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Vieux 25/02/2008, 23h07
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Par défaut Un accord insatisfaisant pour Bruxelles

L’accord intervenu au comité des sages ne permet pas de pavoiser en ce qui concerne le refinancement de Bruxelles, a affirmé le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD). Le ministre-président bruxellois Charles Picqué a dit attendre un refinancement significatif à l'occasion de la deuxième phase de négociations.


Dans une réaction à l’accord intervenu au comité de sages, il a regretté la méfiance de certains négociateurs à propos de la Région-capitale.

« Bruxelles mérite un financement à la hauteur de l’ambition qu’il faut avoir pour la Belgique », a estimé le ministre-président bruxellois Charles Picqué à propos de l’accord intervenu sur une première phase de réformes institutionnelles.

Charles Picqué a dit regretter la méfiance de certains négociateurs à propos de Bruxelles. A ses yeux, certains se sont livrés à un véritable chantage institutionnel en conditionnant le refinancement de Bruxelles, qui serait une concession faite aux francophones, au transfert de compétences qui serait une concession faite aux Flamands. « Notre fédéralisme doit devenir adulte et être capable d’aborder ces questions de manière rationnelle, sans que certains puissent dire qu’ils ont gagné et d’autres perdu », a-t-il jugé à ce sujet.

Pour lui, la méfiance de certains négociateurs à l’égard de Bruxelles illustre un manque d’ambition pour la capitale. Celui-ci « reflète un manque d’ambition pour le pays. Faut-il y voir la confirmation du sentiment que la Belgique ne trouve plus grâce aux yeux de certains responsables politiques flamands ? », s’est-il demandé.

A ce sujet, Charles Picqué a pointé du doigt les propos tenus au cours du week-end par le ministre-président flamand. Kris Peeters s’était dit irrité par la demande, sans contrepartie, des Bruxellois qui sollicitent des fonds supplémentaires dans le cadre des discussions sur la réforme de l’Etat.

Pour Charles Picqué, cette sortie est révélatrice de cette difficulté à dépasser le clivage communautaire.

Le ministre-président a par ailleurs rappelé l’unanimité du gouvernement bruxellois sur la volonté de voir refinancée Bruxelles. Elle est selon lui « bien la preuve qu’il ne s’agit pas d’une exigence exclusivement francophone ».

Il a enfin relevé que les négociateurs avaient expressément prévu que cet accord ne constituait qu’une étape vers un refinancement réellement significatif.

Pour Charles Picqué, le mérite en revient notamment au gouvernement bruxellois qui a su dépasser les clivages linguistiques pour exprimer ensemble la nécessité de refinancer Bruxelles au bénéfice de tout le pays.

« Même si cette nécessité ne semble pas encore avoir convaincu tout le monde » dans le pays, Charles Picqué reste convaincu qu’il n’y aura pas d’accord global sans accord sur un refinancement de Bruxelles.
Vanhengel dénonce l’accord

« On peut difficilement se montrer satisfait à ce stade surtout lorsque l’on constate que le montant prévu pour le refinancement (65 millions d’euros par an dont 35 structurels et 30 pour la STIB, NDLR), ne représente que 1 à 2 % du budget de la Région bruxelloise. Les études démontrent que ce refinancement devrait atteindre 17 à 18 % pour permettre à Bruxelles d’assumer son rôle de capitale », a affirmé le chef de file des libéraux flamands dans la capitale, avant de rejoindre le Bureau de son parti.

Pour Guy Vanhengel, il est « fâcheux que l’on ne parvienne pas à convaincre suffisamment du fait que le financement est nécessaire pour faire tourner Bruxelles, comme moteur économique pour le nord comme pour le sud du pays ». « C’est donc partie remise », a-t-il ajouté.

Le ministre bruxellois a enfin jugé que la négociation était digne du « catenaccio », une tactique ultra-défensive pratiquée dans le monde du football, « où l’on casse le jeu pour empêcher l’adversaire de gagner ».

Guy Vanhengel a enfin jugé la première réaction du président du CD&V Etienne Schouppe « étonnante ». Il compte les points pour la Flandre, « mais il fait un peu comme si Bruxelles ne fait plus partie de son territoire », a-t-il commenté.
Cerexhe : « Trop peu d’essence pour le moteur du pays »

Autant il n’y a pas d’atteinte à des tabous tels que des transferts touchant à la sécurité sociale ou à l’impôt des sociétés, autant l’accord intervenu au comité de sages est « décevant » en ce qui concerne le refinancement de Bruxelles, a estimé le ministre bruxellois du cdH Benoît Cerexhe à propos de l’accord intervenu au comité de sages. Ce dossier reviendra sur la table lors de la seconde phase de discussions, « mais ni moi, ni le cdH nous n’accepterons d’échanger des sous contre des principes tels que la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde », a averti le ministre.

Pour lui, certains n’ont pas encore compris la nécessité de développer Bruxelles pour aider le pays à faire face à la concurrence internationale. « Ils ne veulent pas mettre d’essence dans le moteur », a-t-il commenté, considérant que les 65 millions d’euros, dont 30 pour la STIB étaient très peu de choses par rapport au milliard d’euros nécessaire pour résoudre la seule équation de la mobilité dans la capitale.

Gosuin dénonce le « cynisme de certains Flamands »

Le premier accord intervenu au comité de sages dans les matières institutionnelles est nettement insuffisant en ce qui concerne le financement de Bruxelles, et illustre « le cynisme d’une certaine classe politique flamande », a affirmé lundi Didier Gosuin, le chef de file de l’aile FDF au sein de l’opposition MR en Région bruxelloise.

« La Flandre fait payer à Bruxelles le fait d’être surtout francophone, mais elle pénalise ses habitants francophones, comme néerlandophones », a affirmé Didier Gosuin, interrogé par Belga. Pour lui, une telle stratégie n’est pas cohérente, car on ne peut à la fois considérer la capitale comme francophone et se l’accaparer par ailleurs.

Soulignant qu’il ne s’était pas fait beaucoup d’illusions sur l’issue de cette première manche de négociations, Didier Gosuin s’est dit conforté dans son analyse selon laquelle le consensus intervenu entre francophones et Flamands du gouvernement Picqué n’était « que de façade ». Cela relativise en tout cas considérablement le poids que les ministres flamands peuvent avoir au niveau bruxellois, a-t-il insisté.

(D’après Belga)

http://www.lesoir.be/actualite/belgi...5-579895.shtml
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Vieux 25/02/2008, 23h26
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Par défaut Re : Un accord insatisfaisant pour Bruxelles

65 millions au lieu de 500 millions...
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