Négociations Maroc/USA: Rabat veut protéger ses agriculteurs Le Maroc s'efforce de protéger ses agriculteurs contre certains produits des Etats-Unis, avant la signature d'un accord de libre-échange entre les deux pays, a indiqué lundi à Rabat le ministre de l'Agriculture et du développement rural, Mohand Laenser.
Un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc, en cours de négociation depuis un an, devrait être conclu d'ici à la fin du mois, avait déclaré le 9 janvier à Washington le secrétaire d'Etat adjoint Richard Armitage, après une rencontre avec le Premier ministre marocain Driss Jettou.
"Le gouvernement déploie tous les efforts nécessaires pour assurer la protection du producteur marocain", a indiqué le ministre de l'Agriculture dans un entretien à l'agence marocaine Map. Il a cité les céréales et les viandes blanche et rouge parmi les produits qui pourraient être affectés par un accord.
Les retombées de l'arrivée de produits américains sur l'agriculture marocaine "seront prises en considération dans le cadre des négociations en cours", a notamment assuré M. Laenser.
Le gouvernement marocain se penchera, dans les prochaines semaines, sur un programme de "mise à niveau" du secteur agricole marocain destiné à préparer les agriculteurs à la concurrence, a indiqué le ministre.
La formation des agriculteurs - qui sont analphabètes "à l'exception d'une infime minorité" - et la révision du statut des terres agricoles seront notamment discutées par le gouvernement, a assuré M. Laenser.
Selon le ministre, 70% des agriculteurs marocains ne disposent chacun que de 5 hectares dispersés en plusieurs lots (...), "un handicap qui ne permet pas l'exploitation rationnelle", a-t-il estimé.
Une réflexion est en cours pour la révision de certaines lois dans le but de permettre la mise en application d'un programme de remembrement des terres, a ajouté le ministre de l'Agriculture.
La signature de l'accord de libre échange entre le Maroc et les Etats-Unis était initialement prévue avant la fin de 2003. La conclusion de l'accord a été retardé en raison notamment de difficultés surgies dans le dossier agricole et pour l'industrie textile.
AFP |