Alors est vous pour qui aller vous ( ou vous avez déja ) voté ?!
Des municipales pour 60 millions de consommateurs
Cette semaine, les Mariannautes vont s'acheter une alternative dans les urnes. Mais en seront-ils satisfaits ? Et qui les remboursera à l'aune de leur sentiment d'injustice face au scandale de l'UIMM ?
Après les robes Dior, les montres Rolex et les sacs Vuitton, la goutte d'eau – d'à peine 1,5 million d'euros – provoque une grosse vague colère. Les conditions de départ de Gautier-Sauvagnac, révélées par Eric Decouty dans Marianne ? « Juste indécent… », lâche Seb75. « On est fâchés tout rouges face à ce nouveau scandale », ajoute Céciliasarmar. « Et tout ce pognon, il vient d'où ?, s'enflamme Rosi, Il ne serait pas donné par des grands patrons qui, du coup, n'augmentent pas les salariés ? » C'est dans ce contexte qu'ont lieu les élections municipales. En pleine crise du pouvoir d'achat, alors que la hausse des produits de consommation courante ne fait plus débat et que les retraités en viennent à descendre dans la rue, de nombreux électeurs vont sanctionner le camp qu'ils ont choisi quelques mois plus tôt. Chez les Mariannautes, le scrutin est déjà plié : « Allez, dimanche, on fait le ménage ! Ouste ! », écrit Albert Charles à la suite de l'analyse de Nicolas Domenach.
Des réformes ? Quelles réformes ?
Mais on sait que la vie ne pas rose pour autant après le 16 mars. Le Président a eu beau tenter de rassurer en promettant qu'il n'y aurait pas de plan de rigueur après les élections, le climat est à la suspicion. On voit d'ici poindre la guerre des mots qui accompagnera la guerre des chiffres : les lecteurs guettent déjà des plans de rigueur qui ne diraient pas leur nom. La ménagère ne se fera plus avoir sur le prix de son panier !
En réalité, toute réforme, si fondée soit-elle, qui exigerait un effort de plus aurait un goût trop âcre pour être avalée sans broncher. Et pas seulement parce que la vie est chère. A l'heure des comptes, le sentiment « d'injustice » prédomine, comme le remarque Poupette 76. On cherche des responsables. Après avoir pris connaissance des suites de l'UIMM, la lectrice pointe l'inaction de la classe politique: « Que font Sarkozy, Dati, Alliot-Marie et les autres pour faire voter des lois contre tous ces mafieux ? » Lorsque s'installe l'impression que, selon que vous serez patron ou simple salarié, « les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », il devient difficile de se laisser gouverner.
http://www.marianne2.fr/Des-municipa...rs_a84624.html