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#1
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| Les appels au boycott du Salon du livre se multiplient Trente-neuf écrivains israéliens, dont quelques grands noms de la littérature israélienne, comme Amos Oz ou David Grossman, sont invités au Salon du livre de Paris, qui doit être inauguré par Nicolas Sarkozy et son homologue israélien Shimon Pérès. Sur le même sujet Le Salon du livre qui ouvre dans deux semaines est au centre d’une vive polémique. En cause: le choix des organisateurs de prendre Israël comme invité d’honneur et les appels de pays et organisations arabes à boycotter la manifestation. Le Syndicat national de l’édition (SNE), organisateur du Salon, a beau souligné que c’est «la littérature israélienne» qui est invitée et non l’Etat d’Israël en tant que tel, les annonces de boycott se multiplient. Premier pays à annoncer sa décision, le Liban, l’une des pierres angulaires de la francophonie dans le monde arabe, a indiqué mercredi qu’il s' «abstiendra de participer». Un responsable yéménite de la culture avait indiqué auparavant que son pays ne participerait pas non plus, à la suite d’une requête en ce sens de la Ligue arabe. Le président de l’Union des écrivains palestiniens, Al-Moutawakel Taha, a appelé les maisons d’édition arabes à faire de même. A Rabat, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), organisme issu de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a également appelé, mardi, les 50 pays membres de l’OCI à ne pas se rendre au Salon. Au Maroc, des éditeurs et des organisations d’écrivains ont exprimé leur refus de participer. En Tunisie, l’Union des éditeurs tunisiens sera aux abonnés absents. En Algérie, le Syndicat National des Éditeurs de Livres (SNEL) fera de même. L’écrivain égyptien Alaa al-Aswani, auteur du best-seller international «L’Immeuble Yacoubian», ou l’Américaine d’origine palestinienne Susan Abulhawa, ont de leur côté dénoncé violemment la présence d’Israël comme invité d’honneur, tout en affirmant qu’ils se rendront malgré tout au Salon. La France regrette l’appel au boycott Les autorités françaises font grise mine. Le ministère des Affaires étrangères a ainsi qualifié tout boycott d'«extrêmement regrettable». «Ce genre de manifestation doit être ouvert», a fait valoir la porte-parole du quai d’Orsay. La même polémique est survenue en Italie après des appels au boycott de la Foire au livre de Turin (Italie), dont Israël est également l’invité d’honneur, du 8 au 12 mai. L’écrivain marocain Tahar ben Jelloun a fait entendre une voix discordante: «si je comprends bien la logique de ceux qui lancent une campagne de boycott […], il faudra que je jette ces deux livres [israéliens que je lis] et peut-être même les brûler. Pourquoi ? Parce qu’ils sont écrits par des Israéliens. Du même coup, le public israélien devrait lui aussi jeter mes livres traduits en hébreu et les condamner à l’exil. On pourrait continuer ce petit jeu et empêcher par exemple que les poèmes du Palestinien Mahmoud Darwish ne rentrent pas dans les librairies et maisons israéliennes. Ce serait une guerre contre la culture d’où qu’elle vienne». Que font les associations pro-palestiniennes? L’universitaire controversé Tariq Ramadan qui, dans une tribune au «Monde», parle lui d’une «maladresse» et d’une «faute». «L’absence d’invitation aux auteurs israéliens arabes, chrétiens ou musulmans, est bien étrange: quelle idée les organisateurs de la Foire se font-ils de la composition de la société israélienne?», écrit-il. Les organisateurs du Salon répondent à 20minutes.fr que le critère de sélection des écrivains a été leur langue de travail, à savoir l’hébreu moderne. Des auteurs arabes israéliens hébraïques, comme Sayed Kashua, font d’ailleurs partie des invités. Les organisations de défense des Palestiniens, comme l’Association France Palestine Solidarité, ont décidé de tenir des débats au sein même du Salon, autour du stand des éditions «La Fabrique», et de tracter à l’entrée. Le SNE a d’ores et déjà affirmé que «les mesures de sécurité de la manifestation seront maximales». John MacDougall AFP/Archives ¦ L'écrivain israélien David Grossman, le 19 octobre 2005 à la Foire du Livre de Francfort Alexandre Sulzer |
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#2
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| faire d'Israël l'invité d'honneur du Salon du livre à Paris n'en finit pas de susciter la polémique dans les pays musulmans. Après l'Arabie saoudite, l'Iran et le Yémen, c'est Oman qui annonce son boycott de la manifestation. L'Organisation islamique de l'éducation des sciences et de la culture a également appelé ses 50 membres au boycott. Une initiative "regrettée" par la France, rappelant que "c'est pour leurs oeuvres d'écrivains qu'Amos Oz ou David Grossman, fondateurs du mouvement "La paix maintenant", et que tous les auteurs sélectionnés par les organisateurs du salon (étaient) invités officiellement à Paris". L'ambassadeur d'Israël en France, Daniel Shek estime quant à lui que ce boycottage "punit" le public français et empêche le dialogue. ![]() |
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#3
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| De toute manière ce ne sera pas une grande perte pour le salon du livre qu'un boycotte des écrivains arabes, étant donné le piteux état de notre littérature. |
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| Ce qu'il faudrait peut être répondre à monsieur Taher Ben Jelloun : c'est que l' problème qui est posé par ce boycott n'est point la présence de livres d'écrivains israéliens (que je lis par ailleurs et que j'aime lire qu'Amos Oz pour ne citer que lui) mais le FAIT de faire de ce pays hors la loi, et qui viole au quotidien les droits de l'homme l'invité d'honneur .. les raisons du boycotte ne sont point les écrivains ou la culture juive mais bien le Pays et sa politique inhumaine ... Monsieur Taher Ben Jelloun ne nous apprends rien .. les deux cultures sont indissociables ... la musique arabe, la culture arabe et l'essence même de la vie des grandes villes sont influencés et comportent une interpénétration avec la culture juive ... Donc Boycott contre le pays qui contient dans ses institutions la haine et l'apartheid et non contre les hommes de lettres ou des Arts Dernière modification par h_meo ; 09/03/2008 à 21h17. |
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#5
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| Pour ma part je considere que promouvoir quoique ce soit qui toucherait de loin ou de pres à l'entite sioniste serait une grave erreur. Il ne s'agit pas de bruler des livres ou d'appeler à la haine, mais simplement de refuser de banaliser la politique fasciste et criminelle de cet Etat fantoche. Je pense que l'attitude pronee par Tariq Ramadan est une bonne facon de résister à la provocation. Qu'ils y aillent tous à ce salon, et qu'ils s'en servent comme tribune de protestation et de dénonciation, vu la publicite qu'il y a autour je pense que la résonance devrait être à la hauteur de l'evenement. Sans compter, que ca evitera de jouer le jeu auquel aiment jouer les sionistes, à savoir celui de la victimisation. Quant à ben jelloun, qu'il y aille et qu'il continue à promouvoir le sionisme sous toutes ses formes si il le veut, mais pas sur que son public Arabe, Musulman, ou simplement sensible à la cause palestinienne le suive et ne lui fasse regretter... Je n'acheterai plus ses livres et je demanderai à mon entourage de ne plus commettre cette erreur... Dernière modification par falaka ; 09/03/2008 à 21h39. |
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#6
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Trop tard il s est déja bien engraissé......... |
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#7
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| Citation:
Un boycot est interessant quand il est justifie et utile, la dans les deux cas cela ne l'est pas (on ne boycott pas des ecrivains c'est incensé, ) |
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#8
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| Celine ne serait plus dans les bibliothèques a ce régime.... |
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#9
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| COMMUNIQUE UJFP SALON DU LIVRE Le Salon du Livre a choisi de faire d'Israël son invité d'honneur pour les 60 ans de la naissance de cet Etat. Nous avons d'emblée dénoncé ce choix au moment où cet Etat viole systématiquement le droit international, nie les droits du peuple palestinien, multiplie les crimes de guerre. Mais cela ne nous paraissait pas suffisant. Depuis des mois, l’UJFP travaille donc avec les Editions la Fabrique -auxquelles elle est associée par l'intermédiaire de sa revue « de l’autre côté » - à contrer cette opération sur le terrain du salon du Livre -qui appartient à tout le monde et non à Israël- en créant un pôle avec ceux pour qui ce sont les 60 ans de la Naqba qu'il faut rappeler, ceux pour qui c'est Israël qui doit être sanctionné et boycotté tant qu'il mène cette politique criminelle. Pour cela nous avons invité plusieurs auteurs connus pour leur travail et leur lutte, ceux qu'avec « La Fabrique » nous faisons connaître car ils combattent l'occupation. Les menaces, nous en avons déjà reçues, notre stand fait scandale en tant que tel. Des auteurs tels que Amira Hass, Michel Warschawski, Ilan Pappe, Eyal Weizman, Jamal Zahalka (député du front national démocratique en Israël et auteur d articles), Yael Lerer (directrice des éditions Andalous qui traduisent la littérature arabe en hébreu pour faire connaître la culture arabe) sont invités à prendre la parole dans différents débats à l'intérieur du salon sur notre stand, ou sur une aire de débat indépendante à l'extérieur du salon, à Sciences Po et Reid Hall . La situation terrible faite à Gaza par les gouvernements israéliens successifs depuis plusieurs mois, plusieurs années, s'aggrave encore. On en est aujourd'hui à de véritables massacres de populations civiles. Que cela rende furieux et révèle cruellement notre impuissance est un fait que nous ne pouvons que partager. Que cela serve de prétexte à détruire un travail construit dans la plus grande transparence et lisibilité pour lutter contre la place d’honneur attribuée a Israël serait stupide et sans objet. Aujourd'hui, Aaron Shabtai, invité de la délégation israélienne, refuse de mettre les pieds au salon du livre, c'est bien sûr tout a son honneur. Qu'Ilan Pappe, invité par Fayard pour la sortie de son dernier ouvrage, et par nous pour porter cette parole, préfère le boycott pur et simple, nous le comprenons. Que l’on exige de nous ou des écrivains que nous invitons qu’ils se retirent et ne fassent pas le travail politique que nous comptons faire ensemble serait pure réaction irrationnelle et contre productive. Cela ne servirait qu’à réjouir ceux qu’il s’agit de contrer. Quant à nous, partisans du boycott et de sanctions contre l'Etat israélien en raison de ses crimes, nous y serons et nous y ferons le travail que nous nous sommes promis d y faire : diffuser d'autres idées et d'autres points de vue sur Israël aux 200 000 visiteurs qui viendront comme chaque année parcourir les allées du salon. Boycotter Israël, ce n'est pas boycotter les Israéliens qui en Israël même se battent contre les crimes de leur gouvernement et de leur armée. Quand nous avons boycotté l'Afrique du Sud, nous n'avons pas boycotté l'ANC ni les écrivains blancs anti apartheid. Nous ne laisserons pas Israël occuper le salon du livre et prendre en otage les deux cent mille visiteurs du salon sans contradiction. L'Union Juive Française pour la Paix |
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#10
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| La littérature arabe ne s'est jamais mieux portée que de nos jours. tu devras lire de temps à autre mon cher . |
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| boycotte, france, israel, maroc, salon du livre, tahar ben jelloun |
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