-index.jpg[/img]Longs métrages


Hassan et Naïma (Hassan wa Naïma),
de Henri Barakat, 1959.

Des Hommes et une femme, (Rigal wa imra’a),
de Helmi Halim,1960.
Rumeur d’amour (Icha‘at houb),
de Fatine Abdel Wahab, 1960.

Les Amours d’une femme (Gharamiyat imra’a),
de Tolba Radwane, 1960.

Argent et femmes (Mal wa nisa’),
de Hassan Imam, 1960.

Aucune entente (Mafich tafahom),
de Atef Salem, 1961.

Les Sept filles (Sabe’ banat),
de Atef Salem, 1961.

Pourquoi est-ce que je vis ? (Limaza a’ich),
de Ibrahim Emara, 1961.


L’Ambassadrice Aziza (al-Safira Aziza),
de Tolba Radwane, 1961.

L’Elixir de vie H3 (H 3),
de Abbas Kamel, 1961.

Une Lumière tamisée (Al-Daw’ al khafet),
de Fatine Abdel Wahab, 1961.

La plus chère à mon cœur (A’az el-habayeb),
de Youssef Maalouf, 1961.

Le Rendez-vous dans la tour (Maw’ed fil-bourg),
de Ezz Eddine Zoulficar, 1962.
Les Trois voyous (Al-achqia’ al-salasa),
de Houssam Eddine Mostapha, 1962.

Le Rameau d’olivier (Ghosn el-zeitoun),
de Sayed Bedeir, 1962.

Combat avec les anges (Sira’ ma’al-mala’ika),
de Hassan Tawfiq,1962.

Rencontre imprévue (Min gheir mi’ad),
de Ahmad Diaa Eddine, 1962.

Le Secret de la fugitive (Sirr al-hariba),
de Houssame Eddine Mostapha, 1963.

La Famille de Zizi (‘A’ilat Zizi),
de Fatine Abdel Wahab, 1963.

Malices de filles (Chaqawet banat),
de Houssam Eddine Mostapha, 1963.

La Petite magicienne (Al-Sahira al-saghira),
de Niazi Mostapha, 1963.

Le Crime hilare (Al-jarima al-dahiqa),
de Nagdi Hafez, 1963.

Le Marié arrive demain (Al-’ariss yasel ghadân),
de Niazi Mostapha, 1963.
La Voie sans issue (Al-tariq),
de Houssam Eddine Mostapha, 1964.

Le Jeu de l’amour et du mariage (Lou’bat al-houb wal-gawaz),
de Niazi Mostapha, 1964.

Les Trois célibataires (al-’ouzab al thalatha),
de Mahmoud Farid, 1964.

Les Deux adolescents (al-mourahiqân),
de Seif Eddine Chawkat, 1964.

Premier amour (Awal houb),
de Abdel Rahmân Cherif, 1964.

Histoire d’un mariage (Hikayat gawaz),
de Hassan al-Seifi, 1964.

Réservé aux hommes (Lil rigal faqat),
de Mahmoud Zoulficar, 1965.

Les Trois l’aiment (al-Thalatha youhibounaha),
de Mahmoud Zoulficar, 1965.

Les Trois aventuriers (al-Moughamiroun al-thalatha),
de Houssam Eddine Mostapha, 1965.

Trop jeune pour aimer (Saghira ’al-houb),
de Niazi Mostapha, 1966.

Fares bani Hamdân (Fares Bani Hamdân),
de Niazi Mostapha, 1966.

Les enfants terribles (Chaqawet riggala),
de Houssam Eddine Mostapha, 1966.

Nuit de noces (Laylat zafaf),
d’Henri Barakat, 1966.

Monsieur l’ambassadeur (Ganab al-safir),
de Niazi Mostapha, 1966.

Larmes d’amoureux (Mabka al-ouchaq),
de Hassan al-Saïfi, 1966.

Le Caire 30 (al-Qahira 30),
de Salah Abou Seif, 1966.

L’Appartement des étudiants (Chaqat al-talaba),
de Tolba Radwane, 1967.

La Deuxième rencontre (al-liqa’ al-sâni),
de Hassan al-Saïfi, 1967.

Les Jeunes fous (Chabab magnoun giddân),
de Niazi Mostapha.
La Seconde épouse (al-Zawga al-saniya),
de Salah Abou Seif, 1967.

Histoire de trois filles (Hikayat tlat banat),
de Mahmoud Zoulficar, 1968.

Eve et le gorille (Hawa’ wal-qird),
de Niazi Mostapha, 1968.

Belle et futée (Hilwa wa chaqiya),
de Issa Karama, 1968.

Papa veut qu’il en soit ainsi (Baba ’ayez kida),
de Niazi Mostapha, 1968.
Madame le proviseur (Al-sitt al-nazra),
de Ahmad Diaa Eddine, 1968.

Mariage moderne (Zawag ’ala altariqa al-haditha),
de Salah Karim, 1968.

L’Elève et le professeur (al-Tilmiza wal-ustaz),
de Ahmad Diaa Eddine, 1968.

Les Feux de l’amour (Nar al-houb),
de Farouk Agrama, 1968.

Nadia (Nadia),
d’Ahmad Badrakhan, 1969.
Un peu de souffrance (Chay’on min al-’azab),
de Salah Abou-Seif, 1969.

La Fille du music-hall (Fatat al-isti’rad),
de Mahmoud Zoulficar, 1969.

Une Vie de privations (Bi’r al-hirmân),
de Kamal al-Cheikh, 1969.

L’Amour perdu (al-Houb al-daye’),
de Henri Barakat, 1970.

Crépuscule et aurore (Ghourb wa chourouq),
de Kamal al-Cheikh,1970.

Ma femme et le chien (Zawgati wal-kalb),
de Saïd Marzouk, 1971.

Le Choix (al-Ikhtiyar),
de Youssef Chahine, 1971.
Les Gens et le Nil (al-Nass wal-Nil),
de Youssef Chahine, 1972.

La Peur (al-Khawf),
de Saïd Marzouq, 1972.Méfie-toi de Zouzou (Khalli balak min Zouzou),
de Hassan al-Imâm, 1972.
L’Amour passé (al-Houb allazi kan),
de Ali Badrakhan, 1973.

Etrangers (Ghouraba’),
de Saad Arafa, 1973.

Où est ma raison ? (Ayna ’aqli),
de ’Atef Salem, 1974.

La Princesse de mon amour (Amirat houbbi ana),
de Hassan al-Imâm, 1975.

Sur qui tire-t-on ? (Ala man noutleq al-rassas),
de Kamal al-Cheikh,1975.

Al-Karnak (al-Karnak),
de Ali Badrakhan, 1976.

Chafiqa et Mitwalli (Chafiqa wa Mitwalli),
de Ali Badrakhan, 1976.

La Sauvage (al-Moutawahicha),
de Samir Seif, 1981.

Qadisiya (al-Qadisiya),
de Salah Abou-Seif, 1980.

Les Gens de la haute (Ahl al-qimma),
de Ali Badrakhan, 1980.

Le Suspect (al-Machbouh),
de Samir Seif, 1981.

Rendez-vous à dîner (Maw’ed ’ala al-’acha),
de Mohamad Khan, 1982.

Un Inconnu dans ma maison (Gharib fi bayti),
de Samir Seif, 1982.

L’amour en prison (Houb fi zînzana),
de Mohamad Fadel, 1983.

L’Oiseau d’Orient (’ousfour al-charq),
de Youssef Francis, 1986.

La Faim (Al-Gu’),
de Ali Badrakhan, 1986.

Troisième classe (al-Daraga al-talta),
de Cherif Arafa, 1988.

Le Berger et les femmes (al-Ra’i wal nissa’),
de Ali Badrakhan, 1991.



Courts métrages


Les Filles et l’été (al-Banat wal sayf),
de Fatine Abdel Wahab, 1960. L’un des 3 volets d’un long métrage.

Ce qui est pris par la force… (Ma you’khaz bil-qouwa),
vidéo-clip, sur le thème de la Guerre des Six jours. Réalisé par Hussein Kamal en 1973. Poème écrit par Salah Jahine. Musique de Sayed Mekkawi.
Bonjour, Majesté (Sabah el-kheir ya mawlati),
vidéo-clip à l’occasion de la fête des mères. Poème de Salah Jahine, musique de Kamal al-Tawil.

Qui sont-ils ? (Dola mîn ?),
Vidéo-clip sur le thème de la Guerre des six jours. Réalisé par Mahdi Qamati, poème d’Ahmad Fouad Negm.



Série télévisée


Elle et lui (Huwa wa hiyya),
de Yehya al-Alami, 1985. Avec Ahmad Zaki. Dix épisodes, écrits par Sana’ al-Bissi. Scénario, dialogues et chansons écrits par Salah Jahine. Musique composée par Kamal al-Tawil et Ammar Cha’ar.

[i]imarab[/b]
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Vieux 10/01/2004, 13h31
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une actrice egyptienne

et vous savez qu'elle était la demi soeur de NAJAT ESSA3IRA la chanteuse
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Vieux 10/01/2004, 13h33
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une actrice egyptienne????

[img align=right]http://www.imarabe.org/temp/films/biennale6/img/selection/films/hommage-hosni/souad-filmo.jpg[/img]Souad Hosni, une étoile-née
par Ali Abou Chadi, critique et Président du CNC égyptien

Personne n’imaginait que cette jeune fille de quinze ans, que le poète Abdel Rahman al-Khamissi avait présenté au réalisateur Henri Barakat pour jouer le rôle de Naïma dans le film Hassan et Naïma, allait devenir tout au long de quatre décennies, la meilleure actrice que l’Egypte ait connue durant la seconde moitié du vingtième siècle.

L’actrice accomplit ce long et prestigieux périple grâce à un extraordinaire talent, une intelligence innée, un sens des responsabilités et une immense soif de connaissance. Sa présence illuminait l’écran : un visage gracieux aux traits fins et réguliers, une silhouette menue, et surtout, des yeux vifs capables d’exprimer tour à tour la noblesse, l’humilité ou le défi. Son regard était un véritable reflet des sentiments qui l’habitaient et allait tout droit au cœur du spectateur, comme l’a dit Mohamad Abdel Wahab en découvrant sa prestation dans Hassan et Naïma, film qu’il a produit avec Henri Barakat. C’est précisément cette richesse intérieure qui l’animera tout au long d’une prodigieuse carrière artistique, débutée comme chanteuse à l’âge de trois ans dans Papa Charo, un programme radiophonique pour enfants.

Ce n’était pourtant pas facile de se faire une place parmi les grandes stars du cinéma égyptien de l’époque : Hind Rostom, Sabah, Chadia, Hoda Sultân, sans compter Tahya Carioka, Samia Gamal, Mariam Fakhr Eddine. La nouvelle venue obtient d’abord un tout petit rôle dans l’une des 3 histoires du film Les Filles et l’été, réalisé par Fatine Abdel Wahab. Cependant, le réalisateur sentant bien qu’il avait affaire à une comédienne douée, lui offre le premier rôle dans son troisième film, comédie légère intitulée Rumeur d’amour, aux côtés d’Omar Sharif, et Youssef Wahbi. Le succès est considérable, grâce notamment à la fraîcheur de la jeune actrice qui a su conquérir le public et les producteurs à la fois. La décennie allant de 1959 à 1969 est donc pour elle une période de grand essor, au cours de laquelle elle se produira dans 56 films.

Il faut dire que le statut d’étoile obligeait les actrices de cette période à ne jamais se départir du rôle dans lequel les avait figées le public. Aussi, le cinéma et les spectateurs avaient accueilli avec enthousiasme Souad Hosni qui leur offrait une image nouvelle de la jeune égyptienne moderne. D’autant plus que cette image coïncidait avec les principes de la Révolution de juillet 1952 : liberté, connaissance, travail, qui correspondaient à la soif de changement dans la société et chez les écrivains et les artistes, aussi bien dans le roman, la nouvelle, la poésie, le théâtre, l’art, la musique qu’au cinéma. Encore que le cinéma était très lent à traduire ces mutations, l’industrie cinématographique étant réticente aux changements ! Néanmoins, l’esprit mercantile des producteurs les poussait à chercher de nouveaux visages et non une nouvelle voie. Souad Hosni a symbolisé ce renouveau, d’autant que la plupart des grandes actrices étaient sur le déclin, soit en raison de leur âge, soit en raison de leur impuissance à incarner les nouveaux modèles imposés par les nouvelles circonstances politiques, sociales, économiques.


La montée d’une star

Souad Hosni cherche dans le travail une manière de se réaliser. Or, de film en film, les producteurs lui font jouer le même rôle et ses films sont plutôt futiles. Pourtant, à y regarder de près, quelques œuvres témoignent du potentiel artistique de la petite fée. Citons, à titre d’exemple, Le Caire 30, tiré du roman de Naguib Mahfouz : Le Nouveau Caire ; La Seconde épouse, de Salah Abou Seif ; La Nuit de noces, d’Henri Barakat ; Nadia, l’unique film qu’elle a tourné avec Ahmed Badrakhan.

Abou Seif s’était rendu compte très tôt du prodigieux talent de la jeune fille débordante de vie. Il l’engage alors pour un rôle important dans Le Caire 30. Souad Hosni brille dans le rôle de Ihsan, elle incarne à merveille ce rôle complexe et difficile et réussit à exprimer, presque par son seul regard, la tristesse et l’humiliation, la frustration et l’échec.

Puis en 1969, deux films, Nadia et Une Vie de privations vont lui permettre de donner la mesure de son talent. Elle y joue deux rôles contradictoires. Dans le premier, elle joue un double rôle : Nadia la romantique et Mouna, sa sœur jumelle, la pragmatique. Dans le second, elle joue le rôle d’une fille dépressive et schizophrène : jeune fille modèle le jour, dévergondée et impudique la nuit.


La période de la maturité

Les années soixante-dix annoncent de profondes mutations dans la société égyptienne. Nasser disparaît, Sadate lui succède et prend le contre-pied de sa politique. Il élimine les partisans de son prédécesseur et s’engage dans la voie de "la paix", commencée par sa visite en Israël mettant ainsi l’Egypte au ban de la nation arabe. La société égyptienne est spoliée suite aux changements radicaux survenus sur les plans économique, politique, social et culturel qui ont eu leurs répercussions sur le plan cinématographique. Ainsi, dès le milieu des années 70, Souad Hosni se produit aux côtés de Nour al-Cherif, dans al-Karnak, réalisé par Ali Badrakhan. Ce film inaugure toute une série d’autres films de la nouvelle période dont les thèmes s’empressent d’enterrer toutes les réalisations de l’époque nassérienne, réduites uniquement à l’omniprésence de la censure. Le plus curieux c’est que Souad Hosni, fille de la Révolution de juillet, accepte de participer à ce film. Cependant, Salah Jahine, véritable père spirituel de l’actrice, a su préserver en elle les valeurs patriotiques.

A la fin des années 60, Souad Hosni fait la connaissance de Ra’fat al-Mihi, qui a joué dans sa vie artistique et spirituelle un rôle parallèle à celui de Salah Jahine. De 1970 à 1975, il lui offre les meilleurs rôles de sa carrière. Leur coopération commence avec le film Aube et crépuscule, dans lequel elle interprète le rôle de la fille du Chef de Sécurité dans la période précédant 1952. Jeune fille enjouée, qui manque d’affection en raison de son éducation stricte, elle choisit l’aventure et les relations sexuelles passagères.

En 1971, elle joue dans Le Choix, de Youssef Chahine. Premier film qui brise le mode narratif et tente une reconstitution plus intellectuelle. Elle y joue un rôle en demi-teintes : épouse d’un intellectuel et maîtresse d’un marin, probablement deux versants du même homme. Elle signe là son deuxième et dernier film avec Chahine.

Au cours de cette période, Souad Hosni devient l’actrice fétiche des jeunes réalisateurs, comme Saïd Marzouk qui tourne avec elle ses deux grands films : Ma femme et le chien (1971) et La Peur (1972). Dans le premier, elle joue son rôle préféré, celui de personnage schizophrène : l’épouse sage et honnête qu’elle est en réalité, la femme enjouée et dévergondée qu’elle représente dans l’imagination de son mari soupçonneux.

Dans l’un des premiers films d’Ali Badrakhan, L’Amour passé (1973), elle joue le rôle de Maha, qui avoue à son mari l’avoir épousé, contrainte et forcée, et qu’elle est toujours amoureuse de Kamal, parti à l’étranger pour terminer ses études. Le personnage complexe interprété par Souad Hosni est inédit au cinéma égyptien. C’est celui d’une femme qui s’expose à l’opprobre collectif et que l’on voit réagir dans les moments de faiblesse, de fierté et de confiance retrouvée. Ce rôle sera repris dans le film Où est ma raison ?, du réalisateur Atef Salem, dans lequel se pose à nouveau le problème de la femme dans la société égyptienne et orientale et sa condamnation par une société hypocrite qui se refuse à lui reconnaître le droit d’avoir une liaison amoureuse avant le mariage. Conséquence : la femme est doublement condamnée si elle ose avouer la vérité. Dans le film, le mari va jusqu’à la pousser au seuil de la folie en lui faisant croire qu’elle est malade psychiquement.

Durant cette période, Souad Hosni choisit ses rôles minutieusement et refuse une quantité d’autres qui ne cadrent plus avec sa personnalité. Elle assume ainsi pleinement les thèses défendues par ses personnages et demande toujours les conseils éclairés de Jahine et d’al-Mihi. Ce dernier lui offre un rôle clé dans son chef d’œuvre intitulé Sur qui tire-t-on ?, l’un des premiers films politiquement engagés du cinéma égyptien dans les années 70. La nouvelle classe sociale au pouvoir y est accusée de corruption et d’enrichissement illégal. Souad Hosni joue le rôle de Tahany qui découvre que son mari, Rouchdi Bey, patron d’une société de construction, est responsable de la mort de son ex-fiancé, qu’il l’avait injustement accusé et envoyé en prison.


Au faîte de la gloire

Grâce à l’engagement progressiste de Jahine, la comédie mélodramatique tournée dans le milieu du cabaret où se mêlent danseuses et femmes de petite vertu, se transforme en un plaidoyer pour le savoir et le travail, synonymes d’émancipation. Souad Hosni y joue le rôle de Zouzou, étudiante à l’université et fille d’une almée. L’actrice brille dans le rôle et remporte là son plus grand succès, au point que son nom demeure longtemps accolé à celui de Zouzou, devenu son surnom populaire auprès du public.

Jahine entoure Souad Hosni de son affection paternelle, remplaçant ainsi le vide laissé par le guide qui a découvert l’actrice, Abdel Rahman al-Khamissi. Les deux hommes partagent la même position en faveur des classes opprimées. Aussi, le deuxième film tourné avec Jahine, intitulé Chafiqa et Metwalli, parle d’une jeune fille, victime de l’injustice sociale dans laquelle est plongée l’Egypte, de l’effondrement économique, de la fracture sociale qui a conduit à la disparition des valeurs et au suicide matériel et spirituel du citoyen égyptien.

Jahine nous transporte au XIXe siècle, au moment du percement du Canal de Suez. Il mêle le mythe à la réalité, relie le passé au présent, le politique au social, l’économique au psychologique, et offre à Souad Hosni l’un de ses meilleurs rôles. Celle-ci réussit à incarner l’oppression avec une profondeur inégalée, exprimant avec beaucoup de délicatesse les moments de peur et d’humiliation.

Depuis Les Gens de la haute (1981) jusqu’à Le Berger et les femmes (1991), se sont succédé dix années d’une gloire inégalée. Dans les trois grands films, Rendez-vous à dîner, de Mohamad Khan (1980), L’Amour en prison, de Mohamad Fadel (1981) et La Faim, d’Ali Badrakhan (1982), Souad Hosni interprète des rôles très différents, tout en nuances, dans lesquels elle donne le meilleur d’elle-même.

Les Gens de la haute a inauguré toute une série de films sur l’ouverture économique en Egypte, il présente avec minutie et exactitude les circonstances qui ont donné naissance au milieu des années 70 à une nouvelle classe sociale, protégée et appuyée par le pouvoir en place. Le film fait le procès de cette ouverture qui a permis l’enrichissement rapide de quelques personnes et qui a mis la loi au service de ces nouveaux seigneurs. Naguib Mahfouz, l’auteur de l’histoire, résume le point de vue du film en évoquant le personnage du bandit Zaatar : "C’était un voleur, un hors la loi, aujourd’hui, c’est un voleur légitime."

Siham, l’héroïne de ce film, ne peut plus lutter contre son sort, elle s’effondre totalement. Tandis que Zoubeyda, dans La Faim, se dresse contre l’injustice et la tyrannie en menant une bande de gueux. Ils réussissent en se rebellant contre le despotisme du caïd, après avoir constaté que leur salut est le fruit de leur solidarité.


Le crépuscule d’une star

Le Berger et les femmes est le dernier film de Souad Hosni, elle y joue un rôle très court mais très intense. C’est l’histoire du berger Hassan qui envahit audacieusement l’univers aride et assoiffé d’amour de Wafa, de sa fille et de sa belle sœur. L’actrice nous offre dans ce film l’une des plus belles scènes d’amour du cinéma arabe, dans laquelle éclate le désir sexuel et son assouvissement haletant. Cependant, le film tourné trois ans après l’échec de Troisième classe de Chérif Arafa, est resté incompris du public et de la critique à cause de son style narratif presque abstrait, où l’allusion cède le pas au symbole. Ce nouvel échec ne fera que plonger l’actrice encore plus dans l’isolement où elle s’est enfermée.

Quelque dix ans plus tard, et après un dur combat avec la maladie, elle part se faire soigner à Londres, cette ville de brouillard qui finit par envelopper dans ses limbes une star, dont l’éclat des souvenirs et les films resteront à jamais gravés dans notre mémoire.

imarab
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  #14  
Vieux 10/01/2004, 13h34
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Je suis fan de cette grande artiste parcequ'elle en était vraiment une: elle dansait, chantait, jouait trés bien et en plus elle avait beaucoup de charme.
c'est toujours un plaisir de revoir ses films surtout "Trop jeune pour aimer" (Saghira ’al-houb) avec ROCHDI ABADA il est génial ce film.
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  #15  
Vieux 10/01/2004, 13h36
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Citation:
nisrose a écrit*:
et vous savez qu'elle était la demi soeur de NAJAT ESSA3IRA la chanteuse

et la tante de nelly :-P
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  #16  
Vieux 10/01/2004, 13h37
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Citation:
TLAYNE a écrit*:
Citation:
nisrose a écrit*:
et vous savez qu'elle était la demi soeur de NAJAT ESSA3IRA la chanteuse

et la tante de nelly :-P

et ben toi rien ne t'echape tlayne
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  #17  
Vieux 10/01/2004, 13h42
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biensur ke non :-D
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  #18  
Vieux 10/01/2004, 13h45
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Citation:
TLAYNE a écrit*:
biensur ke non :-D

Mais comment tu fais???? t'es pas dans la CIA??? :mdr: :mdr: :mdr: :mdr: bisous bisous JE TE TAQUINE
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  #19  
Vieux 10/01/2004, 13h46
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attends,je connaissais pas gad el maleh,t'as oublie ou koi?
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  #20  
Vieux 10/01/2004, 13h49
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Citation:
TLAYNE a écrit*:
attends,je connaissais pas gad el maleh,t'as oublie ou koi?

je sais q t fai semblant pour qu'en te reconnaisse pa!!!! ;-) ;-) ;-)
en tout cas le prochain spectacle de gad est bientot et si t veu on ira ensemble :-D :-D
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